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Lettre d'information ACS du 18 décembre 2017

Publié le 18 décembre 2017

La Banque de France relève ses prévisions de croissance

Le 14 décembre, la Banque de France a relevé ses prévisions de croissance pour la France à 1,8% en 2017, puis 1,7% en 2018 et 1,8% en 2019. Les bons résultats en matière d'investissement des entreprises, ajoutés au « dynamisme de la demande mondiale et à la baisse des taux d'intérêts », ont en effet poussé l'institution à faire preuve de plus d'optimisme tant pour les entreprises que pour l'emploi. Misant sur une hausse des exportations, en particulier en 2018 (+5,9%), la Banque de France a indiqué que le commerce extérieur devrait cesser de pénaliser l'économie tricolore. Les indicateurs semblent également bons du côté de la consommation qui est jugée « robuste ». Enfin, selon la Banque de France, le taux de chômage ne devrait pas diminuer en 2018 (9,6% de la population active), en raison de la baisse des emplois aidés, mais plutôt en 2019 et 2020 (0,4 point par an).

Le chiffre d'affaires des TPE et PME progresse de 2,5 %

D'après le baromètre « Image PME », paru le 14 décembre, l'activité des TPE-PME a augmenté de 2,5% au troisième trimestre 2017, comparativement à l'an passé. Il s'agit là du cinquième trimestre consécutif de hausse de l'indice global d'activité des entreprises. Dans le détail, si toutes les régions enregistrent une hausse de leur chiffre d'affaires, la croissance de l'activité est principalement portée par les PME réalisant plus d'un million de CA (+2,9%). Ce sont les TPE et PME du secteur des transports et de l'entreposage qui arrivent en tête des hausses d'activité (+3,7%), suivies ensuite par celles de l'hébergement restauration (+2,7 %).

Crédit d'impôt recherche: 93% des bénéficiaires sont des PME

Selon un récent baromètre d'Acies Consulting, 93% des entreprises bénéficiaires du CIR sont des PME (+2pts par rapport à 2016), ce qui représente un volume de 17.300 sociétés. Le baromètre révèle également que le montant du CIR est stable depuis l'année dernière : 5,9 milliards d'euros en 2017 contre 5,8 milliards d'euros en 2016. En conclusion, le cabinet d'étude note que le « crédit d'impôt recherche est "un dispositif mature" qui profite néanmoins de plus en plus aux PME ».

Les entreprises font de plus en plus appel au médiateur des entreprises

Dévoilé le 14 décembre, le bilan annuel du médiateur des entreprises confirme l'engouement des dirigeants pour ce type de résolution de conflit : +20% de demandes de médiation interentreprises ont en effet été enregistrées en un an. Parmi les 10.000 entreprises qui ont sollicité le médiateur depuis 2010, 75% d'entre elles sont reparties avec un accord. À l'instar des années précédentes, ce sont en très large majorité les TPE et PME (93 %) qui forment les principaux demandeurs de médiation sur la période 2016-2017, avec respectivement 48,2% et 45%. Une progression des saisines de la part des petites et moyennes entreprises qui concerne tous les secteurs d'activité, à commencer par les services publics qui concentrent 31,5% des dossiers depuis 2010, talonnés par le secteur des services avec 28,5%. L'industrie suit avec 19,7%, tandis que le commerce et la construction représentent 20,1% des litiges depuis sept ans. En toile de fond de ce bilan, la question des délais de paiement se présente comme un des principaux enjeux du médiateur pour les mois à venir. Pour promouvoir la médiation interentreprises et la résolution à l'amiable des conflits, d'autres axes de développement sont également en cours : renforcement du réseau et du nombre d'acteurs, développement de médiateurs par filières (agroalimentaires, ferroviaire, bois et industrie), élargissement de la médiation à l'innovation…

Des patrons de TPE et PME en meilleure santé que les salariés

Selon la seconde édition du Baromètre Santé des dirigeants réalisé par OpinionWay, 86% des dirigeants de TPE et de PME estiment être en bonne ou en très bonne santé, contre 68% parmi les salariés. Au cours des 12 derniers mois, 68% des dirigeants interrogés déclarent avoir consulté un généraliste. 10% se sont vus proposer un arrêt de travail, qu'ils n'ont pas accepté dans plus de la moitié des cas. Cette étude révèle également que 84% des dirigeants considèrent que leur propre état de santé peut avoir des conséquences sur la performance de leur entreprise, et 87% estiment qu'ils ont un devoir d'exemplarité vis-à-vis de leurs salariés en matière de santé et d'hygiène de vie. Enfin, 3% des patrons reconnaissent consommer des produits psychostimulants ou relaxants contre 6% de salariés. Et 7% prennent des somnifères, anxiolytiques ou antidépresseurs, contre 14% de salariés.

14 projets du numérique soutenus et financés par la Région Bretagne

Suite à l’appel à projets expérimentation d’innovations numériques lancé au printemps dernier, 14 projets ont été retenus sur 36 candidatures. Destinés à favoriser le développement de solutions innovantes ou à pénétrer de nouveaux marchés, ces projets seront soutenus financièrement (784.000 euros partagés entre avances remboursables et subventions) et bénéficieront de l'accompagnement de l’une des technopoles bretonnes associées à la démarche. Les projets, d’une durée maximum de 24 mois doivent être menés par un consortium composé, a minima, d’une PME implantée en Bretagne (porteur du projet) et d’un organisme expérimentateur (centre hospitalier, lycée...).

L'Etat va mobiliser 5 milliards d'euros sur 5 ans pour revitaliser les centres-villes

Le 14 décembre, en clôture de la Conférence nationale des territoires, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé que l'Etat allait mobiliser « plus de cinq milliards d'euros sur cinq ans » pour revitaliser les centres-villes, délaissés par la population et les commerces de proximité. Le plan, baptisé « Action Coeur de ville » concernera en particulier les villes moyennes et visera à accompagner les municipalités qui le souhaitent, dans les projets de réhabilitation de leurs centres. Quatre grands axes de développement sont à l'étude : « l'ingénierie, le logement, les commerces et les services ». Sur ces cinq milliards, 1 milliard proviendra « de la Caisse des dépôts en fonds propres, 700 millions en prêts », 1,5 milliard d'Action Logement et 1 milliard de l'Agence nationale de l'habitat (Anah). Le soutien de l'Etat « se formalisera par un contrat cadre qui engagera la commune, son intercommunalité et les partenaires du plan ».