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Lettre d'information ACS du 23 avril 2019

Publié le 23 avril 2019

Seulement 539 emplois d'entreprises à capitaux étrangers en Bretagne 

D'après l'enquête annuelle de Business France portant sur les investissements étrangers en France en 2018, il apparaît que la Bretagne est très peu dépendante d'entreprises à capitaux étrangers. Seulement 539 emplois ont en effet été induits par les investissements étrangers dans la région ce qui situe la Bretagne loin derrière les principales régions d'accueil (Ile-de-France 23%, Hauts-de-France 15%, ou Auvergne-Rhône-Alpes 13%). En Bretagne, 0,4 emploi sur 1.000 sont dépendants d'entreprises étrangères, alors que la moyenne nationale est de 1,1 emploi sur 1 000. 

France: les créations d'entreprises repartent à la hausse en mars 

Selon l'Insee, les créations d'entreprises en France ont enregistré une hausse de 1,3% en mars, après un repli en proportion égale le mois précédent. Au total, 67.099 entreprises ont été créées en France au mois de mars, dont 35.231 de type classique (+2%) et 31.868 sous le statut de la micro-entreprise (+0,5%). Sur un an, les créations ont augmenté de 17,3% (+28,5% pour les micro-entreprises, +15,5% pour les entreprises individuelles classiques, et +4% pour les sociétés). Sur 12 mois, la part des micro-entreprises dans le total des entreprises créées continue sa progression pour atteindre 45,9%. Dans le détail, les créations d'entreprises ont été particulièrement dynamiques dans le secteur du transport et l'entreposage (+8.099 entreprises en mars, soit une augmentation de +70,4% en glissement annuel). Dans le secteur des activités de soutien aux entreprises, 16.042 entreprises ont vu le jour, ainsi que 10.025 dans celui du commerce et des réparations d'autos et de motos. Dans l'industrie, les créations d'entreprises se sont élevées le mois dernier à 2.731, en hausse de 15,4% sur un an. 

Artisanat : une France aux multiples facettes 

D'après la nouvelle édition du baromètre ISM-MAAF de l'artisanat, si le maillage territorial des entreprises artisanales assure une desserte de tous les territoires, on constate cependant une disparité entre les échelons territoriaux : 37% des entreprises sont localisées dans les unités urbaines de moins de 10.000 habitants, dont 23% dans les communes rurales, 25% dans les petites et moyennes agglomérations. 38% se concentrent dans les grandes agglomérations dont 15% dans l'aire urbaine de Paris. La ruralité imprègne le tissu artisanal de façon différente selon les régions : en Bourgogne-Franche-Comté, 48% des entreprises artisanales sont situées en zone rurale (40% en Normandie, 39% en Centre-Val de Loire, 38% en Nouvelle Aquitaine) contre 4% en Île-de-France. Selon l'étude, si le taux d'entreprises augmente dans tous les territoires (+22% dans les communes rurales, +24% dans les villes moyennes), c'est dans les grandes agglomérations que la dynamique est la plus forte (+31% dans les communes périphériques des villes-centres). Le maillage territorial de l'artisanat reste toutefois inégal. Alors que les communes périphériques des villes-centres voient le nombre d'emplois salariés augmenter en même temps que le nombre d'entreprises, les territoires ruraux se trouvent en souffrance sur le plan de l'emploi. L'étude pointe enfin une inégalité entre les territoires au niveau de la densité de l'artisanat commercial (boulangeries, boucheries, poissonneries, coiffeurs, fleuristes, pressing etc.) Les villes les moins équipées sont celles de la couronne parisienne, alors que le taux maximal est atteint dans la ville du Puy-en-Velay (Auvergne). 

Bercy a accompagné plus de 2000 entreprises en 2018 

Les commissaires aux restructurations et à la prévention des difficultés des entreprises (CRP) ont aidé plus de 2.000 entreprises fragilisées, dont plus de 75% de PME et d'ETI industrielles. Bercy n'a pas manqué de se féliciter de l'efficacité des CRP. Répartis dans toute la France dans les Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte), les commissaires s'appuient sur les conseils régionaux ou Bpifrance pour les aides au financement, les médiations des entreprises et du crédit la résolution des conflits, les cellules de prévention du tribunal de commerce pour la désignation si besoin d'un mandataire ad hoc ou l'ouverture d'une procédure collective. 

La Capeb pointe le risque de ralentissement dans le bâtiment 

D'après la Capeb, le syndicat professionnel des artisans du bâtiment, si les activités des entreprises artisanales du bâtiment sont en hausse de 2% au niveau national (3% en Bretagne), les perspectives des mois à venir s'annoncent plus modestes (+0,5% pour l'ensemble de l'exercice en cours). Malgré une progression sensible des travaux d'amélioration et de rénovation des logements, la Capeb indique qu'une baisse des constructions neuves se profile. En effet, au cours des 12 mois écoulés le nombre des permis de construire a enregistré un recul de 9%, toutes régions confondues. Selon des chiffres de la DREAL de Bretagne, le nombre des constructions autorisées de logements a reculé de -6,9% entre mars 2018 et février 2019 (-10,3% dans les Côtes d'Armor, -4,2% dans le Finistère, -3,2% en Ille-et-Vilaine et -13,7% dans le Morbihan). 

Les métiers de l'hôtellerie et de la restauration toujours très recherchés 

L'enquête annuelle « Besoins en main-d'oeuvre » (BMO), réalisée à l'initiative de Pôle emploi, avec l'appui du Crédoc, met en avant une hausse des intentions de recrutement dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration pour 2019 : +14,8%, après une hausse de 18,7% en 2018. Cela représente au total 2,69 millions d'embauches potentielles, soit le plus haut niveau observé depuis le début de la décennie. Parmi les métiers qui affichent le plus grand nombre de projets de recrutement : serveurs de cafés et restaurants (97.900 projets), aides, apprentis et employés polyvalents de cuisine (93.900 projets), cuisiniers (49.800 projets) ou encore employés de l'hôtellerie (45.800 projets). Ces métiers sont marqués par une saisonnalité et des difficultés de recrutement anticipées souvent supérieures à la moyenne. 

La réforme des chambres de commerce et d'industrie entre dans le dur 

Pierre Goguet, président de CCI France et Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances, ont signé un contrat d'objectifs et de performance (COP). Annoncée l'été dernier, la réorganisation des CCI va pouvoir débuter. Face aux coupes budgétaires décidées par le gouvernement, il est devenu nécessaire de redéfinir les missions qui resteront financées par la taxe pour frais de chambre (TFC) et celles qui le seront désormais par des prestations commerciales. La réforme prévoit également la mise en place d'indicateurs afin d'évaluer le service rendu aux entreprises. Enfin, la réforme suscite quelques craintes. Entre 1.500 et 4.000 emplois seraient menacés selon un rapport de l'Inspection générale des finances. Les agents en poste devront aussi choisir entre droit public et privé. Le personnel qui sera recruté aura automatiquement un statut privé.