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Lettre d'information ACS du 27 septembre 2021

Publié le 28 septembre 2021

Le climat des affaires repart légèrement à la hausse en septembre, note l'Insee

Selon l'Insee, le climat des affaires s'affiche de nouveau en hausse en septembre (111, + 1 point), après deux mois de recul. Ce rebond est lié à un plus grand optimisme des chefs d'entreprise dans le secteur des services (+1 point) et du bâtiment. Les perspectives se dégradent en revanche dans l'industrie (-4 points) et le commerce de détail (-3 points). Par ailleurs, l'Insee indique que le climat de l'emploi est « un peu moins favorable », en recul de deux points, du fait de difficultés signalées dans les services, hors intérim. Mais à 106 points, il reste lui aussi au-dessus de sa moyenne de longue période.

PME : la trésorerie au plus haut, l'investissement bien orienté

D'après un baromètre trimestriel publié par Bpifrance et l'institut Rexecode, la situation de trésorerie des PME et très petites entreprises (TPE) n'a jamais été aussi bonne depuis 2017. Seuls 20 % des dirigeants interrogés jugent « leur trésorerie difficile ». Cette situation est notamment due aux prêts garantis par l'État (PGE), dont 60 % n'ont pas été consommés, ou seulement minoritairement. Les PME ont également « moins eu recours au crédit pour financer leur exploitation courante que d'habitude », selon le baromètre, et seulement 12 % ont éprouvé des difficultés à obtenir un crédit de trésorerie, soit là aussi la proportion la plus faible depuis l'existence du baromètre. Depuis le printemps, les difficultés de recrutement sont devenues le sujet d'inquiétude numéro un des patrons de PME, qui les citent à 56 % comme un frein à l'activité. Les perspectives de demande dégradées ne sont plus mentionnées que par 27 % d'entre eux, alors que le sujet préoccupait encore autant que le recrutement il y a trois mois. Le deuxième frein à l'activité devient désormais le niveau de concurrence, cité par 29 % des répondants, tandis que les problèmes de coûts trop élevés sont mentionnés par un peu plus d'un dirigeant sur cinq (21 %). Dans cet environnement favorable, 58 % des PME veulent investir cette année, une proportion en hausse de dix points par rapport à l'été 2020.

Prêts garantis : les entreprises prennent leur temps pour rembourser

Si une part toujours plus faible de chefs d'entreprise dit craindre de ne pas pouvoir rembourser son prêt garanti par l'Etat (5 %, contre 6 % au printemps et 8 % en début d'année), l'horizon de remboursement s'allonge en revanche. Seuls 11 % des dirigeants comptent désormais rembourser intégralement leur prêt dès la première année, contre 16 % il y a encore trois mois. Et ils sont 84 % à vouloir l'amortir sur plusieurs années. Un chiffre qui peut paraître étonnant, compte tenu de l'amélioration de la situation économique. D'autant plus que la majorité (60 %) des TPE-PME assure avoir utilisé moins de la moitié de cet argent. 37 % indique même ne pas y avoir touché du tout.

Le FEI et la Nef, main dans la main pour financer les entreprises à impact

Permettre à près de 1.000 entreprises sociales d'emprunter jusqu'à 1 million d'euros d'ici à fin 2022, c'est le pari du Fonds européen d'investissement (FEI), qui a signé en mai dernier une convention de garantie avec la Nef, accompagnatrice de longue date des entrepreneurs à impact. Le principe est simple : la Nef bénéficie d'une enveloppe de 100 millions d'euros de prêts garantis par le FEI, à octroyer à des entreprises de toutes tailles engagées dans la transition écologique et sociale. Elle intervient dans le cadre du fonds de garantie européen, destiné à aider les entreprises à faire face à la crise du Covid-19. Les micro-entreprises, entreprises individuelles, TPE, PME et ETI peuvent bénéficier de cette nouvelle enveloppe, sachant qu'une convention signée en 2018 est toujours en cours, et vise à garantir 160 millions d'euros de prêts sur cinq ans.

