actualités

Lettre d'information ACS du 28 mai 2018

Publié le 28 mai 2018

Repli du climat des affaires en mai 

D'après les chiffres publiés par l'Insee, le climat des affaires a enregistré en mai son cinquième repli consécutif. Avec ce nouveau repli, l'indicateur calculé par l'Insee, reste certes au-dessus de sa moyenne de longue période, mais retrouve le niveau qui était le sien onze mois plus tôt, en juin 2017. Cette tendance du mois de mai concerne pratiquement toutes les branches d'activité, mais certaines sont plus touchées que d'autres : commerce de gros (-6 pts), services (-4 pts), commerce de détail (-1pt). Dans le bâtiment et l'industrie, l'indicateur demeure en revanche stable. Même s'ils restent optimistes pour leur propre activité, les patrons de l'industrie affichent toutefois un moindre enthousiasme sur les perspectives générales de production. Le climat de l'emploi suit lui aussi la même orientation. « Cette baisse résulte surtout d'un fléchissement des soldes d'opinion sur l'emploi passé dans les services hors intérim, et sur l'emploi prévu dans le commerce de détail », précise l'Insee. 

Bretagne : la conjoncture continue de progresser 

D'après l'enquête mensuelle de la Banque de France, quasiment tous les secteurs de l'économie bretonne sont au vert. Si le secteur de l'industrie connaît « une petite contraction des entrées de commandes étrangères, les progrès enregistrés sur le marché intérieur ont permis aux carnets de conforter encore leur aisance ». Concernant les services marchands, la Banque de France note une activité en progrès et des prévisions toujours positives. Enfin dans le bâtiment et les travaux publics, si les carnets de commandes sont toujours bien garnis, les conditions de rémunération des prestations demeurent tendues. 

Création d'entreprise : ce que la loi Pacte va simplifier 

Attendu en Conseil des ministres en juin, le projet de loi Pacte entend faciliter les démarches des entrepreneurs. Un guichet unique pour la création d'entreprise est prévu par le premier article du projet de loi. Les obligations déclaratives des entreprises seront à nouveau simplifiées. Les informations légales pourraient être centralisées dans un seul registre afin d'éviter les déclarations redondantes et les démarches inutiles. Le gouvernement prévoit également une baisse des coûts de publication des annonces légales. Le stage préalable à l'installation auprès des chambres des métiers pour les micro-entrepreneurs exerçant dans l'artisanat sera supprimé, tout comme l'obligation d'avoir un compte bancaire dédié à l'activité professionnelle pour ceux réalisant un chiffre d'affaires annuel inférieur à 5.000 euros. Enfin, la radiation du régime de Sécurité sociale pour absence de chiffres d'affaires ou de recettes pendant deux années consécutives entrainera une radiation des autres répertoires, avec pour conséquence la suppression de la déclaration de cessation d'activité auprès du centre de formalités des entreprises. 

Aides aux entreprises : Bercy cible une baisse de 5 milliards d'euros 

D'ici à 2022, les aides aux entreprises vont être réduites de 5 milliards d'euros a annoncé le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin. Le gouvernement entend ainsi réduire la dépense publique. Sur les 140 milliards d'euros d'aides distribuées à l'heure actuelle, 40 milliards correspondent aux allégements de charges du Pacte de responsabilité et au crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE). On retrouve également des crédits d'impôt et des taux réduits de TVA. Si le gouvernement ne prévoit pas de remettre en cause ces aides, il pourrait en revanche s'attaquer à des aides ciblées sur certains secteurs comme le taux réduit de TICPE pour le transport routier ou l'agriculture. Des précisions devraient être apportées par Edouard Philippe à l'occasion de la présentation de la réforme de l'action publique (CAP 2022). Les arbitrages définitifs devraient être rendus début juillet. 

Lutte contre le travail dissimulé : les redressements en légère baisse 

Après plusieurs années de hausse, le montant des redressements réclamés aux entreprises indélicates par l'Urssaf a diminué de 2,34%, pour s'élever à 541 millions d'euros en 2017, d'après un bilan présenté par l'Agence centrale des organismes de Sécurité Sociale (Acoss). Ce recul s'explique notamment du fait de l'allongement des délais d'investigation dû à « la complexité croissante de certaines infractions ». Les secteurs les plus concernés sont ceux du bâtiment et des travaux publics, de l'hôtellerie-restauration et du commerce. Entre 2018 et 2022, l'Acoss espère atteindre le redressement de 3,5 milliards d'euros. 

Commerce spécialisé : météo favorable à l'équipement de la personne en avril 

Alors que le premier trimestre de l'année a été plutôt morose, le mois d'avril a connu une activité très dynamique du côté de l'équipement de la personne, indique la Fédération pour l'urbanisme et le développement du commerce spécialisé (Procos). Ce secteur a particulièrement bénéficié de la météo, ce qui lui a permis d'enregistrer l'un de ses meilleurs mois depuis longtemps : +4,7% à surface égale. Toutes activités du commerce de détail confondues, le mois se termine légèrement en positif à +0,9% (-2,2% pour les quatre premiers mois de l'année). Concernant les types d'implantation, le centre-ville surperforme à +2,1% tandis que la périphérie stagne à +0,3%. 

La reprise de l'hôtellerie française menacée par les grèves des transports 

Selon le baromètre In Extenso Tourisme, Culture et Hôtellerie tous les indicateurs sont positifs dans l'hôtellerie française sur l'ensemble des catégories à fin mars 2018, avec une croissance de revenu moyen par chambre disponible (RevPAR) entre 4% sur le segment économique et 8% sur le segment haut de gamme. Si l'Ile-de-France et la Côte d'Azur ont enregistré un bon premier trimestre, le reste de la France observe toutefois au premier trimestre 2018 un ralentissement de la dynamique amorcée en 2017. In Extenso TCH pointe également les possibles répercussions des mouvements sociaux sur le secteur pour le reste de l'année.