actualités

Lettre d'information ACS du 27 novembre 2017

Publié le 27 novembre 2017

La croissance s'annonce forte en fin d'année

Rarement les chefs d'entreprise de l'Hexagone ont été aussi confiants dans l'avenir. D'après l'Insee qui a publié le 23 novembre son indicateur, le climat des affaires s'est de nouveau amélioré en novembre en France, à 111 points. Dans l'industrie, le climat des affaires est à son plus haut depuis dix ans. Dans le matériel de transport, le moral n'a pas été aussi haut depuis le printemps 2001. Il est en de même dans les services, le commerce de détail et la construction, où l'amélioration est aussi tangible. « Il s'agit d'un signal très favorable pour l'activité » jugent plusieurs économistes. La politique monétaire ultra-accommodante de la Banque centrale européenne (BCE) permet aux taux d'intérêt de rester bas, et donc de faciliter les investissements. Grâce à ceux-ci, l'économie française crée des emplois, ce qui, en retour, nourrit la consommation. La demande intérieure est de ce fait bien orientée. Pour l'avenir, les économistes préconisent de profiter de la croissance pour réduire le déficit public et faire des réformes, la croissance ne devant pas aller plus haut.

Un accord entre Initiative Bretagne et Total Développement Régional

Grâce à la signature d'un partenariat, Initiative Bretagne et Total Développement Régional vont pouvoir cumuler leurs aides en faveur des entreprises en création et en reprise. Total Développement Régional va ainsi accorder des prêts de 20.000 à 50.000 euros (remboursables en 3 ans, sans intérêt) aux dossiers également soutenus par le réseau Initiative Bretagne qui regroupe les plates-formes d'initiative locale. De son côté Initiative Bretagne propose des aides de 2.000 à 30.000 euros sans intérêt en fonction des dossiers. Entre 2014 et 2016, 441 entreprises ont été accompagnées par Total Développement Régional grâce à l'attribution de prêts d'un montant de 23,5 millions d'euros.

Cotation en bourse des TPE/PME : "ce que l'on a imaginé dans les années 80, on peut le refaire"

« Peu de petites entreprises connaissent les mécanismes de l'introduction en bourse » indique Jean Salwa, l'homme à l'origine du Marché Libre, un marché boursier français régulé et non réglementé devenu en juin dernier Euronext Access. Pourtant, il s'agit d'un bon moyen pour pouvoir se financer, explique-t-il. Autrefois, « Lorsqu'une PME locale cherchait un financement, elle s'inscrivait dans sa bourse régionale et les habitants, qui connaissaient souvent l'entreprise, étaient plus enclins à investir ». Le modèle Euronext Access a ainsi été conçu pour permettre « aux TPE/PME qui ne remplissent pas encore toutes les conditions […] de devancer l'appel, de s'introduire en bourse beaucoup plus tôt, de se faire connaître et de lever des fonds plus aisément que parfois sur le Marché Libre ». Si se coter en bourse présente quelques avantages (acquérir une notoriété qui peut être mondiale, obtenir des liquidités ou encore développer des fonds propres), il est important que le chef d'entreprise s'y investisse sérieusement après avoir défini une stratégie solide.

Les PME et les indépendants aussi font de l'optimisation fiscale

L'optimisation fiscale n'est pas une pratique réservée uniquement aux grandes entreprises, les PME sont également concernées. S'il n'est pas simple d'évaluer avec précision l'ampleur du phénomène, les avocats fiscalistes expliquent constater un « recours fréquent » à ces montages fiscaux chez les petits patrons. « Ce sont des pratiques légales : ils ne font qu'utiliser les outils à leur disposition », indiquent-ils. D'après eux, « le recours à des paradis fiscaux concerne surtout les professions qui peuvent se faire à distance et qui ne nécessitent pas un lieu de travail physique, comme les activités de conseil et la vente par correspondance ». En pratique, l'utilisation est jugée légale, mais selon l'association Oxfam France, le problème réside plutôt dans un risque de dématérialisation de l'économie et des dommages que cela pourrait entraîner.

Les PME françaises, lanterne rouge des exportations en Europe

D'après une étude Eurostat, les exportations des PME françaises au sein de l'Europe ne pèsent pas bien lourd. En valeur, le poids moyen des PME tricolores dans les exportations intra-européennes s'élève en effet à 21,4 %, contre 44,6 % en moyenne, et jusqu'à 70,2 % en Belgique, la mieux placée en la matière. « Trop petites, trop peu nombreuses, les PME ne disposent pas toujours des outils nécessaires pour exporter », et elles ne font souvent pas le poids face aux grands groupes.

Réforme de l'assurance-chômage : les pistes pour l'étendre aux indépendants

Souhaitant étendre l'assurance-chômage aux travailleurs, le gouvernement avait confié en juillet une mission d'expertise à l'inspection générale des affaires sociales (IGAS) et à l'inspection générale des finances (IGF). Ce rapport met en avant la difficulté du projet et les risques de « fraude ». Par ailleurs, il ne communique pas de chiffrage sur le coût des différentes options envisagées. En tenant compte des spécificités du statut d'indépendant, la mission IGAS-IGF propose « dix scénarios possibles ». Deux de ces scénarios reposent sur le volontariat. Trois autres passent par l'instauration d'un régime obligatoire accordant une indemnisation dont le caractère est « essentiellement forfaitaire » ; les cinq dernières options créent, elles aussi, un système obligatoire, mais avec une allocation « calculée en fonction des revenus antérieurs des assurés et, le cas échéant, des cotisations acquittées ».

Baisse des dotations des CCI : étaler le coup de rabot ?

Le budget 2018 du gouvernement prévoit une coupe de 150 millions dans les recettes des Chambres de commerce et d'industrie. Dénonçant ce coup de rabot, Pierre Goguet, président du CCI France, demande aux parlementaires d'étaler cette baisse sur le quinquennat, soit 30 millions d'euros par an. Si cette coupe venait à se confirmer, 2.000 emplois pourraient être menacés. Le député LREM de Côte-d'Or, Eric Martin a déposé début octobre un amendement proposant d'étudier le rapprochement entre les CCI et les Chambres des métiers et de l'artisanat (CMA). Bercy mène actuellement une mission d'inspection qui se terminera fin décembre pour les CCI et fin février pour les CMA.