Après 5 ans, un tiers des auto-entrepreneurs sont toujours actifs

D'après une enquête de l'Insee, un tiers des auto-entrepreneurs immatriculés en 2014 sont toujours actifs cinq ans après. Une part qui reste stable par rapport à la génération d'auto-entrepreneurs de 2010. Mais elle s'avère nettement plus faible que celle des entrepreneurs individuels classiques, qui se sont aussi installés en 2014, et qui sont plus de la moitié (53 %) à être toujours en activité au bout de 5 ans. Si la pérennité d'un auto-entrepreneur croît avec l'âge et les moyens financiers mis au démarrage, elle varie aussi selon les secteurs. Elle est ainsi plus élevée dans la santé humaine et l'action sociale (45 %) et dans l'enseignement (31 %). A contrario, elle est plus faible dans le commerce (17 %). Au registre financier, les auto-entrepreneurs de la génération 2014 ont vu leur chiffre d'affaires annuel progresser continuellement, pour s'élever en moyenne à 15.800 euros en 2019. Une somme nettement plus élevée que celle de leurs pairs qui se sont lancés en 2010 et qui, au bout de cinq ans d'activité, n'enregistraient que 11.200 euros de chiffre d'affaires moyen. La crise sanitaire a porté un coup d'arrêt à la progression de l'activité des auto-entrepreneurs immatriculés en 2014. Leur chiffre d'affaires a en effet chuté de 12 % au premier trimestre 2020 par rapport à la même période de 2019. Une baisse qui est encore plus marquée (-30 % en moyenne) au deuxième trimestre 2020. Comme pour les entreprises classiques, le transport, les arts et spectacles et l'hébergement-restauration ont été les plus impactés. L'activité a toutefois rebondi au troisième trimestre 2020.

Bpifrance va aider 2.500 entrepreneurs des quartiers prioritaires

Deux ans après le lancement de son programme « Entrepreneuriat pour tous », Bpifrance dresse le bilan des premières éditions et annonce un renforcement de son dispositif de soutien. Reposant sur un budget de 80 millions d'euros, le programme a accompagné 411 entrepreneurs et entrepreneuses. Ce dispositif compte, parmi ses participants, 56 % de femmes et 80 % de demandeurs d'emploi, bénéficiaires de minima sociaux, en intérim, formation ou CDD à l'entrée dans le programme. Selon Bpifrance, l'une des réussites du programme à l'issue des phases d'accélération, qui durent entre 6 et 24 mois, c'est le ratio de près de 8 personnes sur 10 qui sont devenues micro-entrepreneuses ou dirigeantes d'entreprise. Fort de ces chiffres encourageants, le programme entre maintenant dans une nouvelle phase de déploiement en intégrant aux trois opérateurs déjà actifs (associations Les Déterminés, Créo et Entrepreneurs dans la Ville) dix nouveaux acteurs partenaires pour « démultiplier le nombre d'accélérateurs sur l'ensemble du territoire métropolitain et en Outre-Mer » : Orléans Val de Loire Technopole, BGE Bourgogne-Franche-Comté, L'Union des Couveuses (Corse, Guadeloupe et Mayotte), Les Premières (Corse, en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane), Initiative Réunion (La Réunion), BGE Normandie, Atelier Lan Berri (Pays Basque), France Active Bretagne, BGE Centre-Val de Loire, BGE Guyane. Bpifrance s'est fixé comme objectif d'aider 2.500 entrepreneurs d'ici 2022.

Construction de logements : 130 millions d'euros versés en novembre aux communes

Le ministère du Logement a annoncé qu'il allait verser aux communes une enveloppe de 130 millions d'euros dans le but de soutenir la construction de logements dans les zones tendues. Cette aide était prévue dans le cadre du plan de relance au titre de la « densification et du renouvellement urbain » et de « l'aide à la relance de la construction durable ». Son montant sera calculé sur la base des permis de construire délivrés entre septembre 2020 et août 2021. La subvention est de 100 euros par mètre carré bâti au-delà du seuil de densité moyen de la commune.