actualités

Lettre d'information Agricole du 17 septembre 2018

Publié le 17 septembre 2018

Les exportations agroalimentaires françaises marquent le pas 

Sur les six premiers mois de l'année, les exportations de produits transformés (hors tabac) n'ont progressé que de 1%, alors que les importations ont augmenté de 1,6%. Cela a donc entraîné une diminution de l'excédent commercial (hors tabac) de 2,4%. Le rebond des exportations de produits agricoles bruts (+9,9%) a toutefois permis de soutenir la performance globale de la France dont les ventes totales ont augmenté de 3,1%. Comme l'an passé, de nombreux postes déficitaires poursuivent leur dégradation (viandes et produits laitiers notamment). 

Agriculture: frein sur les investissements en 2018 

Selon un rapport du Crédit agricole, les agriculteurs ont mis un frein sur les investissements début 2018 (3,55 milliards d'euros prêtés par le Crédit Agricole en 2018 contre 7,24 milliards d'euros en 2017, soit une baisse de 6%). La banque explique ces résultats par « une baisse des investissements lourds (qui étaient restés constants depuis 2012), et l'attentisme observé dans les filières porcine, fruitière et la viticulture, dans un contexte incertain ». Cette baisse illustre également le ralentissement des aides exceptionnelles allouées aux éleveurs par la banque au moment de la crise porcine et laitière.

Baisse de 12% des défaillances d'entreprises agricoles

Selon le dernier bilan de la Banque de France, le nombre de défaillances d'entreprises dans le secteur agricole est toujours en diminution (-12,2% sur un an). Alors que les défaillances d'entreprises françaises, tous secteurs confondus, sont en baisse de 5,8% sur la même période, l'agriculture fait partie des trois secteurs d'activité qui enregistrent les baisses les plus fortes avec l'industrie et les activités immobilières. 

Europe : le prix du lait poursuit son ascension 

Sensible embellie pour la paie de lait des éleveurs européens en juillet 2018. Le prix moyen s'établit en effet à 328,40 euros/t (pour l'Union européenne à 28), soit une progression de 6,20 euros/t par rapport à juin. Parmi les principaux pays producteurs, le prix du lait atteint en moyenne 331,90 euros/t en Allemagne, 357,50 euros/t aux Pays-Bas, et 317,60 euros/t en Irlande. Pour août 2018, la Commission européenne anticipe un prix moyen payé de 335 euros/t, soit une nouvelle hausse de 2 %. En France, le prix moyen du lait (conventionnels, bio et AOP) affichait 337 euros/t en juillet 2018, soit une augmentation de 10,70 euros/t par rapport à juin. 

France : nette hausse de la collecte laitière en juillet 

D'après le ministère de l'agriculture, des conditions climatiques favorables à la pousse de l'herbe ont permis à la production française de lait de vache d'enregistrer une hausse de 1,2% en juillet 2018, par rapport à 2017. Si une baisse de la collecte a été constatée dans le bassin Sud-Ouest (-6,3% en juillet 2018, par rapport à 2017), et dans une moindre mesure dans le bassin Charente-Poitou (-2,5%), l'évolution de la collecte de lait de vache est orientée à la hausse dans les principaux bassins laitiers : Grand Ouest (+1%), Normandie (+1,6%), Grand Est (+4,6%), Nord-Picardie (+2,6%), Auvergne-Limousin (+1,9%), et Centre (+2,9%). Concernant la filière bio, la collecte de lait a progressé de 1% sur un an pour atteindre 3,7% de la collecte totale en juillet 2018. La part des laits sous appellation d'origine protégée (AOP) et indication géographique protégée (IGP) reste quant à elle stable, à hauteur de 16% de la collecte totale. 

Pourquoi la consommation de viande a baissé de 12% en dix ans 

Au cours des dix dernières années, la consommation de viande a baissé de 12% (Étude du CREDOC). En effet, alors que les Français consommaient 58 g/jour de viande en moyenne, ils n'en mangent désormais plus que 46g. Toutefois, cette consommation en berne n'est pas liée à une mauvaise image de la viande ; en effet, 90% des personnes interrogées considèrent la viande comme « nourrissante », « qui a du goût » et « faisant partie des aliments qu'on a plaisir de manger ». Le CREDOC explique cette chute des ventes par la plus grande préoccupation des Français pour l'environnement et le bien-être animal, et par le vieillissement de la population. Si le phénomène touche toutes les générations, chez les jeunes, il est associé à une évolution plus profonde des pratiques alimentaires. Étant jusqu'alors des consommateurs de viande de boucherie, les 18-24 ans consomment désormais, dans 42% des situations, la viande dans des plats industriels. 

L'interprofession Anvol est reconnue officiellement 

L'association interprofessionnelle nationale de la volaille de chair, baptisée Anvol, est reconnue par les pouvoirs publics. Cette interprofession remplace les comités des diverses espèces de chair : poulet, dinde, palmipèdes à rôtir, pintade, caille et pigeon. Elle intègre aussi les derniers metteurs en marché de la distribution de détail et de la restauration à travers la FCD, Restau'Co, le SNRC et la fédération des bouchers. 

32% des produits transformés de volaille portent le logo « Volaille Française » 
Selon l'étude Roamler menée pour l'Association de Promotion de la Volaille Française (APVF), 99% des volailles entières et découpées en libre-service sont étiquetées Origine France, mais seulement 59% portent le logo Volaille Française. Sur les produits transformés, 62% de ceux à base de volaille utilisent de la viande élevée en France et 32% portent le logo « Volaille Française ». Pour Christian Ragaigne, président de l'APVF, « ces 62% témoignent de la prise de conscience des professionnels de l'industrie agroalimentaire » .