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Lettre d'information ACS du 13 mai 2019

Publié le 13 mai 2019

66.400 créations de postes dans le privé au premier trimestre 2019 

D'après une estimation provisoire publiée par l'Insee, le secteur privé a enregistré 66.400 créations nettes de postes au 1er trimestre 2019, soit une hausse de 0,3%. Après une année 2018 marquée par un léger ralentissement des créations d'emplois, l'Insee pointe un niveau légèrement plus élevé ce trimestre. Sur un an, la hausse de l'emploi salarié privé est en effet de 0,9% (+173.700) et atteint 19,49 millions de postes au total. L'intérim, souvent marqueur d'une reprise ou d'une croissance, est également bien orienté au premier trimestre 2019 (+1,5% soit +12.100 postes). Par secteur, l'emploi salarié dans la construction est en hausse de 0,6% (+7.900 postes), tandis que les créations d'emplois dans les services marchands progressent de 0,4% (+50.200). 

L'emploi breton en forte hausse au premier trimestre 2019 

Selon le dernier baromètre des embauches publié par la CCI de Bretagne, le volume des projets atteint son plus haut niveau depuis 2017. 7.429 offres d'emplois ont en effet été identifiées dans 103 projets de recrutement de 10 postes ou plus au cours du premier trimestre 2019, précise la CCI de Bretagne. Dans le détail, ces projets concernent des embauches en contrat CDI ou CDD à court et moyen termes dans des sites de production localisés dans la région. Parmi les principaux recruteurs de ce trimestre, on retrouve le secteur de l'industrie (2.879 postes), celui des services (2.713 postes) ou encore celui de l'agroalimentaire (1.540 postes). 

Les industriels plus optimistes sur l'investissement en 2019 

D'après une enquête trimestrielle de l'Insee, les industriels français ont revu en légère hausse leurs prévisions d'investissement pour cette année, dont ils attendent désormais un bond de 11% en valeur après les avoir stabilisés en 2018. Pour le seul premier semestre, les industriels sont plus nombreux à signaler une hausse de leur investissement plutôt qu'une baisse par rapport au second semestre 2018. Le solde d'opinion sur l'évolution de l'investissement pour la période (+17) se maintient au-dessus de sa moyenne de long terme (+7). Les industriels sont également plus nombreux à prévoir une hausse plutôt qu'une baisse de leur investissement au deuxième semestre mais dans une proportion nettement moins importante que dans l'enquête de janvier (solde à +4 après +13). Les entreprises du secteur manufacturier prévoient enfin d'investir pour augmenter leur capacité de production au cours de l'année dans une proportion supérieure à la moyenne de longue période mais moindre par rapport à 2018, où elle avait atteint un niveau record. 

Le chiffre d'affaires des TPE joue au yoyo 

L'Observatoire de la petite entreprise a étudié l'évolution du chiffre d'affaires annuel des TPE, activité par activité, dans l'artisanat, le commerce et les services. En 2018, l'évolution moyenne enregistre un léger repli de 0,8%. Les contrastes sont importants selon les secteurs. Les entreprises de taxis ambulances affichent une hausse de 4,3% de leur chiffre d'affaires en 2018, contre +0,7% en 2017. Le commerce de détail affiche une augmentation de 0,8% en 2018, après une baisse de 0,7% en 2017. Le secteur de la santé se porte également bien, à l'image des pharmacies qui enregistrent une hausse de +1,7%. A l'inverse, le secteur de l'habillement et de l'équipement de la personne recule de 4,9%, après avoir déjà baissé de 2,2% en 2017. Enfin, parmi les autres secteurs en chute figurent la vente et la réparation de vélos qui passe de +4,5% en 2017 à -4,8% en 2018 ainsi que le bricolage en repli de 3,7%. 

Les délais de paiement plus courts dans le monde mais plus longs en France en 2018 

D'après un rapport de l'assureur-crédit Euler Hermes, les délais de paiement des entreprises se sont raccourcis en moyenne d'un jour dans le monde en 2018, mais se sont rallongés de deux jours en France. En moyenne à travers la planète, les fournisseurs mettent 65 jours à se faire payer après la livraison du produit, mais les différences sont très importantes entre pays et secteurs. Tous secteurs confondus, les délais de paiement les plus longs se trouvent en Chine (92 jours). Avec 73 jours, la France pointe à la neuvième place des plus mauvais élèves, devancée notamment par l'Italie (86 jours) et l'Espagne (78 jours). Alors qu'en France le paiement doit en principe intervenir au plus tard 60 jours à compter de la date de la facture ou 45 jours après la fin du mois de livraison, le gouvernement indique que le retard moyen a été de 10,7 jours au 2e trimestre 2018, contre 12,6 jours. Selon Euler Hermes, cet allongement en France est dû au ralentissement de la croissance, les entreprises s'étant montrées «moins strictes sur les délais de paiement accordés à leurs clients». 

Vers un statut pour les travailleurs des plates-formes numériques 

Dans le cadre du projet de loi d'orientation des mobilités, l'exécutif et les députés de la majorité entendent préciser le cadre juridique des travailleurs des plates-formes numériques. Ils souhaitent sécuriser l'activité des entreprises et enrichir les droits des individus qu'elles emploient. Depuis plusieurs années, l'ubérisation du travail suscite l'inquiétude, notamment parmi les syndicats, qui y voient un détricotage insidieux du code du travail. Avec l'amendement du député La République en marche (LREM) du Val-d'Oise, Aurélien Taché, les plates-formes pourront établir une « charte » sur leur « responsabilité sociale » dans laquelle sont définis leurs « droits et obligations » ainsi que ceux des « ubérisés » employés par elles. Le gouvernement et les parlementaires macronistes veulent aller plus loin en rendant de telles chartes obligatoires grâce à un mécanisme d'homologation par les services de l'État. Bérangère Couillard, corapporteuse du projet de loi mobilités et députée LREM, souhaite que des mesures soient prises en faveur du « droit à la déconnexion », sur « le temps maximum de travail » ou pour un prix décent de la prestation. Ce projet suscite l'inquiétude des partenaires sociaux. 

L'Assemblée crée une mission d'information sur l'impact des « gilets jaunes » 

A l'initiative de Roland Lescure, président de la commission des Affaires économiques du Palais Bourbon, l'Assemblée va créer une mission d'information sur l'impact des « gilets jaunes ». Un rapport est attendu dans le courant du mois de juillet. Cette mission sera chargée d'aller en région afin de rencontrer les Français concernés par les violences. Elle auditionnera notamment des élus, des associations de commerçants et artisans, des responsables de la fonction publique hospitalière. Selon Bercy et l'Insee, le mouvement aurait déjà coûté entre 0,1 et 0,2 point de PIB, soit entre 2,2 et 4,5 milliards d'euros.