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Les points de convergence entre agriculteurs, transformateurs, distributeurs, consommateurs et ONG

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Publié le 19 janvier 2018

États généraux de l’alimentation : point sur ce qui en ressort

Les débats qui ont eu lieu au sein des sept premiers ateliers des États généraux de l’alimentation ont permis de dégager un certain nombre de consensus et d’orientations, dont voici les principaux.

Mieux répondre aux attentes des consommateurs

«mettre en place une nouvelle gouvernance nationale de l’alimentation

  • Améliorer l’étiquetage des produits alimentaires.

  • Accompagner la transition vers des modèles plus durables par un amplification des démarches officielles, bio, haute valeur environnementale, ect.. et une réorientation des soutiens publics (future PAC).

Améliorer les relations commerciales et contractuelles entre les producteurs, transformateurs et distributeurs

  • Mettre en place un dispositif contractuel nouveau qui redonne l’initiative de la négociation aux agriculteurs.

  • Sensibiliser les autorités administratives de la concurrence nationale et européenne.

Adapter la production agricole aux besoins des marchés et des transformateurs

  • Renforcer les missions interprofessions.

  • Publier un guide national d’interprétation du droit de la concurrence.

  • Faire prévaloir l’exception agricole sur la concurrence auprès des autorités européennes.

  • Encourager le regroupement de l’offre

  • Améliorer l’articulation entre les interprofessions et les établissements publics en intégrant tous les maillons de la filière aux instances de concertation de FranceAgriMer.

Développer les initiatives locales et créer des synergies

  • Mener une étude juridique en vue de mieux préserver le foncier agricole.

  • Établir par la loi un nouvel objectif de produits de proximité, de produits bio dans les restaurants collectifs.

  • Garantir la transparence des origines des produits bruts transformés dans tous les circuits d’achat d’ici 2020 en passant par un acte législatif.

Développer la bioéconomie et l’économie circulaire

  • Se doter d’une stratégie nationale d’économie circulaire.

  • Faire aboutir le plan d’action de la bioéconomie.

  • Soutenir un plan protéiné végétal.

  • Développer la recherche et l’innovation pour les systèmes de culture.

Rendre les prix d’achat des produits agricoles plus rémunérateurs pour les agriculteurs

  • Rénover la contractualisation en construisant les prix à partir des coûts de production.

  • Mettre en place des systèmes qui encouragent le regroupement des agriculteurs.

  • Renforcer le pouvoir du médiateur en cas de difficultés dans les négociations.

  • Instaurer une mécanique de contrats en cascade pour répercuter les fluctuations de prix.

  • Passer d’un prix prédateur à un prix responsable.

  • Relever le seuil de revente à perte(SRP° et encadrer les promotions.

Conquérir de nouvelles parts de marché (Europe et International)

  • Promouvoir et communiquer sur l’excellence française.

  • Améliorer la compétitivité des filières.

  • Engager un programme de recherche, de développement, d’innovation et de formation

Luc Mangelinck