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Lettre d'information ACS du 29 avril 2019

Publié le 29 avril 2019

Trois entreprises sur quatre nées en 2014 toujours en activité en 2017 

D'après une étude de l'Insee, les entrepreneurs de la génération de 2014 ont bénéficié d'une conjoncture économique nettement meilleure que leurs pairs qui se sont lancés en 2010. Trois quarts des 267.000 entreprises (hors régime de l'autoentrepreneur) nées sur cette période étaient en effet toujours en activité en 2017, soit 3 points de plus que celle de la génération précédente. Alors que 60% des sociétés lancées en 2014 ont indiqué être « satisfaites » de leur dernier exercice financier par rapport à leurs objectifs, 55% d'entre elles ont vu leur chiffre d'affaires augmenter, contre 45% pour la génération 2010. Si la pérennité des entreprises dépend beaucoup du statut juridique (83% des sociétés nées en 2014 existaient toujours trois ans après leur création, contre 63% pour les entreprises individuelles), elle dépend également du secteur d'activité. Les secteurs de l'enseignement, santé humaine et action sociale ; du transport et entreposage ; et des activités spécialisées, scientifiques et techniques semblent en effet plus robustes que les autres. Enfin l'Insee souligne que le montant de l'investissement initial, l'expérience du créateur, et notamment sa capacité à faire face aux difficultés ou à les anticiper, mais aussi la localisation comptent aussi beaucoup mais de manière intemporelle. 

Conjoncture Ille-et-Vilaine : la croissance a continué de freiner ce premier trimestre 

L'enquête de conjoncture de la CCI Ille-et-Vilaine note que le fort ralentissement de l'activité des entreprises du département constaté au second semestre 2018 s'est poursuivi au premier trimestre 2019. Ainsi, sur les 860 entreprises qui ont participé à cette enquête, 36,5% d'entre elles ont indiqué un chiffre d'affaires en baisse pour le premier trimestre 2019 (contre 35,2% au 2ème semestre 2018), 38,5% une chiffre d'affaires stable (contre 41% au 2ème semestre 2018) et 24,9% un chiffre d'affaires en hausse (contre 27,3% au 2ème semestre 2018). L'enquête pointe une dégradation du solde d'opinion, à -11,6. Dans le détail, près de la moitié des commerçants ont indiqué un chiffre d'affaires en baisse tandis que le secteur du BTP s'en est mieux sorti en présentant un solde d'opinion positif. Le nombre de mises en chantier s'est maintenu à un niveau élevé en Ille-et-Vilaine sur la fin 2018 et les premiers mois de 2019. Si la conjoncture économique défavorable reste la première cause de baisse d'activité au 1er trimestre, les mouvements sociaux sont également pointés du doigt par les chefs d'entreprise. 85% des commerçants du centre-ville de Rennes ayant répondu à l'enquête ont indiqué un chiffre d'affaires en baisse sur les 3 premiers mois de l'année. Malgré cette situation mitigée, les chefs d'entreprise brétiliens affichent un certain optimisme pour le 2e trimestre. Ils sont en effet plus nombreux à espérer une hausse de chiffre d'affaires qu'à redouter une baisse. 

Bpifrance en Bretagne fait part d'un record de financements 

Les activités de Bpifrance en Bretagne ont été très dynamiques l'année dernière puisque la banque a accompagné 4.421 entreprises, moyennant un apport record de 922 millions d'euros. Cette somme a permis aux entreprises de lever un total de financements de 2 milliards d'euros. Au capital de 30 sociétés, Bpifrance a par ailleurs apporté son soutien à 223 porteurs de projets innovants et 108 entreprises ont pu bénéficier de son dispositif d'assurance export. Le programme « Prêt flash TPE Bretagne », lancé en partenariat avec le conseil régional de Bretagne début 2019, vise à soutenir une centaine de TPE via l'octroi de prêts d'un montant maximum de 10.000 euros sur 4 ans sans garantie. 

France Active Bretagne envisage de doubler ses activités 

Accompagnant les entreprises de l'économie sociale et solidaire (ESS), l'association France Active Bretagne finance chaque année entre 45 et 50 nouvelles structures de l'ESS moyennant des aides de 1,5 à 2 millions d'euros. L'association se donne pour objectif de doubler, d'ici à 5 ans, le nombre des structures accompagnées dans la région à chaque exercice. 

Plus de 40% des jeunes veulent créer leur entreprise 

Un sondage OpinionWay pour France Active révèle que 42,5% des 18-30 ans désirent créer sa propre entreprise. Pour 60% d'entre eux, c'est un moyen efficace de changer les choses. 31% envisagent notamment de créer une entreprise dont les salariés seraient tous décisionnaires, 25% veulent mener un projet en lien avec l'écologie et la lutte contre le réchauffement climatique, 20% un projet capable de créer du lien social et de contribuer au développement de leur territoire et enfin 20% un projet social pour lutter contre la pauvreté et l'exclusion. Bien qu'engagés, les 18-30 ans ont également des motivations individuelles. Près de 60% souhaiteraient créer leur entreprise pour éviter le chômage, 51% pour garder leur liberté et 36% pour créer leur propre emploi et en créer d'autres. Ils n'en restent pas moins réalistes. 55% d'entre eux hésitent à se lancer pour des raisons financières, 37% à cause de la complexité des démarches et 34% par peur d'échouer. Enfin, cette enquête met en évidence le manque d'information des jeunes. Ils sont 69% à ne pas connaître les dispositifs d'aide à la création d'entreprise. 

Un travailleur indépendant sur cinq est finalement... dépendant 

Selon l'Insee, la France compte 3,1 millions d'indépendants. Parmi eux, ils sont 620.000 à être économiquement dépendants d'une autre structure économique, soit 20% des indépendants. Ces relations présentent des contraintes. En effet, elles peuvent limiter l'autonomie des indépendants, notamment en ce qui concerne le contenu des tâches, les horaires, la sélection des fournisseurs ou encore la fixation des prix. La première forme de dépendance est celle à un client. Les secteurs les plus concernés sont ceux de l'information-communication, des transports et des services aux entreprises. Viennent ensuite les dépendants d'une relation amont (avec une centrale d'achat, un réseau de franchise ou un groupement) et enfin les dépendants d'un intermédiaire. Cette dernière catégorie comprend les entrepreneurs qui font appel aux plateformes numériques. Ils sont plus nombreux dans les secteurs des transports, de la formation et de l'immobilier. 

Regain de sinistralité pour l'hôtellerie restauration 

Selon une étude Altarès, le secteur de l'hébergement mais également celui de la restauration rapide et les débits de boissons ont vu leur sinistralité augmenter lors du premier trimestre 2019. Concernant le secteur de l'hébergement marchand, déjà marqué par un net repli en 2018, on constate que les liquidations judiciaires ont progressé de 14,5% depuis le début de l'année 2019 avec 71 décisions rendues par les tribunaux de commerce (pour les hôtels, le nombre de défaillances a augmenté de +2,7% au premier trimestre 2019 par rapport au premier trimestre 2018). Du côté des débits de boissons, avec 327 liquidations judiciaires prononcées dans la période, la sinistralité de ce secteur est en hausse de +17,9 %. La restauration rapide, fortement impactée par les récents événements, a pour sa part connu depuis le début de l'année une forte poussée de redressements judiciaires soit +28% pour 183 établissements. Dans la restauration commerciale, le nombre de défaillances est resté stable (-0,7%).