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Lettre d'information Agricole du 13 novembre 2017

Publié le 13 novembre 2017

Les IAA sont appelées à s'internationaliser

Si tout le monde s'accorde à dire que l'export est un vecteur de croissance et de compétitivité, il s'avère toutefois que seules deux entreprises françaises sur dix exportent, contre huit sur dix en Allemagne. Malgré une bonne image des produits français, la France a vu ses exportations reculer de 3 % en valeur en 2016, après -15 % en 2015. À l'occasion de l'Agro Export Day 2017 - organisé par Business France, le besoin d'accompagnement des entreprises a été rappelé (meilleure visibilité des aides, mise en place d'un guichet unique par Région…). Quatre défis sont en outre à relever pour amener de nouveaux exportateurs et les pérenniser, estime Frédéric Rossi, directeur général adjoint de Business France : un défi culturel, un de formation, un de préparation et un de persévérance. Les organisateurs du salon expliquent enfin que le recours au volontariat international en entreprise (VIE) peut être une piste intéressante pour se lancer dans l'export.

La commission des Finances prolonge l'aide au maintien bio

Le 9 novembre, la commission des Finances de l'Assemblée nationale a adopté un amendement du député Eric Alauzet (LREM, ex-écologiste), qui vise à prolonger jusqu'en 2019 l'aide au maintien en faveur de l'agriculture biologique. En prolongeant cette aide qui avait été initialement supprimée par le gouvernement dans son projet de loi de Finances 2018, le député explique que cela permettra « de garantir une visibilité étendue aux agriculteurs et de leur offrir la possibilité d'anticiper la fin des aides ». L'amendement, qui relève également de 40 à 60% la part de bio nécessaire à l'obtention de l'aide, devra encore être voté en séance à l'Assemblée nationale avant d'être adopté.

Le paiement des aides vertes a commencé

Le ministère a annoncé que 43% des 45.000 demandes déposées en 2015 dans le cadre de la nouvelle programmation de développement rural avaient fait l'objet du paiement de leur première annuité le 3 novembre. D'un montant total de 122 millions d'euros, ces versements concernent les mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) et les aides en faveur de l'agriculture biologique. Destinées à accompagner les agriculteurs pendant 5 ans dans leurs changements de pratiques, ces aides sont financées à 75 % par le Fonds européen agricole de développement rural (FEADER), dont les conseils régionaux sont autorités de gestion, et pour les 25 % restant par l'Etat, les agences de l'eau ou les collectivités locales (principalement les régions).

65 % des producteurs ont reporté ou annulé leur projet d'investissement en 2017

D'après un sondage effectué en ligne, près des deux tiers des agriculteurs projetant un ou plusieurs investissements en matériel agricole en 2017 ont décidé de reporter ou annuler leurs projets (contre 52% en 2016). Si ce sondage n'a qu'une valeur indicative, il reflète néanmoins les effets durables de la baisse des cours des céréales et, plus généralement, les difficultés économiques des agriculteurs. 24,6% des producteurs ont investi selon leur plan initial d'investissement et 10% seulement ont investi plus que ce qu'ils envisageaient.

Europe : +32 % en un an pour le prix du lait

La Commission européenne annonce un prix moyen de 367 € la tonne pour le mois de septembre 2017, soit une progression de 32 % sur un an glissant. C'est le quatrième mois consécutif de hausse du prix cette année. Avec un gain de 14 € la tonne, soit 4 %, par rapport au mois d'août, le prix moyen européen du lait s'élève à 367 € la tonne pour le mois de septembre 2017. La Commission anticipe une stabilisation pour octobre, avec une estimation à 367 € la tonne également. En France, le prix moyen du lait s'établit à 366 € la tonne pour septembre 2017, soit une hausse de 4,2 % par rapport au mois d'août, et de 21 % par rapport à septembre 2016. Pour rappel, il s'agit du prix moyen payé aux producteurs, comprenant les laits conventionnel, bio et AOP.

La reprise s'essouffle sur le marché mondial des produits laitiers

Le 8 novembre, les prix mondiaux des produits laitiers ont chuté à leur plus bas niveau depuis 7 mois, ce qui laisse supposer que la reprise s'essouffle et que les revenus des agriculteurs pourraient être touchés si la tendance se poursuivait. L'indice des prix GDT a fléchi de 3,5%, pour une troisième baisse consécutive, alors que la demande asiatique de lait entier en poudre (WMP) s'est atténuée. Les prix ont augmenté au 2e trimestre en raison de la forte demande mondiale et de la baisse de la production, mais ont été depuis chahutés par la volatilité de la demande mondiale.

Baisse des importations françaises d'ovins

D'après Agreste, sur les huit premiers mois de 2017, les importations françaises d'ovins vivants ont reculé de 17 % par rapport à l'an dernier. Ce sont principalement les achats d'agneaux à l'Espagne et aux Pays-Bas qui ont diminué, respectivement de 17.000 têtes et 4.200 têtes. Concernant la viande ovine, les importations ont reculé en août 2017 de 2,9 % par rapport au même mois de l'année précédente. En cumul sur les huit premiers mois de l'année, elles se situent toutefois à peu près au même niveau que l'an dernier, à 60.217 téc, soit 0,3 % de plus qu'en 2016.

Grippe aviaire : le confinement autorisé pour les volailles « Label rouge » et « plein air »

Deux arrêtés du 25 octobre publiés au Journal Officiel autorisent désormais les élevages de volailles « en plein air », « Label rouge » ou IGP, situés dans des communes exposées à un risque d'épidémie de grippe aviaire, à confiner leurs animaux jusqu'au 31 mai 2018. Ces conditions dérogatoires sont applicables tant que le niveau de risque d'épidémie lié au virus de l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) est « qualifié d'élevé pour tout ou partie du territoire, ou de modéré dans les zones à risque particulier.