actualités

Lettre d'Information ACS du 29 mai 2017

Publié le 29 mai 2017

Le chômage est reparti à la baisse en avril 

D’après les statistiques publiées par le ministère du Travail le 24 mai, le nombre de demandeurs d'emploi n'ayant pas du tout travaillé a diminué significativement en avril (-1%, soit 36.300 personnes). Après un quasi-surplace en janvier et février et une forte hausse en mars (+44.000 chômeurs de catégorie A), le bilan sur trois mois s’affiche en très légère progression (+0,1%, soit +3.900 personnes). Le bilan du quinquennat Hollande en sort donc très légèrement adouci, avec une augmentation sur cinq ans de 578.200 de chômeurs sans activité (contre 750.000 durant le quinquennat Sarkozy). Contrairement à la tradition, le ministère du Travail s'est abstenu de commenter ces données, jugeant que le nombre de chômeurs « peut être affecté, chaque mois, par différents évènements de nature administrative ». Cette statistique d’avril va devenir une référence clef pour évaluer l’impact de la politique d’Emmanuel Macron sur le marché de l’emploi. Celui-ci s’est en effet donné pour objectif d’arriver à un taux de chômage de 7% en fin de quinquennat. 

 

Climat des affaires : les entreprises débutent le quinquennat avec optimisme

Premier indicateur avancé publié depuis l'élection présidentielle, le climat des affaires a gagné un point en mai, a indiqué l'Insee le 23 mai. Le solde entre les optimistes et pessimistes s'établit à 105 points, cinq points au-dessus de sa moyenne de long terme, un niveau déjà atteint en février mais qui constitue son plus haut depuis six ans. D’après l’Insee, les perspectives d’embauches se redressent et plusieurs secteurs sont marqués par l’optimisme : l’industrie dont les carnets de commande affichent « des soldes bien au-dessus de leur normale », le bâtiment, le commerce de gros ou encore le commerce de détail. Autre indicateur signalant ce regain de confiance, l'indice PMI des directeurs d'achat qui montre une nouvelle expansion du secteur privé, et ce pour le onzième mois consécutif. D’après Markit, les répondants fondent toutefois « leur optimisme sur le lancement de nouveaux produits et services, sur une forte demande étrangère, et sur la fin des élections présidentielles ». Une consommation des ménages en baisse (-0,4%) ainsi qu’une dégradation du commerce extérieur montre en effet que la reprise d’activité n’est pas encore clairement intervenue. 

 

Insee : Un bilan économique 2016 encourageant pour la Bretagne

D’après l’enquête annuelle de l’Insee publiée le 23 mai, le bilan économique de le Bretagne est plutôt encourageant. Avec plus de 10.000 postes créés en 2016, l'emploi salarié a confirmé sa reprise amorcée dès 2015 et affiche une hausse de 1,4% (contre 1,2% pour la moyenne nationale). Le taux de chômage s'établit quant à lui à 8,5% de la population active, ce qui place la Bretagne au 2e rang des régions françaises, derrière les Pays-de-la-Loire. La création d’entreprise a également progressé (+1,7% en moyenne sur la Bretagne) sauf dans les Côtes-d'Armor et le Finistère (respectivement -2,4% et -2,1%). Par ailleurs, le chiffre d'affaires des entreprises est en nette progression dans les services marchands (+4,1 %), largement au-delà des prévisions énoncées l'an dernier (+2,5%). Plusieurs secteurs sont à la peine : le bâtiment ne parvient pas à embaucher malgré une hausse des permis de construire et des mises en chantier, et le tourisme et l’agriculture affichent quant à eux un bilan en repli. 
 

Une trentaine de projets validés par Initiative Rennes depuis début 2017

En charge de l’accompagnement des reprises et créations de TPE, Initiative Rennes a annoncé avoir soutenu depuis janvier 2017 29 projets pour un montant global de 198 000 euros de prêts d'honneur. Parmi les projets, on retrouve entre autres La Ganache, une pâtisserie-salon de thé de type scandinave situé à Rennes, Woleet, une société spécialisée dans la certification et l'authentification de données numériques, ou encore l'Atelier Coqlico, un atelier de fabrication de vêtements taillés sur mesure. 
 

