actualités

Lettre d'information ACS du 8 mars 2021

Publié le 08 mars 2021

La compétitivité française s'est nettement dégradée en 2020

Selon un bilan annuel publié par l'institut Rexecode, les indicateurs de compétitivité de la France ont nettement reculé en 2020 par rapport à ses voisins européens. Si le bouleversement des équilibres engendré par l'épidémie de Covid-19 a touché tous les pays européens, la France a particulièrement souffert, avec des exportations de biens et de services qui se sont « contractées plus fortement que ne l'ont fait les exportations totales des pays de la zone euro », a relevé Rexecode. La part de la France dans les exportations de biens et de services de la zone euro est en effet ainsi passée de 14,5 % à 13,5 %, « son plus bas niveau depuis 20 ans ». Alors que la perte de parts de marché a été encore plus prononcée pour les exportations de biens (de 13,9 % à 12,7 %), cette mauvaise performance de la France ne serait pas imputable à sa spécialisation industrielle notamment sur l'aéronautique, frappé de plein fouet par l'arrêt du tourisme. La diminution de la part française concerne « la quasi-totalité des catégories de produits » et « suggère plutôt une fragilité générale en 2020 des performances à l'exportation de l'appareil productif français », indique l'institut. Il est trop tôt pour dire si la rechute des indicateurs de compétitivité français, interrompue de 2017 à 2019, « sera temporaire ou présage d'un retour à une tendance négative », conclut Rexecode, qui note que malgré les baisses de charges dont ont bénéficié les entreprises en France depuis 2014, « certains handicaps de coûts de production, notamment fiscaux, demeurent ».

La contraction de l'activité française s'est encore accélérée en février

D'après le cabinet IHS Markit, l'activité du secteur privé en France s'est de nouveau fortement contractée en février, davantage qu'en janvier, avec le maintien des restrictions sanitaires. L'indice composite de l'activité globale qui mesure cette activité est en effet tombé le mois dernier à 47, contre 47,7 en janvier. « La faiblesse économique s'est de nouveau concentrée sur le secteur des services, le plus touché par les restrictions liées à la pandémie », précise le cabinet. L'indice de l'activité commerciale a ainsi encore reculé à 45,6, contre 47,3 en janvier, les entreprises interrogées faisant état d'une « dégradation de la demande ». Malgré tout, les perspectives à douze mois dans le secteur des services se sont améliorées. Elles atteignent même leur plus haut niveau depuis deux ans et demi, « les entreprises interrogées anticipant un net rebond de la demande à mesure que progressent les campagnes de vaccination », ajoute le cabinet. Dans le secteur manufacturier, la tendance à l'amélioration se confirme, avec une hausse « soutenue » de la production, tirée par les nouvelles commandes.

L'Etat lance un nouveau type de prêts pour soutenir les PME et ETI

Le 4 mars, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a annoncé le lancement d'un nouveau type de prêts garantis par l'État pour soutenir l'investissement des petites et moyennes entreprises (PME) et des entreprises de taille intermédiaire (ETI). Ces nouveaux dispositifs de soutien seront accessibles dès avril 2021 aux PME ayant réalisé plus de deux millions d'euros de chiffre d'affaires en 2019, et à toutes les ETI. Le montant de ces prêts, garantis jusqu'à 30 % par l'État, pourra atteindre jusqu'à 12,5 % du chiffre d'affaires 2019 pour une PME et 8,5 % pour une ETI. Ces produits seront accessibles jusqu'à la fin juin 2022. Deux formes ont été prévues, au choix de l'entrepreneur demandant cette aide : prêt participatif ou obligations. Les prêts seront distribués par le réseau bancaire à partir d'avril, a précisé Bruno Le Maire, avec un différé d'amortissement de quatre ans et une maturité de huit ans. Les obligations subordonnées seront proposées par des sociétés de gestion et seront à rembourser en une seule fois au bout de huit ans. Il est à noter que ce nouveau dispositif sera compatible avec les prêts garantis par l'État (PGE), lancés en 2020. La tarification de ces prêts doit rester "avantageuse", assure le ministre de l'Économie, et sera fixée par les banques et les sociétés de gestion. Il a donné une fourchette indicative du taux : entre 4 et 5,5 % pour des prêts sur huit ans. Les pouvoirs publics comptent injecter 20 milliards d'euros dans l'économie française via ce dispositif, en couvrant donc jusqu'à 6 milliards de pertes - sans pour autant entrer au capital des entreprises.

Impôts : Bercy accorde des facilités aux entreprises frappées par la crise

Afin d'aider les entreprises dont la trésorerie a été fragilisée par la pandémie, le ministère de l'Economie et des Finances a annoncé une modulation de l'acompte de l'impôt sur les sociétés dû le 15 mars. Concrètement, les sociétés qui le désirent pourront verser un premier acompte qui « correspond à 25 % du montant de l'IS prévisionnel de l'exercice clos le 31 décembre 2020 et non à celui du 31 décembre 2019 », indique le communiqué du ministère. Si une entreprise choisit cette option, le montant du deuxième acompte versé au 15 juin 2021 devra être calculé pour que la somme des deux premiers acomptes soit égale à 50 % au moins de l'impôt de l'exercice clos le 31 décembre 2020. Les deux derniers, en septembre et décembre, ne seront pas affectés. La même souplesse est accordée concernant les versements de contribution sociale sur l'IS du 15 mars et du 15 juin 2021, précise le ministère, qui ajoute que les crédits d'impôts restituables en 2021 peuvent être demandés « dès à présent ». A ces facilités accordées à titre exceptionnel du fait de la crise sanitaire, vient s'ajouter la baisse de l'impôt sur les sociétés : le nouveau taux de 26,5 % (pour les entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur à 250 millions d'euros) ou de 27,5 % sera applicable dès l'acompte du 15 mars.

France Relance : 31 entreprises soutenues en Bretagne

En Bretagne, 31 entreprises industrielles vont être accompagnées dans le cadre du programme d'aides France Relance. L'Etat leur apporte 27 millions d'euros pour un plan global d'investissements de 115 millions d'euros.

Les dirigeantes d'entreprise dans l'artisanat du bâtiment

A l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, la Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB) a mené une enquête pour mieux connaître les femmes cheffes d'entreprise dans l'artisanat du bâtiment. En 2018, la Capeb recensait 15.000 cheffes d'entreprise dans le secteur, soit 4 % des effectifs. D'après sa dernière étude menée en 2019, la Capeb constate que les femmes dirigeantes d'entreprise dans l'artisanat du bâtiment sont majoritairement créatrices de leur propre entreprise (53 %), tandis que 33 % l'ont reprise, et 14 % en ont hérité. Elles exercent la plupart du temps à la fois comme « gestionnaire » et « artisane ». 54 % estiment que leur activité est mixte, 44 % se perçoivent comme gestionnaire uniquement, et seules 2 % se considèrent comme « exclusivement artisane ».

Le secteur du bâtiment recrute en Bretagne

En Bretagne, le secteur du bâtiment représente 20.000 entreprises, plus de 60.000 salariés et 8 % du PIB régional. Et malgré le contexte sanitaire, l'emploi continue de progresser. 7.000 postes sont en effet à pourvoir dans la région, et certains profils sont davantage recherchés : maçonnerie, plombier, charpentier ou encore couvreur.