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Lettre d'information Agricole du 14 janvier 2019

Publié le 14 janvier 2019

Didier Guillaume veut la fin « des mises en cause systématiques » des éleveurs 

À travers un communiqué, Didier Guillaume a demandé aux associations de protection animale que cessent « les mises en cause systématiques » des éleveurs français. A l'issue d'une rencontre avec les fondations et associations de protection animales « représentatives » (CIWF, Welfarm, 30 millions d'amis, OABA… mais pas L214), le ministre leur a rappelé « que les éleveurs français sont bien les premiers acteurs du bien-être car ils aiment leurs animaux, et la compétitivité économique de leurs exploitations, et donc de leurs filières agroalimentaires, en dépendent ». 

Avis du Cese sur l'innovation en agriculture 

Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a approuvé le 8 janvier un avis intitulé « L'innovation en agriculture », qui préconise d'ouvrir davantage la recherche en agriculture aux attentes du public et des professionnels, afin d'accroître son efficacité et de favoriser l'adhésion de la société. Après avoir analysé les grands défis de l'agriculture du 21e siècle (climatique, économique, environnemental, social…) et présenté les différents types d'innovations mobilisables, l'avis formule des préconisations qui mettent les femmes et les hommes au cœur des changements à conduire et visent à assurer leur acceptation par la société. 

Agriculture: les aides européennes dans le collimateur de la Cour des comptes

Dans un référé rendu public le 10 janvier, la Cour des comptes a dressé un réquisitoire sévère de la répartition des aides agricoles européennes. Selon elle, les modalités génèrent « de fortes inégalités » entre les exploitations hexagonales, et avantagent les grandes exploitations. Pour en arriver à ce constat, la Cour des comptes a observé l'évolution de la répartition des aides directes du fonds européen agricole de garantie (FEAGA) : ce fonds, qui constitue l'essentiel de la politique agricole commune (PAC), a représenté en moyenne 7,8 milliards d'euros par an en moyenne de 2008 à 2015 pour la France. En 2015, écrit la Cour des comptes, « 10% des bénéficiaires (33.000 exploitants) ont perçu moins de 128 euros par hectare d'aides directes découplées (droits à paiement de base), alors qu'à l'autre extrémité, (...) 10% des bénéficiaires ont perçu plus de 315 euros/ha ». Cette même année, le montant de l'aide directe moyenne par exploitant pour les structures les plus grandes (22.701 euros) était également supérieur de 37% à celui des exploitations les plus modestes (16.535 euros), toutes spécialisations confondues. Alors que viennent de débuter les discussions entre partenaires européens sur la PAC 2021-2027, la Cour espère, avec ses observations, « aider à progresser vers un meilleur emploi des fonds européens agricoles ». 

Pas d'agriculture dans un accord commercial USA-UE 

Suite à une entrevue avec Robert Lighthizer, le représentant américain au commerce, la Commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, a réitéré son refus d'inclure un volet agricole dans un éventuel accord commercial avec les Etats-Unis. 

Union européenne : Le prix du lait a atteint son maximum en novembre 

D'après les derniers rapports publiés par la commission européenne, c'est au mois de novembre que la moyenne du prix du lait payé aux producteurs européens pour 2018 a atteint son maximum (361 euros/1 000 litres). Avec un prix moyen de 367 euros/1 000 litres pour le mois de novembre contre une moyenne de 361 euros/1 000 litres en Europe, la France fait partie des 21 pays européens ayant connu une hausse par rapport au mois précédent (+0,1%) et des quatre seuls pays témoignant d'une augmentation par rapport à novembre 2017 (+1 %). L'Hexagone se positionne également parmi les six plus fortes hausses du prix du lait (+5,5 %) par rapport à la moyenne des cinq dernières années pour le mois de novembre. Les plus grosses progressions du prix du lait entre octobre et novembre 2018 ont été enregistrées en Irlande (390 euros/1 000 litres), en Espagne, en Lituanie et au Portugal. 

PPA : la clôture entre la France et la Belgique prolongée 

Selon René Collin, Ministre wallon de l'Agriculture, le virus de la peste porcine africaine (PPA) avance actuellement au rythme de deux kilomètres par mois en direction de l'ouest. Tandis que la maladie se rapproche de la frontière française, de nouvelles clôtures devraient être posées dans les prochains jours dans la province de Luxembourg afin de renforcer le confinement des sangliers contaminés en Belgique. Trente kilomètres de clôtures ont déjà été installées autour de la zone tampon. Quinze kilomètres supplémentaires seront donc ajoutés dans un périmètre situé entre Florenville et Virton, à la frontière franco-belge. À ce jour, 281 sangliers prélevés dans la zone noyau de 15.000 ha mise en place autour de la municipalité d'Etalle ont été contrôlés positifs à la PPA. 

La production européenne porcine poursuit sa hausse 

En 2018, la production européenne en têtes devrait augmenter de 2,5% pour atteindre près de 262 millions de porcs produits ; une progression qui devrait se poursuivre au début de 2019 (+1,1 à 2%). Toutefois, la production varie en fonction des principaux pays producteurs. Alors que l'Espagne et le Danemark montrent une forte croissance, la France et l'Allemagne affichent une production modérée. Dans le même temps, la demande européenne devrait se stabiliser. Sur les neuf premiers mois de 2018, les exportations sur les marchés tiers affichent une progression des ventes de l'UE de 1,2% en volume par rapport à 2017. Enfin, sous l'effet d'une élévation de l'offre et d'une stabilité relative de la demande, la pression sur le prix du porc devrait se poursuivre jusqu'au début 2019, pour l'ensemble des producteurs européens. 

Baisse du cours du porc en 2018 au Marché du Porc Breton 

Selon le Marché du Porc Breton, en 2018, le prix du porc a beaucoup diminué, puisque le cours moyen a été de 1,196 euro, loin des 1,370 euro de l'année précédente. La baisse est de 12,72%. La consommation de viande de porc continue de se réduire en France : -3%. Elle est compensée par une croissance continue des exportations, avec un total de 1,7 million de porcs vendus en 2018 par l'intermédiaire du MPB contre plus de 1,8 million en 2017.