AG2R-La Mondiale s'affirme comme un acteur du financement des PME françaises 

Avec le lancement des « fonds de prêt à l'économie », les assureurs sont devenus de nouveaux partenaires financiers pour les PME. Désirant renforcer son rôle d’acteur du financement des entreprises, le groupe de protection sociale AG2R-La Mondiale a ainsi prévu d’investir 100 millions d’euros dans un nouveau fonds de dette, géré par Eiffel Investments Group. Baptisé « Eiffel Croissance Directe », celui-ci est destiné aux PME françaises dont le chiffre d'affaires est compris entre 5 et 50 millions d’euros afin de soutenir leurs projets de croissance. La BRED Banque Populaire est également co-investisseur dans ce fonds à hauteur de 10 millions d’euros. « Elle participera activement à l’identification d’emprunteurs et à la mise en place de solutions de financement conjointes banque-fonds », précise un communiqué. Les prêts octroyés seront compris entre 2 et 4 millions d’euros pour des maturités de 5 à 10 ans. Les financements accordés par le fonds Eiffel Croissance Directe pourront bénéficier de la garantie du Fonds Européen d’Investissement (FEI). À ce jour, le montant total des actifs mobilisés par AG2R-La Mondiale dans le financement des entreprises s’élève à plus de 2,3 milliards d’euros. 
 

Une fiscalité française favorable à l’écosystème start-up

D’après une tribune publiée par les avocats Hubert Bresson et Matthieu Lafont (Département fiscal au sein du cabinet CMS Bureau Francis Lefebvre), la fiscalité française serait très favorable à l'écosystème start-up. Si la complexité et le poids de la fiscalité sont souvent considérés comme des freins à l’entreprenariat, les avocats expliquent pourtant que de nombreux dispositifs fiscaux de faveur profitent aux start-up, et peuvent même s'appliquer à l’entreprise elle-même, à l’entrepreneur ou aux investisseurs. Grâce à des exonérations d’impôts au titre des deux premiers exercices bénéficiaires, le régime des jeunes entreprises innovantes (JEI) permet ainsi aux jeunes entreprises qui investissent dans l’innovation de ne pas se retrouver « étouffer » par les impôts. Les crédits d’impôt recherche et innovation qui permettent également d’obtenir un crédit d’impôt égal à 30% des dépenses de recherche et de 20% des dépenses d’innovation. Sous certaines conditions, ces crédits peuvent même être remboursés à l’entreprise, lui procurant un avantage rapide et direct en trésorerie. Pour inciter les investisseurs à financer des start-up et faciliter leur développement, plusieurs mesures existent : réductions d’impôt sur le revenu et d’ISF, PEA, le dispositif de « corporate venture » qui permet d’amortir les sommes que des sociétés investissent dans des PME innovantes ou encore le « compte PME innovation » qui incite les entrepreneurs à réinvestir le produit de la vente de leur entreprise dans des jeunes PME ou des entreprises innovantes. 
 

Régression de l’activité du commerce spécialisé en avril 2017

D’après le panel de la fédération du commerce spécialisé Procos, l’activité d’avril 2017 régresse de -1,6% par rapport au même mois de 2016, alors qu’elle était en hausse en mars 2017 (+2,1%). Avec ce mauvais mois 2017, l’évolution des quatre premiers mois de cette année est négative à -1,5%. Il y a un an, le même quadrimestre dépassait de peu la stabilité à +0,4%. « Ce mois est marqué par une très forte hétérogénéité de l’activité selon les secteurs », commente le communiqué de Procos. L’équipement de la maison connaît une forte régression, l’équipement de la personne stagne en moyenne et les secteurs Culture-loisir, restauration et beauté-santé finissent le mois en négatif. Concernant les typologies d’implantation des magasins, les centres commerciaux en centre-ville ou en périphérie affichent des baisses respectives de -2,5% et -2,9%. Les magasins dans les rues sont également en légère baisse (-1,1%), tandis que les moyennes surfaces de périphérie se maintiennent par rapport à l’année dernière (-0,3%).