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Lettre d'information ACS du 20 novembre 2017

Publié le 21 novembre 2017

Transmission-Reprise d'entreprise : état des TPE-PME en 2017

A l'occasion de la 8ème édition de la Quinzaine de la Transmission-Reprise organisée par la Direction Générale des Entreprises (DGE) et de nombreux réseaux d'entrepreneurs, un bilan de la situation des cessions et reprises de TPE/PME a été effectué. En 2017, 60.000 sociétés ont ainsi été mises sur le marché avec un prix de vente moyen de 8,4 fois leur résultat brut d'exploitation (EBE), ce qui constitue un record. Les petites sociétés françaises reviennent de ce fait dans la moyenne européenne de 8,8 fois l'EBE, après une forte baisse en 2013. Selon les derniers chiffres de l'AFE datant de 2015, les entreprises les plus concernées par la transmission sont les TPE/PME de moins de 50 salariés qui représentent 90% des cessions. 58% des petites sociétés cédées ont, par ailleurs, plus de 20 ans. Un pourcentage logique étant donné que 70% des cessions de TPE/PME ont été vendues pour départ à la retraite du dirigeant.

Le Réseau Entreprendre Bretagne a sauvé 5.600 emplois en 15 ans

Financé par la Région, la Caisse des Dépôts et les banques, le Réseau Entreprendre Bretagne fête ses 15 ans d'existence. Durant cette période, l'association a accompagné 400 entrepreneurs lauréats et a contribué à sauvegarder quelque 5.600 emplois. Depuis sa création, les lauréats du Réseau Entreprendre Bretagne se sont partagé un total de 8,5 millions d'euros de prêts d'honneur, dont les montants ont oscillé entre 15.000 et 45.000 euros. Cet accompagnement a notamment favorisé la réussite et la pérennisation des sociétés.

Le manque de communication freine l'entrepreneuriat des jeunes actifs

Si de nombreux soutiens existent pour encourager et épauler les jeunes diplômés dans leur création d'entreprises, il semblerait qu'un manque de communication empêche les futurs entrepreneurs de bénéficier de ces financements. C'est ce que révèle le baromètre réalisé par le Mouvement pour les jeunes et étudiants entrepreneurs (Moovjee), la banque CIC et l'Agence France Entrepreneurs (AFE) en partenariat avec OpinionWay sur les étudiants et l'entrepreneuriat. Malgré un regain d'intérêt des jeunes pour l'entrepreneuriat (+2% sur un an), 81% des étudiants interrogés déclarent toutefois ne pas avoir été informés sur les dispositifs d'aides à la création d'entreprise. Conscient que le manque de communication empêche les jeunes de se lancer dans l'aventure entrepreneuriale, le Moovjee a mis au point, avec 15 partenaires, Kangae, une plateforme web dédiée à l'entrepreneuriat des 15-25 ans. Celle-ci mettra à disposition des jeunes « l'ensemble des ressources nécessaires pour les sensibiliser à l'esprit d'entreprendre et les accompagner dans leurs démarches entrepreneuriales, associatives ou de micro-projets éducatifs ».

Réforme de l'apprentissage : les artisans prennent position

La saison 2015-2016 est marquée par l'augmentation du nombre d'inscrits en première année d'apprentissage, avec 73.135 personnes (+3%). Selon Catherine Elie, directrice des études et du développement économique de l'Institut supérieur des métiers (ISM), cette hausse est due au retournement de la conjoncture, à la très forte dynamique des métiers de l'alimentation et aux coups de pouce de certaines régions. Parmi les enjeux soulevés par le baromètre ISM-Maaf : la question des freins à la mobilité pour de nombreux candidats-apprentis et l'orientation. Dans ce contexte, les artisans souhaitent mieux travailler avec l'Éducation nationale et les régions pour une plus grande adaptation aux besoins des entreprises et des apprenants. Ils proposent aussi d'être reconnus comme un partenaire à part entière du service public régional de l'orientation, de créer un sas de préparation à l'apprentissage en CFA avant la signature du contrat ou encore un salaire minimum légal de l'apprenti sur le seul critère du niveau de diplôme préparé.

Le bâtiment et les TP se redressent mais les prix sont atones

D'après l'analyse conjoncturelle trimestrielle de la Banque de France portant sur le bâtiment et les travaux publics en Bretagne, on constate un redressement du secteur même si celui-ci souffre du manque de progression des prix des prestations. Les entreprises de la construction font aussi état de difficultés de recrutement dans un contexte général de hausse des embauches. Le secteur du logement progresse également mais de façon moins nette que par le passé récent. Dans le non résidentiel (locaux d'activité, industrie...), le marché est jugé « peu dynamique » et les « rémunérations tendues ». C'est également le cas dans le second oeuvre du bâtiment qui est néanmoins porté par les économies d'énergie dans les logements. Concernant les travaux publics, malgré une réduction de la commande publique, « les activités se redressent au troisième trimestre », sauf les prix des prestations.

Commerce spécialisé: octobre "extrêmement mauvais" à cause du temps chaud

D'après Procos, la météo chaude du mois d'octobre a particulièrement pénalisé les ventes du commerce spécialisé en France. Alors que le commerce spécialisé avait connu un mois de septembre dynamique avec un bond de 9,6% de l'activité (par rapport au même mois de 2016), le mois d'octobre s'est avéré extrêmement mauvais avec -12,7%. Si les secteurs de l'équipement de la personne sont les plus touchés par cet effet météo : entre -18% et - 25%, d'autres secteurs, et c'est plus surprenant, ont enregistré un mauvais mois : équipement de la maison (-2%), culture-loisirs (-4,3%). Seule la restauration a affiché des résultats corrects (+2%). Côté localisation, la périphérie accuse un recul de 12,2% et le centre-ville se replie à 13,7%. Au total, sur 10 mois, « alors que fin septembre l'activité cumulée était de +0,8%, fin octobre, le cumul se chiffre à -0,6% », soit le même qu'en octobre 2016.

La restauration à table augmente de +0,3% au T3 2017

Selon le baromètre de la restauration à table publié par CHD, le troisième trimestre 2017 a été meilleur pour 39% des restaurateurs. Le mois le plus porteur a été août 2017. Le chiffre d'affaires moyen enregistré est de 118.609 euros. En moyenne, 67 couverts par jour ont été dressés (+4% vs T3 2016). 45% des restaurateurs s'attendent à une activité similaire pour les 12 prochains mois.