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Lettre d'information ACS du 12 novembre 2018

Publié le 12 novembre 2018

Prévisions d'investissements en baisse pour les industriels français (-1%) 

D'après l'enquête trimestrielle de l'Insee, les industriels français ont fortement abaissé leurs prévisions d'évolution des investissements pour cette année. Alors qu'ils anticipaient une progression de 4% fin août, ils tablent désormais sur une baisse de 1%. Pour le premier semestre 2019, les industriels sont toutefois plus optimistes puisque ceux prévoyant un accroissement de leurs dépenses d'investissement sont plus nombreux que ceux s'attendant à un recul. En ce qui concerne la destination des investissements prévus, elle changerait peu par rapport à 2018 et resterait proche de la structure moyenne constatée depuis 1991, avec une part plus importante pour le renouvellement des équipements (29%) et leur modernisation (22%). 

«Made in France» : les entreprises peinent à trouver des sources de financement 

Un sondage réalisé par Tudigo et le salon MIF Expo en marge du Salon du Made in France révèle que les entrepreneurs qui se lancent dans le «Fabriqué en France» se disent souvent freinés par le manque de sources de financement. La quasi-totalité des entreprises (92%) a d'ailleurs recours à l'auto-financement, loin devant les banques (62%) et la famille et les amis (52%). Quant au budget de départ, un quart (24%) l'a chiffré inférieur à 10.000 euros et près d'un quart (22%) entre 10.000 et 30.000 euros. Les autres difficultés majeures auxquelles ces entreprises sont confrontées concernent le coût de production (57%), la fiscalité (52%), ainsi que la notoriété et la distribution (48% pour chaque). Interrogés sur les institutions qui «font le plus pour le Made in France», les entrepreneurs placent en tête les labels (58%), les collectivités territoriales (34%) et les associations et ONG (33%). La banque publique Bpifrance recueille pour sa part 13% des avis et l'État seulement 9%. D'autre part, les deux tiers (65%) des entreprises interrogées estiment qu'une baisse de la TVA sur les produits «Made in France» serait la première mesure à prendre pour encourager le développement des produits français. Elle cite juste après, la baisse des impôts sur la production et les charges sur le travail (64%), puis l'obligation du marquage d'origine des produits (55%). 

Le médiateur des entreprises voit ses compétences élargies 

Alors qu'il offrait depuis 2010 un service de médiation gratuit et confidentiel aux entreprises qui rencontraient des difficultés entre donneurs d'ordre et sous-traitants, le médiateur des entreprises va désormais pouvoir épauler les entreprises dans l'ensemble de leurs démarches administratives. L'article 36 de la loi pour un Etat au service d'une société de confiance (Esoc) donne en effet au médiateur la capacité d'épauler les chefs d'entreprise dans tous les différends administratifs qu'ils peuvent rencontrer : refus de permis de construire pour agrandir une usine, difficulté à obtenir un certificat d'économie d'énergie, mise en application du règlement général sur la protection des données (RGPD) ou encore recouvrement de cotisations sociales auprès des Urssaf... Pour l'heure, il s'agit d'une expérimentation qui devrait durer trois ans, centrée sur quatre régions - Centre Val-de-Loire, Grand Est, Normandie, Provence-Alpes-Côte d'Azur - et trois secteurs d'activité - construction, industrie manufacturière, information et communication. Le médiateur devra toutefois faire avec les moyens du bord puisqu'aucun budget supplémentaire n'a été prévu pour cette expérimentation. 

Aides : l'Accre s'ouvre à tous les entrepreneurs 

A partir de janvier 2019, le dispositif d'aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d'entreprise (Accre) deviendra l' « exonération de début d'activité de création ou reprise d'entreprise». Il s'ouvre à l'ensemble des entrepreneurs, sous certaines conditions. La nouvelle exonération s'appliquera toujours aux charges sociales sur un an. Elle sera totale pour des revenus inférieurs à 30.000 euros et deviendra dégressive entre 30.000 et 40.000 euros. L'aide sera étendue aux travailleurs indépendants, créateurs ou repreneurs d'entreprises soumises au régime des micro-bénéfices agricoles. Comme les microentreprises, ces dernières ont la possibilité de bénéficier de l'exonération sur trois ans. Enfin, ces exonérations concernent l'assurance-maladie, maternité, décès, invalidité, ainsi que les prestations familiales et l'assurance-vieillesse. Reste à la charge de l'entrepreneur, la CSG-CRDS, la contribution à la formation professionnelle, la CURPS pour les professionnels de la santé et la retraite complémentaire obligatoire pour les artisans et commerçants. 

Les domaines dans lesquels on change le plus de métier 

Selon une enquête du ministère du Travail, 22% de personnes ont changé de métier entre 2010 et 2015. Les 20-29 ans ont changé deux fois plus souvent de métier que les 40-50 ans en 2010. Les femmes sont plus mobiles, notamment du fait du sous-emploi. De même que les non qualifiés, tous sexes confondus. Parmi les domaines les plus concernés par la mobilité se trouvent l'électricité-électronique, avec au moins trois personnes sur dix. Comptant beaucoup d'indépendants, l'artisanat n'est pas en reste. Un tiers de ses employés a bougé. Le commerce a également connu une forte mobilité de ses effectifs. A l'inverse, les changements de métier sont plus rares dans l'éducation, la santé, l'administration, le juridique, l'armée ou la police, ainsi que dans l'agriculture ou la pêche. 

Baisse des activités des TPE du bâtiment au deuxième trimestre 2018 

D'après les résultats de la dernière étude de l'observatoire des petites entreprises, le chiffre d'affaires du secteur du bâtiment a régressé de 3,5% en moyenne au deuxième trimestre 2018 par rapport au deuxième trimestre de 2017. Parmi les segments d'activité les plus touchés, la plâtrerie, staff et décoration (-5,1%), le carrelage, faïence (-4,8%), la couverture et la maçonnerie (-4,5%), la peinture de bâtiment (-4,4%), le terrassement et les travaux publics (-4,4%). Viennent ensuite les TPE de menuiserie (-3%), de plomberie, chauffage, sanitaire (-2,3%) et d'électricité (-0,5%). Sur un glissement annuel, l'étude dénote une baisse -2,1% de l'activité de la construction. 

TPE : le palmarès des revenus nets en 2017 

Réalisée à partir des exercices clos en 2017 de 157.000 petites entreprises du commerce de détail, de l'artisanat commercial, des services et de l'artisanat du bâtiment, la 24e édition de la grande étude statistique menée par la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) et la Banque populaire a dévoilé ses résultats. Premier enseignement : la reprise des TPE amorcée en 2016 est confirmée avec une augmentation de leur chiffre d'affaires (CA) de +0,9%, contre +0,2% l'année dernière. D'une manière générale, ce sont les professionnels des transports et les artisans du bâtiment qui ont tiré la croissance des TPE en 2017 avec respectivement +2,9% (contre +1,0% en 2016) et +2,8% (contre 1,3% l'année précédente). Les secteurs de l'équipement de la maison (-0,9% contre +1,2% en 2016), de la beauté-esthétique (-0,2% contre +1,0% en 2016) et du commerce de détail alimentaire (-0,2% contre +0,5% en 2016), ont quant à eux subi une baisse de leur CA. Concernant les revenus nets, ce sont les pharmaciens d'officine qui arrivent en tête avec 140.840 euros de revenus nets (142.350 euros en 2016). Ils sont suivis par les ambulanciers et taxis-ambulances avec 61.060 euros (62.611 euros l'année précédente) et les métiers de l'optique (60.041 euros de revenus nets en 2017 contre 61.367 en 2016).