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Lettre d'information ACS du 26 novembre 2018

Publié le 26 novembre 2018

Climat des affaires stable en novembre 

Malgré des perspectives légèrement dégradées sur le plan de l'emploi, le climat des affaires en France est resté stable en novembre, a indiqué l'Insee. L'indicateur s'est en effet établi à 104 points, soit le même niveau qu'en octobre. Un niveau qui reste "au-dessus de sa moyenne de longue période", qui est de 100 points. 

La pérennité des entreprises bretonnes au premier rang 

D'après une enquête publiée par l'Insee, la Bretagne se situe au premier rang des régions françaises en termes de pérennité des entreprises. Deux tiers des entreprises de la région créées en 2010 existent en effet toujours 5 ans plus tard. Parmi les entreprises les plus pérennes, celles relevant du secteur de la santé, de l'action sociale, de l'industrie et des services. L'Insee relève par contre des cessations plus fréquentes au bout de 5 ans dans le commerce, l'hôtellerie-restauration et la construction. Enfin l'étude de l'Insee pointe un recours plus fréquent aux dispositifs d'aides à la création est plus fréquent en Bretagne qu'au niveau national. 

Création d'entreprise : pourquoi les Français sont réticents 

Une étude Ipsos vient de révéler que les Français sont peu attirés par l'entrepreneuriat. En effet, seul 9% des Français envisage de créer une entreprise dans les deux années à venir, contre 25% au niveau mondial. L'Hexagone se classe ainsi à la 21e place sur 24. Malgré tout, 55% des Français de 18-35 ans souhaitent pouvoir travailler un jour à leur compte. De même, 54% des Français interrogés ont un esprit entrepreneurial élevé, voir très élevé. Ils estiment avoir une solide éthique du travail (60%), être disciplinés (67%), bon planificateurs (65%), ingénieux et flexibles (63%). La réticence des Français a créé des entreprises s'explique notamment par la volonté de ne pas prendre des risques calculés (43%) et le manque d'excellents contacts (47%). Mais surtout 40% des personnes interrogées se disent « inquiets » à l'idée de créer une entreprise, 36% « nerveux et 31% sont « effrayés ». Enfin, seulement 16% des Français sont satisfaits de l'accompagnement des entrepreneurs par le gouvernement. L'étude montre également que l'entrepreneuriat séduit plus les Millennials. Plus de 3 sur 10 envisagent de créer leur entreprise d'ici deux ans. 

Les entrepreneurs français peinent à accepter l'échec 

D'après la Fédération des auto-entrepreneurs (FEDAE) et l'Insee, 77% des micro-entreprises et 40% des entreprises hors régime auto-entrepreneur meurent dans les cinq ans. Une étude de Vistaprint vient de dévoiler que 31% des entrepreneurs français jugent l'échec comme étant inacceptable et 66% considèrent qu'il est difficile de rebondir après avoir échoué. Par ailleurs, seulement 42% des femmes se relanceraient dans l'entrepreneuriat après un revers contre 62% des hommes. Elles se montrent plus prudentes. Parmi les causes de l'échec entrepreneurial figurent les taxes trop élevées (pour 51% des personnes interrogées) et les difficultés d'accès au financement (42%). 

La revalorisation du smic concerne surtout les femmes, les temps partiel et les TPE 

La revalorisation du Smic à hauteur de 1,2% au 1er janvier 2018 a bénéficié à près de deux millions de salariés du secteur privé, soit 11,5% des salariés au total. En 2018, 26,5% des salariés des TPE ont bénéficié d'une revalorisation du Smic contre 8,1% dans les entreprises de 10 salariés ou plus. Les salariés à temps partiel (24,9%) et les femmes (58,3%) sont également concernés par cette revalorisation. 

Travailler avec son conjoint : le choix d'un statut bientôt obligatoire 

Adopté à l'Assemblée Nationale le 27 septembre 2018, l'amendement relatif au statut de collaborateur conjoint de la loi Pacte prévoit l'obligation pour les chefs d'entreprise de déclarer leur conjoint travaillant avec eux. D'après le ministère de l'Economie et des Finances, 30% des chefs d'entreprise travaillent avec leur conjoint et près d'un tiers de ces conjoints ne sont pas protégés par un statut. Parmi les trois statuts possibles à déclarer, celui de conjoint-salarié est le plus protecteur. Il est soumis au régime général avec une couverture contre les risques sociaux et individuels. Avec la loi Pacte, le statut de conjoint-salarié sera considéré comme le statut par défaut en l'absence de déclaration. Si le conjoint travaille régulièrement dans l'entreprise sans être rémunéré, le statut de conjoint-collaborateur est le plus approprié. Mais il ne pourra pas bénéficier du chômage et sera soumis à un système de cotisation différent « basé le plus souvent sur le volontariat ». Comme le chef d'entreprise, le conjoint-collaborateur cotisera à la Sécurité sociale des indépendants. Enfin, si le conjoint détient une partie des biens, des actions ou des parts du capital, il est possible d'opter pour le statut de conjoint-associé. Mais ce statut présente de réels risques, notamment en cas de séparation. 

Bon troisième trimestre pour les entreprises artisanales 

D'après des chiffres publiés par l'Union des entreprises de proximité (U2P), le chiffre d'affaires des entreprises de l'artisanat, du commerce alimentaire de proximité-HCR et des professions libérales a enregistré au troisième trimestre une progression de 1,5% par rapport à l'année précédente. Pour cette période, le secteur de l'artisanat a été un moteur de la croissance économique global puisque les chiffres d'affaires moyens ont connu une hausse de +2% lors du troisième trimestre (+2,5% sur un an). Le secteur du commerce alimentaire de proximité et des hôtels-cafés-restaurants a quant à lui poursuivi son lent redressement entamé en 2016 en affichant un chiffre d'affaires en hausse de 0,5%. Selon l'U2P, la taille de l'entreprise a une forte influence sur sa santé économique. En effet, au troisième trimestre, les sociétés n'employant pas de salariés ont connu une baisse d'activité de -1%, tandis que celles employant plus de 10 salariés ont vu leur chiffre d'affaires grimper de +2,5 %. Enfin, le ressenti des chefs d'entreprise de proximité pour la suite de leur activité progresse au cours du 3ème trimestre avec 21% qui anticipent une augmentation de leur chiffre d'affaires contre 13% qui anticipent une détérioration.