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Lettre d'information Agricole du 8 janvier 2018

Publié le 08 janvier 2018

La Bretagne se projette dans la PAC d'après 2020

A l'occasion de la session plénière de la mi-décembre, le conseil régional de Bretagne a livré sa contribution sur l'avenir de la politique agricole commune, en lien avec la consultation publique sur la future PAC lancée début 2017 par la Commission européenne. Pour le vice-président du conseil régional en charge de l'agriculture, Olivier Allain, l'objectif est retrouver le sens perdu de la PAC. Le conseil régional se positionne ainsi pour une PAC plus régulatrice et recommande la mise en place d'aides couplées semi-contracycliques. Par ailleurs, l'institution recommande que « les aides directes soient réservées aux agriculteurs professionnels actifs (à déterminer par une combinaison de critères comme le temps de travail sur l'exploitation, le pourcentage du revenu découlant directement de l'activité agricole, l'inscription à un registre des actifs agricoles…). Afin d'assurer une répartition équitable des aides, ce soutien devra être plafonné à l'actif et non pas par exploitation. » Le conseil régional se prononce enfin pour un renforcement du second pilier, et pour un budget maintenu et pluri-annuel. Avec une simplification et une gouvernance clarifiée.

Les exportations européennes agroalimentaires progressent en valeur

Selon la Commission européenne, les exportations européennes de produits agroalimentaires ont été dynamiques au mois d'octobre 2017, pour atteindre un chiffre d'affaires de 12,3 milliards d'euros. Les plus fortes progressions ont concerné les exportations vers les États-Unis (+172 millions d'euros), vers la Chine (+112 millions d'euros), la Russie (+91 millions d'euros) et le Japon (+68 millions d'euros). A l'inverse, les plus fortes diminutions ont concerné l'Algérie (-75 millions d'euros), l'Arabie Saoudite (-55 millions d'euros), le Vietnam (-54 millions d'euros), la Corée (-33 millions d'euros) et le Venezuela (-30 millions d'euros). Les exportations de porc ont connu une baisse de 33 millions d'euros. En parallèle, les importations agroalimentaires ont également progressé pour atteindre 9 milliards d'euros.

Hausse des prix des produits agricoles en novembre

Selon le service de statistiques du ministère de l'agriculture, en novembre 2017, les prix français à la production de l'ensemble des produits agricoles ont augmenté de 1% par rapport au mois précédent, mais de seulement 0,3% par rapport aux prix de 2016. Les prix des fruits (+7,2%), des vins (+3,5%) et des productions animales (bétail +1,5% et oeufs +69,1%) s'accroissent, tandis que les cours des légumes (-19,7%) et surtout des grandes cultures (-9,8%) se replient assez nettement.

Agriculture : Hausse des défaillances en 2017

D'après les dernières données fournies par l'Insee, les défaillances d'exploitations agricoles (liquidations, redressements judiciaires ou placements en sauvegarde) ont continué d'augmenter en 2017 (+6,7%, soit 1.281 défaillances), contrairement au reste des entreprises françaises où la situation s'améliore (-7% tous secteurs confondus). Dans le secteur agroalimentaire général - incluant l'agriculture - les défaillances d'entreprises ont progressé de seulement 0,5%, à 4.394 cas, sur les douze mois terminés fin septembre, ce qui semble indiquer que les entreprises de transformation se portent mieux que celles qui produisent.

Europe : +16% en dix ans dans l'Union pour les rendements laitiers

Selon les statistiques de la Commission européenne, une vache produisait en moyenne 5.961 kg de lait en 2006 et en a produit 6.906 kg en 2016, soit 16% de plus. Le rendement moyen dans les pays de l'ancienne UE à 15 s'affiche à 7.387 kg, soit 10,7% de plus en dix ans, tandis que dans les treize derniers entrants le rendement moyen est plus bas, à 5.216 kg. Il a néanmoins bondi de 31% en une décennie. La Pologne est la championne du gain de productivité puisqu'elle est passée de 3?342 kg par vache en 2006 à 5.224 kg en 2016, soit une hausse de 56%. À 6.947 kg/vache (+8,7% en 10 ans), la France se classe 14e, loin derrière le leader danois (9.621 kg).

Plan filière porc : proposition d'une nouvelle segmentation du marché

Rendu public le mardi 19 décembre, le plan filière porcine a été validé à l'unanimité par l'ensemble des organisations membres de l'interprofession nationale Inaporc et la Fict (fédération des industries charcutières, traiteurs et transformatrices de viandes). Ce plan comprend sept grands chapitres dont l'un propose une nouvelle segmentation du marché du porc. Le plan de filière préconise : d'étoffer le segment porc standard en adossant le logo « Le Porc Français » sur une démarche de type RSE ; de créer une nouvelle segmentation supérieure à partir d'une charte collective pour répondre aux attentes qualitatives et sociétales des consommateurs ; de développer les filiales sous signes officiels de qualité et de développer les filières régionales avec une approche territoriale.

Porc : un cours en hausse de 6%

Le Marché de Porc Breton, qui fixe le prix de base des porcs vivants, a présenté un cours moyen de 1,37 euros pendant l'année 2017 ; une hausse de 6% par rapport à 2016. Les cours ont été importants pendant les quatre premiers mois de 2017, puis ont baissé compte-tenu notamment des moindres achats chinois.

Bonnes perspectives sur le marché mondial de la volaille, selon Rabobank

Selon le rapport trimestriel de Rabobank, le marché mondial de la volaille serait dynamique en 2018, tout en considérant la menace d'influenza aviaire dans l'hémisphère nord. La demande croît dans la plupart des régions à l'exception de la Chine, et les prix des matières premières s'annoncent plus bas au premier semestre. En Europe, le rapport entre l'offre et la demande est favorable, après la baisse de production due à l'influenza aviaire de 2017, et en raison des restrictions environnementales en Europe du Nord-Ouest. La production en Europe de l'est poursuit son expansion rapide, en particulier en Pologne, qui devient "une place de marché majeure".