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Lettre d'information Agricole du 11 décembre 2017

Publié le 11 décembre 2017

#EGalim : la date de clôture des états généraux repoussée

Alors qu'elle devait se tenir le 15 décembre, la clôture des États généraux de l'alimentation se fera plutôt autour du 20 décembre, vraisemblablement le 21 décembre à Bercy. Ceci est lié au fait que Matignon a préféré positionner en premier la conférence nationale des territoires, qui aura lieu le 14 décembre prochain à Cahors, et reculer la clôture des états généraux.

L'agriculture et les consommateurs français plus responsables selon WWF

Selon une étude de WWF sur les comportements de l'agriculture française et sur la façon de consommer des concitoyens, les Français plébiscitent une autre agriculture plus respectueuse de l'environnement et de leur santé. En effet, 69% des personnes sondées sont prêtes à payer plus pour leur alimentation, si cela permet de mieux rémunérer les agriculteurs. Elles sont aussi 62% à consommer des produits biologiques et 89% à vouloir être informés sur la présence de pesticides dans leurs aliments. La conversion des exploitations au bio continue de progresser : elles représentaient, fin 2016, 5,7% des surfaces agricoles utiles (SAU), soit une hausse sur l'année de 17%. Et l'utilisation des antibiotiques en médecine vétérinaire a chuté de 37% au cours des cinq dernières années.

Le prix du lait se tasse en Europe

Le prix du lait ne s'est accru en moyenne que de 6 euros la tonne dans l'Union européenne (UE à 28), entre les mois de septembre et octobre 2017. C'est un net ralentissement de la progression du prix par rapport au mois dernier. Pour novembre 2017, la Commission anticipe une stabilisation du prix du lait, avec une estimation à 375 euros/t. En France, le prix moyen du lait s'établit à 362 euros/t en octobre 2017, soit une baisse de 1 % par rapport au mois de septembre. Cela reste cependant supérieur de 44 euros/t par rapport à octobre 2016. Pour rappel, il s'agit du prix moyen payé aux producteurs, comprenant les laits conventionnel, bio et AOP.

Plans de filières : « des investissements lourds seront nécessaires »

Lors du conseil spécialisé pour les filières viandes blanches de FranceAgriMer, le 30 novembre dernier, les différentes filières (porc, volaille de chair, oeufs, foie gras et lapin) ont présenté leurs plans de filières, en cours de finalisation, en vue de leur transmission aux pouvoirs publics. Le compte-rendu de FranceAgriMer indique : « Tous les plans soulignent la nécessité de répondre à la demande de l'ensemble des segments de marché, en veillant à préserver la compétitivité des filières françaises face à la concurrence ». Le développement des productions sous signes de qualité, souhaité par Emmanuel Macron, est envisagé mais « dans la limite de la capacité d'absorption par les marchés ». Par ailleurs, les interprofessions ont souligné que « des investissements lourds seront nécessaires pour satisfaire l'ensemble des exigences sociétales ». Et pour ce faire, elles souhaitent impliquer davantage les distributeurs, en les invitant à rejoindre les interprofessions courtes où elles ne siègent pas encore.

Le Brexit, une facture à 4,7 milliards d'euros d’après l’UECBV

L'Union européenne du commerce du bétail et de la viande (UECBV), estime que le Brexit coûtera 2,4 Mds d’euros au secteur de la viande bovine et 2,3 Mds à celui de la viande porcine. Selon le rapport « Crise - L'industrie de la viande de l'UE face au scénario d'un Brexit dur » de l'UECBV, « un Brexit « dur » aura un impact catastrophique sur l'industrie européenne de la viande. Au moins 32.000 emplois à travers l'UE au niveau des exploitations agricoles, de la transformation et de la distribution seront perdus. » « Combinés à des frais accrus imposés par les entraves tarifaires, les contrôles vétérinaires additionnels et l'augmentation des coûts de transport conduiraient à une contraction des échanges de viandes de l'UE vers le Royaume-Uni jusqu'à concurrence de 84% pour la viande bovine, 76% pour la viande ovine et 48% pour la viande porcine ».

Porc : les abattages progressent en octobre

Selon la note Agreste du Ministère de l'agriculture, malgré une hausse des abattages de porcins de 1,2% en têtes (1,97 million de têtes) et de 2,2% en poids (à 177.000 tec) en octobre 2017 par rapport à octobre 2016 ; depuis le début de l'année 2017, ils accusent un recul de plus de 2% en têtes (19,4 millions de têtes) et en poids (à 1,798 millions de tec). En septembre, la production progresse de 5,3% à 192.000 tec par rapport à septembre dernier, mais elle se replie de 2,9% en poids sur les neuf premiers mois de 2017 par rapport à la même période de 2016, à 1,65 million de tec. Toujours en septembre, les exportations de viande porcine augmentent de près de 11%, soit 5.200 tec de plus. Dans le même temps, les importations de viande porcine se réduisent en glissement annuel (- 2,5%, soit 1.200 tec de moins). Sur ce même mois, le prix moyen du porc charcutier classe E + S est de nouveau en baisse par rapport à août. Il se rétracte également en glissement annuel (- 11%) et par rapport à la moyenne quinquennale de 2012 à 2016 (- 8%). De son côté, le prix de l'aliment (indice Ipampa) est en hausse de 1,4% en septembre mais en repli de 10% par rapport à la moyenne quinquennale de 2012 à 2016.

Porc : des prix de novembre en recul de 9,2% par rapport à l'année dernière

Selon le marché du porc breton, au cadran de Plérin, la dernière séance de vente du mois de novembre a clôturé à 1,178 euro/kg, en recul de 0,1 cent. Les prix du mois de novembre sont en repli de 9,2%, à 1,180 euro/kg par rapport à 2016, année marquée par l'essor des achats chinois au printemps. Les analystes du marché relèvent que « depuis 3 mois, les abattages (français) de porcs dépassent les niveaux de 2016 de 3,6% pour des poids en hausse moyenne de 1,1 kg sur ces trois mois », et que « depuis le début de l'année, la baisse de production s'atténue pour se fixer à -1,86% sous l'effet d'une activité accrue dans cette dernière partie de l'année ».

Baisse des achats de volaille des ménages

Selon Kantar Worldpanel, sur les dix premiers mois de 2017, les achats des ménages en volailles et élaborés frais (hors charcuterie de volaille) ont baissé de 1,3% en volume. Cette baisse est jugée préoccupante par la Fédération du commerce (FCD). Pour l'Itavi, la volaille subit comme les autres viandes, mais avec retard, une désaffection liée à la déconsommation carnée (flexitarisme) et au développement des achats d'élaborés (+ 2,8%) et charcuterie (+ 3,1%) plus chers.