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Lettre d'information ACS du 18 novembre 2019

Publié le 18 novembre 2019

Attractivité : la France en bas du classement pour les PME 

D'après un baromètre publié par l'assureur-crédit Euler Hermes, la France se situe à la 11e place sur 13 pays en matière d'attractivité pour les petites et moyennes entreprises (PME). Cet indicateur baptisé SMEB sur le climat des affaires pour les PME prend en compte la charge administrative, la flexibilité du marché du travail, la fiscalité, l'accès au crédit, les opportunités à l'export et la concurrence. En France, «le principal problème pour les PME est l'accès au crédit». Seules 25% des PME interrogées en France pensent en effet que l'accès au financement est bon ou excellent, contre 33% en moyenne dans les autres pays. La lourdeur de la charge administrative et des règlementations plus strictes défavorisent aussi les PME françaises, malgré des taxes désormais moins lourdes et «un marché du travail plus flexible grâce aux récentes réformes». 

Les défaillances d'entreprises en baisse à fin août 

Sur un an, le nombre de défaillances d'entreprises a baissé de 0,7%, à 52.893 fin août, d'après le dernier bulletin de la Banque de France. Par secteurs, la baisse est plus accentuée dans l'information-communication (-4,4%), le commerce (-2%), les activités immobilières (-1,9%) et la construction (-1,4%). A l'inverse, les défaillances d'entreprises enregistrent une hausse dans les transports (6,6%), les activités financières et d'assurance (4,6%), ou encore l'enseignement, la santé et les services aux ménages (1,6%). Par ailleurs, les défaillances ont reculé de 1% pour les microentreprises, à 49.963 contre 50.450 en août 2018. Elles sont en revanche passées de 9% à 18% dans les petites et moyennes entreprises. Les défaillances ont augmenté de 1,3% pour les TPE de moins de 20 salariés réalisant moins de 10 millions de chiffre d'affaires. Selon des données encore provisoires, la baisse des défaillances d'entreprise serait de 1,9% entre septembre 2018 et septembre 2019. 

Ille-et-Vilaine : l'activité reste bien orientée 

Selon une enquête de la CCI Ille-et-Vilaine, l'amélioration conjoncturelle enregistrée sur le département au 1er semestre de cette année se confirme au 3e trimestre. Si les chefs d'entreprise interrogés pointent en majorité une progression de leur activité au cours du dernier trimestre écoulé, ils se montrent en revanche plus prudents pour les mois à venir. Dans le détail, on note une amélioration notable de l'activité chez les commerçants. Le secteur de la construction continue de progresser, porté par une hausse du nombre de logements autorisés en Ille-et-Vilaine (respectivement +9,2% et +9,5% sur 1 an à fin août 2019) et une hausse du nombre de locaux mis en chantier (+32,7% sur la même période). Dans les secteurs de l'industrie et des services, les chefs d'entreprises sont plus mesurés. Si le solde d'opinion reste positif, il n'évolue pas entre le 1er semestre et le 3e trimestre de cette année. 

Le numérique montre sa force en Bretagne 

D'après une enquête menée par l'Insee Bretagne, les activités du numérique concentrent un total de 46.600 emplois dans la région, soit 3,6% du total des emplois bretons (3% au niveau national). L'évolution des activités du numérique est très dynamique sur le territoire breton puisqu'elles ont progressé de 4,3% entre 2010 et 2015 (contre +2,7% au niveau national). Le numérique rassemble 5.000 établissements en Bretagne, et la moitié des activités se concentrent dans le bassin rennais. 

Les micro-entrepreneurs gagnent moins de 500 euros par mois 

D'après une étude de l'Insee, les micro-entrepreneurs (ex auto-entrepreneurs) représentaient près d'un tiers des travailleurs indépendants (hors-agriculture) fin 2017, soit 928.000 micro-entrepreneurs économiquement actifs pour 2,8 millions de travailleurs indépendants hors agriculture. Affichant un revenu mensuel moyen de 470 euros, les micro-entrepreneurs gagnent près de huit fois moins que les travailleurs indépendants classiques (3.580 euros). Les micro-entrepreneurs du commerce de détail hors magasin sont les moins bien lotis (230 euros par mois). Viennent ensuite les micro-entrepreneurs des transports (320 euros par mois) ou ceux officiant dans l'industrie hors artisanat commercial (320 euros par mois). A contrario, les micro-entrepreneurs dont l'activité est juridique ou comptable sont ceux qui s'en sortent le mieux (970 euros). Suivis de près par certains micro-entrepreneurs évoluant dans le secteur de la santé. « Leur faible revenu est lié à la nature du régime qui impose des plafonds sur le chiffre d'affaires », précise les auteurs de l'étude. 

Les commandes des entreprises de TP ont plongé en septembre 2019 

Si l'été 2019 a été particulièrement ensoleillé pour les entreprises de travaux publics (+9,5% en septembre par rapport à la même période un an plus tôt et +13,1% en cumul depuis janvier), le montant des marchés conclus en septembre dernier s'est en revanche effondré : -29,3% par rapport à la même période un an plus tôt. La Fédération nationale des travaux publics (FNTP) parle même d'un "niveau historiquement bas" des prises de commandes. Probablement le signe avant-coureur d'un refroidissement de l'activité prévu pour l'année prochaine, et confirmé par une détérioration du climat des affaires au 3e trimestre. 

Le commerce des centres villes de la région continue de se replier 

Une récente étude de l'Insee Bretagne indique que les emplois dans les commerces des centres-villes ont reculé de 1,3% depuis 2009, alors qu'ils ont progressé de 0,5% dans les périphéries des agglomérations bretonnes. Les commerces qui souffrent le plus sont ceux dédiés à l'équipement de la personne et de la maison. Dans le détail, les villes bretonnes les plus marquées par cette situation de cellules commerciales inoccupées sont les villes de Lannion, Saint-Brieuc, Concarneau et Morlaix.