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Lettre d'information ACS du 14 mai 2018

Publié le 15 mai 2018

La Banque de France prévoit 0,3% de croissance au 2e trimestre 

D'après la dernière enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France, la croissance de l'économie française devrait atteindre 0,3% au deuxième trimestre. L'institution signale par ailleurs un recul d'un point de chacun de ses indicateurs sectoriels du climat des affaires pour avril, qu'il s'agisse de l'industrie, à 102, des services à 102 également ou du secteur du bâtiment, à 104. Dans l'industrie, les chefs d'entreprise interrogés évoquent une légère accélération de la production industrielle en avril et s'attendent à une stabilisation de l'activité en mai en raison d'une série de jours fériés. Le taux d'utilisation des capacités de production, qui a atteint un pic à 81,7% en décembre dernier, a en outre augmenté en avril, à 80,6% contre 80,5% en mars. Concernant les services, l'activité à une nouvelle fois fortement progressé en avril et les chefs d'entreprise sondés s'attendent à une croissance moins importante en mai. De la même façon, les chefs d'entreprise dans le bâtiment s'attendent à un ralentissement de la progression de l'activité en mai, après un mois d'avril dynamique, en particulier dans le gros œuvre.

La reprise de l'investissement ne se traduit pas en regain de compétitivité 

Après avoir augmenté de 4,3% pour atteindre 23,5% en 2017, le taux d'investissement des entreprises françaises devrait de nouveau s'afficher en hausse en 2018. La Banque de France table en effet sur une hausse de 4,1% pour cette année. Si la France reste bien placée au niveau européen, le déficit commercial de la France continue pourtant de se creuser : il a en effet atteint 15,8 milliards d'euros au premier trimestre, contre 14,1 milliards sur la même période de 2017. D'après le gouverneur de la banque centrale, il faut chercher les causes du côté de la qualité de l'investissement : « le stock de capital en nouvelles technologies rapporté au PIB a stagné ces dernières années ». La faible proportion d'entreprises ayant l'intention d'innover est également pointée du doigt. D'après une enquête de la Banque européenne d'investissement, seules 31 % des sociétés ont investi dans la R&D l'an passé. Enfin, la France est également connue pour avoir un Code du travail assez rigide, ce qui inciterait les entreprises à économiser sur la main d'œuvre. 

Négociation d'entreprise: l'accord majoritaire devient la règle 

Alors que la loi El Khomri avait programmé la généralisation de l'accord d'entreprise pour le 1er septembre 2019, la réforme du code du travail par ordonnances en a avancé l'échéance. Depuis le 1er mai, pour être valable, tout accord d'entreprise ou d'établissement devra désormais avoir été paraphé par des syndicats majoritaires (c'est-à-dire ayant obtenu 30% des suffrages exprimés aux dernières élections professionnelles). La généralisation de l'accord majoritaire au 1 er mai s'est en outre accompagnée d'un assouplissement du calcul de la représentativité des signataires. Elle ne s'apprécie plus par rapport à l'ensemble des suffrages exprimés au premier tour des élections professionnelles réservé aux syndicats, mais par rapport aux seuls suffrages qui se seront portés sur ceux représentatifs c'est-à-dire ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés. 

Ruptures conventionnelles : un pari risqué qui s'appuie sur un succès indiscutable 

Introduites par l'accord de modernisation du marché du travail du 11 janvier 2008, les ruptures conventionnelles représentent 17% des fins de CDI. En mars 2018, leur nombre atteignait les 3.012 millions après 116 mois d'existence. Au premier trimestre 2018, les ruptures conventionnelles dépassaient les 36.200. 

La SATT Ouest Valorisation a investi 4,9 millions d'euros 

En charge de l'accompagnement des projets de laboratoires publics pour des transferts de technologies ou des créations d'entreprises, la SATT Ouest Valorisation a engagé l'année dernière la somme de 4,9 millions d'euros. Cet investissement a permis à 25 programmes (santé, chimie, matériaux, nouvelles technologies du digital …) de trouver leur équilibre économique et commercial. La SATT Ouest Valorisation a par ailleurs signé en 2017 un total de 500 contrats avec des entreprises (transferts de technologies) pour un montant global de 11 millions d'euros. 

Les indépendants ont aussi droit à la formation, mais peu y ont accès 

Comme les salariés, les travailleurs indépendants bénéficient d'un droit à la formation continue. En effet, depuis 2011, ils cotisent à des fonds d'assurance formation (FAF) spécifiques. Les formations relevant de l'obligation de formation continue sont prioritaires. Par ailleurs, les travailleurs indépendants bénéficient du compte personnel de formation (CPF) depuis le 1er janvier. Mais les montants pris en charge par les FAF restent modestes. Les indépendants peuvent également se tourner vers les chambres des métiers ou Pôle emploi pour obtenir des aides au financement. Enfin, un crédit d'impôt pour la formation des dirigeants d'entreprise est aussi disponible. 

L'emploi intérimaire continue sa progression en Bretagne 

D'après les chiffres publiés par Prism'emploi, l'emploi intérimaire se porte bien en Bretagne. En mars 2018, le nombre d'intérimaires a en effet augmenté de 10,5% par rapport au même mois de 2017. Dans le détail, l'industrie est en hausse de 14,7%, le commerce de 11,4%, les services de 8,7%. Deux secteurs s'affichent en revanche en baisse : le B-TP (-0,1%) et les transports (-1,5%).