actualités

Lettre d'information Agricole du 28 août 2017

Publié le 28 août 2017

La production des IAA en hausse pour le 3ème mois consécutif

Selon le service de statistiques du ministère de l'agriculture Agreste, en mai 2017, la production des industries agroalimentaires (IAA) est repartie à la hausse (+0,7% sur un an) après un bref fléchissement en avril 2017. Tous les secteurs progressent à l'exception des viandes (-2,6%), des produits laitiers (-0,4% dans l'ensemble), des grains et produits amylacés (-0,1%). La note Agreste pointe une légère hausse de 0,3% sur le cumul de janvier à mai 2017 par rapport à la même période de 2016.

Etats généraux de l'alimentation : tous pleins d'espoirs

Après le lancement des États généraux de l'alimentation, le 20 juillet, les premiers ateliers thématiques destinés à nourrir la concertation et trouver des solutions doivent se tenir d'ici à la fin du mois d'août. Stratégique pour la France, avec 3,4 millions d'emplois et 835.000 entreprises, la filière alimentaire, deuxième employeur du pays, pointe des signaux d'alerte liés à la contraction des marges. L'augmentation du nombre de défaillances dans le secteur agricole et une baisse de l'investissement dans la filière en sont les principales conséquences. Concrètement, au cours du premier chantier consacré à la création et à la répartition de la valeur, sept ateliers s'enchaîneront de la fin août à la fin septembre. Chaque atelier devrait être composé d'une trentaine de membres. Les travaux seront conduits par un président assisté d'un grand témoin. Les thèmes abordés porteront sur les nouvelles attentes des consommateurs, le développement des initiatives locales, la bioéconomie et la conquête de parts de marché à l'international. Viendra ensuite le second chantier, consacré à la promotion d'une alimentation saine, durable et accessible à tous. De début octobre à fin novembre, six ateliers doivent s'enchaîner qui porteront sur la sécurité sanitaire, les questions de santé, la lutte contre le gaspillage, l'alimentation durable, la lutte contre l'insécurité alimentaire et le renforcement de l'attractivité des métiers de l'agriculture et des filières alimentaires.

+ 9,4 % d’exploitations agricoles en redressement judiciaire

D’après la Banque de France, le nombre de défaillances d’entreprises agricoles a progressé de 9,4% sur un an (en cumul de mai 2016 à mai 2017). Cela représente un volume de 1.500 dépôts de bilan sur un an dans le secteur agriculture, pêche et sylviculture, contre 1.450 en moyenne auparavant. En mai dernier, le nombre de défaillances a atteint 160 contre 128 en avril et 138 en mars. Sur les trois derniers mois, la tendance s’est accélérée avec 20% de défaillances en plus par rapport aux trois mois précédents.

Les prix 2016 des terres agricoles en Bretagne

Alors que le prix des terres et prés libres de France métropolitaine se situait en moyenne en 2016 autour de 6.030 euros/ha (+0,3% sur un an), celui des terres libres en Bretagne s’est affiché en moyenne à 5 780 euros/ha. Pour les terres occupées, les prix oscillaient entre 2.490 euros/ha et 6.240 euros/ha, avec une moyenne de 4.560 euros/ha.

Lait : les contrats de 7 ans officialisés

Le 13 août 2017, le ministère de l'Agriculture a publié au Journal officiel le décret portant à 7 ans, au lieu de 5 ans, la durée minimale des contrats conclus par un producteur qui a engagé la production de lait de vache depuis moins de 5 ans. Cette disposition entrera en vigueur le 1er octobre 2017. Le décret prévoit un délai de trois mois à compter de son entrée en vigueur pour que l'acheteur propose un avenant « pour les contrats conclus avec un producteur ayant engagé la production depuis moins de cinq ans avant le 1er octobre 2017 et se poursuivant au-delà de cette date ».

Viande bovine : 2016, une année marquée par la crise laitière et la FCO

Selon le ministère de l'Agriculture, en 2016, les abattages de bovins ont augmenté en têtes et en poids, avec des évolutions contrastées selon les catégories. Cette progression tient essentiellement aux envois de vaches laitières dans les abattoirs : + 2,9% en têtes et + 3,2% en poids par rapport à 2015. Les abattages de vaches allaitantes sont repartis à la hausse en 2016 (+ 3,9%). Dans le même temps, les abattages de bovins mâles reculent de 3,4% en têtes et de 2,5% en poids. Ceux de veaux de boucherie sont stables en têtes (+ 0,1%) et en poids (+ 0,4%). En 2016, le déficit du commerce extérieur de la viande bovine française s'est réduit, passant de -109.000 à -75.000 tonnes équivalent carcasse.

Viandes blanches : mauvaise passe en Europe

Au 1er semestre 2017, la production européenne de viande porc a diminué de 1,4% en volume ; une tendance à la baisse qui devrait s'atténuer d'ici la fin de l'année. Selon les prévisions de la Commission européenne, les exportations de viande porc devrait baisser de 9% en 2017. Les envois de viande de porc ont progressé de 9% vers le Japon, de 42% vers Hong Kong, de 39% vers la Corée du Sud, de 21% aux États-Unis et de 8% en Australie. Concernant les volailles, alors que la production européenne avait bondi de 4,4% en 2016, sa progression est estimée à 1,9% depuis le début de l'année. La Commission prévoit une hausse de la production européenne de volailles de 1,7% en 2017, qui devrait se réduire à 0,8% pour l'année 2018. Les pays les plus touchés par les épidémies de grippe aviaire ont vu leur production fondre depuis novembre 2016. À l'inverse, les Pays-Bas, l'Espagne et le Royaume-Uni, moins touchés par les crises sanitaires, ont vu leur production croître respectivement de 1,6%, 3,9%, et 10,5%. Les exportations européennes de volailles ont chuté entre janvier et avril 2017.

La volaille française à nouveau admise au Koweït

FranceAgriMer a annoncé que les viandes de volailles et œufs pouvaient à nouveau se vendre au Koweït, du fait de la levée de l'embargo IAHP (influenza aviaire hautement pathogène). Cette réouverture fait suite aux négociations menées par les services français. Toutefois, les exportations issues des départements touchés par l'influenza aviaire restent interdites ; pour ceux-ci, seuls les produits thermisés sont autorisés. Les conditions d'exportation sont détaillées à l'attention des exportateurs sur le site Exp@don.