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Lettre d'information ACS du 6 novembre 2017

Publié le 06 novembre 2017

Hausse favorable de la conjoncture en Ille-et-Vilaine

D'après la dernière enquête de conjoncture de la CCI, la situation des entreprises brétiliennes a continué de s'améliorer au cours du troisième trimestre 2017. 37,6% des dirigeants interrogés ont en effet indiqué un chiffre d'affaires en hausse, tandis que 25,9% d'entre eux ont annoncé une baisse de leurs activités. Le commerce et la construction sont en nette progression.

Ordonnances : la revanche des branches professionnelles

Les ordonnances de la réforme du Code du travail à peine signées, plusieurs accords de branches reviennent sur la possibilité donnée aux employeurs de négocier entreprise par entreprise le niveau des primes et tous les à-côtés de la rémunération. Des accords ont notamment été conclus avec les routiers et les dockers. Les entreprises ne pourront plus négocier des primes dont le niveau serait inférieur à celui fixé par la convention collective de la branche. Si ce genre d'accords se multipliait, le ministère du Travail pourrait utiliser son pouvoir de non-extension des accords de branches qui prévoit d'exclure les clauses pouvant porter atteinte à la libre concurrence compte tenu des caractéristiques du marché concerné (ordonnance n°4).

Financement des TPE : les nouveautés des banques publiques

Depuis que le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a encouragé la Banque Postale à devenir le « premier prêteur » des très petites entreprises (TPE), plusieurs initiatives en faveur du financement des TPE ont vu le jour. Si pour Bpifrance le prêt aux TPE relève un peu du casse-tête, l'établissement s'y essaye néanmoins, depuis la mi-2016, en mettant à profit les ressources des régions pour garantir ses prêts et en utilisant le digital pour les distribuer. Un an après le lancement d'une offre de crédit comprise entre 10.000 et 50.000 euros, Bpifrance juge le bilan de cette action mitigé. Celle-ci touche en effet surtout des grandes TPE qui sont dans l'orbite de l'établissement. Concernant le lancement du crédit d'investissement de 10.000 euros, accordé en ligne, co-financé et garanti par la région Bretagne, Bpifrance espère pouvoir dupliquer l'opération dans d'autres régions et déléguer à terme l'octroi de ces prêts aux banques françaises elles-mêmes. Du côté de la Banque Postale, on mise sur la formation de 1.000 conseillers bancaires pour les TPE d'ici à 2020 afin de mieux accompagner les clients TPE du réseau. La banque espère également monter en puissance avec des outils de prêts en ligne et en mobilisant d'autres outils de financement publics (Echanges en cours avec le FEI et la BEI pour distribuer leurs ressources de prêts aux petites entreprises par exemple). La Banque de France se concentre pour sa part sur l'accompagnement grâce à ses « correspondants TPE ». A ce jour, 2.200 entreprises ont eu recours au dispositif.

Face à un avenir incertain les TPE préfèrent recruter en CDD

D'après une étude de la Dares, publiée le 26 octobre et intitulée « Pourquoi les employeurs choisissent-ils d'embaucher en CDD plutôt en CDI ? », 5 motifs principaux sont ressortis. En premier vient le besoin limité dans le temps, lié à un surcroît d'activité temporaire (69 %). La seconde raison, est l'usage du CDD comme moyen d'évaluer les compétences d'une personne avant de lui proposer un CDI (65%). Arrive ensuite la volonté de limiter les risques dans le cas où l'activité ralentirait (56 %), ex aequo avec l'habitude de recruter en CDD sur un type de poste précis. Enfin, éviter la réglementation associée au CDI se place en 5ème position (45%). Si l'on se focalise sur le cas des TPE, c'est la volonté de limiter les risques dans le cas où l'activité ralentirait qui arrive en première place (55%). Les TPE évoquent également plus souvent que les grands groupes des motifs règlementaires et financiers (coût du licenciement, formalités en cas de rupture…). Dans le BTP, c'est la volonté de tester les compétences d'un futur salarié qui motive les dirigeants à recourir principalement au CDD.

Indépendants : de meilleurs revenus au nord qu'au sud de la France

D'après une étude de l'Insee, en France, un travailleur indépendant gagnait en moyenne 2.510 euros en 2014. Mais, les écarts de revenus peuvent être importants d'un département à l'autre. Ainsi, un travailleur indépendant gagnait en moyenne 2.800 euros par mois dans le Pas-de-Calais et 3.700 euros par mois à Paris. En revanche, le revenu mensuel moyen était inférieur à 2.000 euros dans neuf départements du sud de la France. La plus forte proportion d'autoentrepreneurs et le nombre important de non-salariés ne déclarant aucun revenu dans le sud pourraient expliquer cette disparité géographique. Enfin, les professions libérales sont surreprésentées dans le Nord, le Nord-Est et la région parisienne. Or, ces professionnels bénéficient d'une meilleure rémunération que les commerçants et les artisans, notamment les libéraux exerçant dans le secteur de la santé ou du service aux entreprises.

Au troisième trimestre 2017, les défaillances dans le BTP en forte chute

D'après le palmarès Altares des défaillances d'entreprises, celles du secteur de la construction ont baissé de 10,9%, à 2.291, au troisième trimestre 2017. « Cette tendance à deux chiffres est tirée notamment par le gros œuvre (-11%), et plus précisément la construction de maisons individuelles (-22%) ou la maçonnerie générale (-8%). L'amélioration est de -8% dans le second œuvre et -11% dans les travaux publics », indique le cabinet dans son rapport.

L'image très positive des artisans auprès des Français

Selon un sondage BVA réalisé pour le compte du Fonds national de promotion et de communication de l'artisanat (FNPCA), 94% des Français ont une bonne opinion des artisans. Pour définir les artisans, les personnes interrogées ont ainsi évoqué les termes « dépositaires d'un savoir-faire » (à 94%), « travailleurs » (93%), « compétents » (91%), « à l'écoute du client » (86%) ou encore « soucieux du travail bien fait » (86%) et même « innovants » (74%). Perçu comme un gage d'expertise, de consommation locale et de qualité, l'artisanat est également une voie professionnelle qui pourrait convenir à une partie des Français s'ils en avaient la possibilité (47% des cadres et 65% des ouvriers). Pour devenir artisan, huit Français sur dix conseilleraient de choisir l'apprentissage.