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Lettre d'information ACS du 30 octobre 2017

Publié le 30 octobre 2017

Le climat des affaires s'infléchit légèrement en octobre

Selon des données publiées par l’Insee, le climat des affaires en France a perdu un point en octobre, à 109, alors que l’indicateur de septembre a été revu à la hausse, à 110. Cela fait maintenant plus de deux ans qu’il se situe au-dessus ou au niveau de sa moyenne de long terme, calée à 100. Dans le détail, l'indicateur de l'industrie manufacturière est resté stable à 111, celui des services a perdu un point, à 107, et l'indicateur du bâtiment en a gagné un, à 105. Celui du commerce de détail a également progressé d'un point, à 113, son meilleur niveau depuis janvier 2008. L'indicateur de retournement pour l'ensemble de l'économie reste dans la zone indiquant un climat conjoncturel favorable, souligne en outre l'Insee. Les industriels sont optimistes sur leurs perspectives de production. L’Insee mentionne d’ailleurs un fort taux d’utilisation des capacités de production (à 84,9%), indiquant un accroissement des goulots de production. Dans les services, les soldes sur l’activité et la demande prévues s'effritent par rapport à septembre tout en se maintenant aussi à un niveau élevé.

En Bretagne, le nombre des créations d'entreprise diminue

D’après le baromètre semestriel Créditsafe France, le nombre de créations d’entreprises a reculé de -0,9% (10.116 créations) entre janvier et juin 2017, contre une moyenne nationale en hausse de 2%. L’étude note que 54% des créations de la région sont des entreprises individuelles, principalement des micro-entreprises. Dans le détail, c’est le commerce de détail qui reste le premier secteur créateur (21% des créations) même s’il s’affiche en recul de 2%, vient ensuite le secteur des services aux entreprises (13%), en hausse de 10%. La finance, les assurances et l'immobilier (11% des créations) se replient de -21%. Concernant les défaillances d’entreprises (917 en 2017), celles-ci ont reculé de 17% en Bretagne au cours du premier semestre.

Le secteur financier appelé à se mobiliser pour financer les PME

Pour répondre à une demande de la majorité qui souhaite voir les intermédiaires financiers favoriser l'investissement dans les entreprises, notamment les PME, les députés de la commission des finances du groupe La République en Marche (LREM) ont invité les banques, assureurs et spécialistes de l'épargne à présenter le 22 janvier prochain une feuille de route de promotion des produits favorables au financement des entreprises. D’après la députée LREM Amélie de Montchalin, la mise en place de produits diversifiés d'une maturité de cinq à dix ans permettrait d'offrir aux épargnants un rendement de 5%, voire 10% et d’injecter 4 à 5 milliards d'euros dans les entreprises. Si certains professionnels voient d’un bon oeil cette initiative, d’autres soulignent que le fléchage de l'épargne vers les entreprises reste un serpent de mer de la politique française.

Banque en ligne : ING Direct veut faciliter l'accès au prêt des TPE/PME

D’après une étude réalisée pour ING Direct auprès de dirigeants de petites entreprises, 74% d’entre eux déclarent avoir dû fournir trop de documents, 69% que la demande a duré trop longtemps et 59% que le crédit n’est pas flexible. Pour y remédier, la banque en ligne a annoncé le lancement de Prêt Pro Direct, une nouvelle offre de crédit à destination des professionnels qui a pour but de simplifier et accélérer le financement des TPE/PME. La demande se fait directement en ligne, en 10 minutes, et si celle-ci est acceptée, un déblocage des fonds est réalisé sous 48 heures. Pour développer cette offre, ING Direct a travaillé avec plusieurs start-ups, dont Kabbage, une fintech américaine spécialisée dans le prêt aux TPE, et Budget Insight, un spécialiste français de l’agrégation de comptes.

Edouard Philippe assure aux indépendants que la réforme du RSI sera "financièrement neutre"

A l’occasion d’une intervention lors du « Forum des entreprises de proximité », Edouard Philippe a rappelé toutes réformes défendues par son gouvernement pour faciliter l’emploi dans leur secteur : ordonnances permettant à l’ensemble des structures de négocier ou de se concerter avec le personnel sur tous les sujets, sécurisation des procédures de licenciement ou encore simplification du compte pénibilité. Le Premier ministre a également souligné son intention d’associer l’U2P aux futures réformes de l’apprentissage, de la formation professionnelle et de l’assurance-chômage. Alain Griset le président de l’U2P a présenté deux conditions concernant l’extension de l’assurance-chômage : les cotisations chômage des entreprises ne doivent pas augmenter et les règles d’accès à l’assurance chômage devront être également fixées pour les travailleurs des plateformes numériques. Enfin, Edouard Philippe a insisté sur la neutralité financière de la réforme du RSI pour les indépendants.

Dans le BTP, la hausse de l'intérim est limitée en septembre

D'après le baromètre de Prism'emploi, l'emploi intérimaire dans le secteur de la construction a augmenté de +4% en septembre 2017 (contre +12% tous secteurs confondus), après avoir stagné en août. Sur les neuf premiers mois de l’année, il affiche une progression de 8,5%. Si toutes les qualifications sont concernées par l’amélioration, Prism'emploi note dans son communiqué que le développement de l'emploi intérimaire est principalement porté par les cadres et professions intermédiaires (+15,9 %), puis les employés (+14,3 %), les ouvriers non qualifiés (+13,2 %) et les enfin ouvriers qualifiés (+8,5 %). Avec une hausse de +17.7% de l’emploi intérimaire, la région Bretagne poursuit sa dynamique.


Les députés LREM veulent fusionner les CCI avec les chambres des métiers

Le projet de budget 2018 suscite l’inquiétude des chambres de commerce et d’industrie (CCI) pour deux raisons. D’une part, il prévoit une baisse de 150 millions d’euros des ressources fiscales au titre de la taxe pour frais de chambre (TFC) des CCI. Selon le président de CCI France, Pierre Goguet, ces nouvelles coupes budgétaires pourraient entrainer la suppression de 2.000 postes. D’autre part, les députés de La République en marche (LREM) ont déposé un amendement visant à fusionner les CCI avec les chambres des métiers et de l’artisanat, un rapprochement jugé inenvisageable par ces dernières. Une mission a été confiée à l’inspection générale des finances (IGF) pour revisiter les statuts et le rôle des établissements.