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Lettre d'information ACS du 19 février 2018

Publié le 21 février 2018

Le moral des patrons de PME au plus haut 

D'après un sondage OpinionWay-Banque Palatine publié le 15 février, le niveau de confiance des dirigeants de PME et d'entreprises de taille intermédiaire (ETI) françaises a encore progressé en ce début 2018. 90% des patrons de PME et ETI se déclarent en effet confiant pour les perspectives d'activité à six mois de leur propre entreprise (+2pts par rapport au mois précédent et +9pts sur un an). Ils sont également 88% (+1 point sur un an) à se dire optimistes pour l'économie française, alors qu'ils n'étaient que 56% à penser de même en février 2017. Concernant les perspectives d'investissement, l'indice est très bien orienté puisqu'il s'établit à 129, soit deux points de plus qu'en janvier et 14 de plus qu'en février 2017. Ce contexte optimiste est également favorable à l'emploi : l'écart entre la proportion de chefs d'entreprise qui prévoient d'augmenter leurs effectifs (28%, -1 point) et ceux qui envisagent de les réduire (4%, -3 points) n'a pas été aussi grand depuis 2011.

Les créations d'entreprises en hausse de 3,6% en janvier

D'après des chiffres publiés par l'Insee le 13 février, les créations d'entreprises ont connu un rebond de 3,6% en janvier, après un recul de 1,5% en décembre. Ce rebond « est dû à la forte hausse des immatriculations de micro-entrepreneurs » (deux demandes de création sur 5) qui ont connu une hausse de 9,1% lors du premier mois de l'année, après avoir chuté de 6,5% en décembre, a précisé l'institut. A l'inverse, les créations d'entreprises classiques se sont repliées légèrement (-0,3%) après une hausse de 2,3% en décembre. En données brutes, le nombre cumulé d'entreprises créées au cours des douze derniers mois « continue d'accélérer », affichant une hausse de 7,7% en janvier après 6,7% en décembre. Tous les types de créations sont en hausse sur un an : micro-entrepreneurs (+10,5%), entreprises individuelles classiques (+8,1%) et sociétés (+4,1%).

Pourquoi la forme sociale préférée des entrepreneurs est la SAS

Les statistiques sur la création d'entreprises témoignent de la préférence des entrepreneurs pour les sociétés par actions simplifiées (SAS). En effet, sur les 198.000 sociétés créées en 2017, 60% sont des SAS et 37% des sociétés unipersonnelles (SASU). Cette forme sociale présente de nombreux avantages. Société de capitaux, la SASU ne se voit pas imposer un capital minimum ce qui lui donne la souplesse d'une société par actions en termes d'investissement financier. Elle peut également utiliser les outils d'accès au capital au profit des salariés (attributions gratuites d'actions ou stock-options). Par ailleurs, les entrepreneurs choisissant cette forme sociale peuvent n'avoir qu'un seul associé, tout en permettant au dirigeant, associé unique, de bénéficier d'un statut identique à celui d'un salarié par son admission au régime général de la Sécurité sociale. La forme unipersonnelle simplifie aussi le processus de prise de décision. Autre avantage : la souplesse contractuelle qui facilite l'organisation et la transmission d'entreprise.

Un indépendant sur dix gagne aujourd'hui moins de... 500 euros par mois 

En 2015, la population non salariée a augmenté de +0,7 %, pour s'établir à 2,7 millions de personnes, hors secteur agricole selon les derniers chiffres de l'Insee. Les disparités de revenus sont importantes selon les différents statuts des non salariés. Ainsi, les entrepreneurs individuels et les gérants de sociétés ont gagné en moyenne 3.340 euros par mois. Un indépendant sur dix touche moins de 480 euros par mois, un sur quatre moins de 1100 euros et moins de 2290 pour la moitié d'entre eux. À l'inverse, un non salarié classique sur quatre touche plus de 4380 euros, et un sur dix plus de 7960 euros. En tête de ceux qui perçoivent les revenus les plus élevés, les médecins et les dentistes (8470 euros), les juristes et les comptables (7880 euros) et les pharmaciens (7220 euros). Enfin, les micro-entrepreneurs touchent un revenu moyen de 440 euros mensuels.

L'âge réel de départ à la retraite approche de 62 ans 

Depuis la réforme des retraites de 2010, l'âge moyen de départ à la retraite a augmenté d'un an et quatre mois selon une étude de la Direction de la recherche (Drees) du ministère de la Santé. Entre 2010 et 2013, le taux de retraités à 60 ans a reculé de 34 points, tombant à 30%. En 2016, l'augmentation de l'âge du taux plein a provoqué une baisse de 3 points, à 91%, de la proportion de personnes de 65 ans qui sont à la retraite.

Dans le BTP, le taux de « factures bloquées » est de 1 sur 7 

D'après la 2ème édition du baromètre trimestriel Médiateur des entreprises – Sidetrade dévoilée le 13 février, 1 facture sur 7 émanant de PME (tous secteurs confondus) reste bloquée dans les systèmes d'information des donneurs d'ordre. Et il faut en moyenne 49 jours pour résoudre le problème et honorer le paiement. Cette étude met également en lumière les trois secteurs qui affichent les meilleurs résultats ainsi qu'une amélioration de leurs pratiques : il s'agit des industries manufacturières (1 facture sur 11 bloquée, 39 jours de délai de résolution) ; du transport et de l'entreposage (1 facture sur 8, 34 jours de délai) et de la production et distribution de gaz et d'électricité (1 facture sur 8, 40 jours de délai). Si les entreprises du BTP ne font pas partie de ce trio de tête, elles se rapprochent sensiblement de la moyenne générale, avec 1 facture sur 7 qui reste bloquée dans les tuyaux, contre 1 sur 6 dans le premier baromètre. Le délai moyen de résolution du problème est en outre de 55 jours (contre 58 auparavant).

Le commerce spécialisé boucle janvier à -3,5% 

Selon le panel de Procos, la fédération du commerce spécialisé, janvier 2018 affiche une activité en baisse de 3,5%, par rapport au même mois de l'année précédente, et à surface égale. En cause ? Des soldes en-deçà des attentes dès la première semaine et trop longues. Les acteurs du secteur estiment qu'il devient difficile de séduire les consommateurs à l'issue d'une très longue période de promotions qui débute en novembre avec le Black Friday et se poursuit par de nombreuses ventes privées. Procos note également que des contrastes s'établissent entre les secteurs. Si l'équipement de la personne termine le mois en fort négatif (-7,7% en moyenne), l'équipement de la maison réalise pour sa part des résultats sensiblement meilleurs (+4,5%). Concernant les typologies d'implantation, les moyennes surfaces de périphérie réalisent un mois de janvier meilleur (- 0,2 %) que les autres acteurs en net retrait. Les magasins en centres commerciaux sont en régression tant ceux situés en périphérie (- 4,6 %) que ceux en centre-ville (- 7,4 %). Quant aux magasins de rue, ils sont également en baisse (- 4,3 %) mais ils résistent mieux que les magasins situés en centres commerciaux de centre-ville.