actualités

Lettre d'information ACS du 1er octobre 2018

Publié le 02 octobre 2018

Budget 2019 : quels sont les coups de rabot prévus par le gouvernement ? 

Face au ralentissement de la croissance et au mécontentement des Français, la réduction des dépenses s'annonce compliqué. Le gouvernement souhaite baisser les aides publiques aux entreprises. Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, a déjà identifié un milliard d'euros d'économies. Il avait également annoncé 400 millions d'euros d'économies d'ici à 2022 pour les chambres de commerce et d'industrie (CCI). La baisse des contrats aidés va encore se poursuivre en 2019. Par ailleurs, Edouard Philippe a annoncé la suppression de 4.500 postes en 2019 dans la fonction publique. Enfin, l'aide personnalisée au logement (APL), les allocations familiales et les pensions de retraites devraient être revalorisées de 0,3% en 2019 et en 2020. Une progression moins rapide qu'avant. 

Loi Pacte : l'Assemblée vote la création d'un « guichet unique » 

Dans le cadre de l'examen de la loi Pacte, l'Assemblée nationale a adopté la création d'un « guichet unique » électronique pour certaines formalités administratives des entreprises. Il devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2021. Comme le prévoit un amendement gouvernemental, les entrepreneurs pourront continuer à déposer leurs dossiers auprès des centres de formalités des entreprises (CFE) jusqu'en 2023. La droite accuse le gouvernement de supprimer l'accompagnement personnalisé des chefs d'entreprise. 

L'emploi progresse dans la région, le nombre des cadres en hausse comme celui des postes non qualifiés 

D'après une enquête de l'Insee Bretagne sur l'évolution de l'emploi en Bretagne, 1,3 million de personnes occupent actuellement un emploi sur le territoire (+265.000 depuis 1982 soir une croissance annuelle de +0,7%). Dans le détail, il apparaît que cette progression vaut tout d'abord pour les cadres et professions intellectuelles supérieures (+113.100), puis les autres emplois qualifiés (+85500) ainsi que les emplois non qualifiés (+66.700). Les résultats de l'enquête indiquent que la proportion d'employés non qualifiés progresse nettement dans le commerce et les services de proximité, alors que celle des ouvriers non qualifiés décline à mesure que reculent les activités industrielles. 

Le tassement de l'emploi intérimaire se confirme en août 

Après avoir enregistré une hausse de 0,3% en juillet, l'emploi intérimaire a poursuivi son tassement en août avec +0,1%, indique le baromètre mensuel Prism'emploi. Dans le détail, les services ont enregistré une hausse de 9,6% de leurs effectifs par rapport à août 2017 et l'évolution a également été positive dans le BTP (+1,7%) et les transports (+0,8%). En revanche l'intérim a reculé de 0,9% dans le commerce et de 3,3% dans l'industrie. En août ce sont les emplois les plus qualifiés qui ont le plus progressé. 

Les patrons ne sont plus que 36% à faire confiance à Macron 

Selon un sondage OpinionWay réalisé pour les Chambres de commerce et d'industrie de France, Europe 1 et La Tribune, seuls 36% des patrons ont désormais une opinion favorable de l'action du chef de l'État (-18 points par rapport à juillet, soit le plus bas niveau depuis son élection). Si la mise en place des ordonnances réformant le Code du travail a été applaudie par les patrons, les réformes qui ont suivi depuis ont douché leur enthousiasme, notamment celle sur la formation et l'apprentissage. Le patronat s'inquiète également de la probable mise en place d'un bonus-malus sur les contrats courts. Dans ce contexte, seuls 46% des patrons estiment désormais que la politique économique du gouvernement donne la priorité à la flexibilité pour les entreprises. Plus inquiétant pour l'exécutif, 88% des patrons interrogés affirment ne pas connaître les mesures qui figurent dans la loi Pacte, portée par le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. Seule réforme qui trouve grâce à leurs yeux en ce moment : celle de la mise en place du prélèvement automatique. Ils sont en effet 64% à estimer que l'exécutif a eu raison de maintenir cette mesure fiscale. 

Patrons, artisans et commerçants devront désormais déclarer leur conjoint collaborateur 

Dans le cadre de la loi Pacte, l'Assemblée Nationale a voté à l'unanimité un amendement relatif au statut du conjoint collaborateur : aujourd'hui, un tiers des conjoints collaborateurs travaillent sans statut officiel. Désormais, dans le but d'assurer une protection minimale au conjoint qui exerce une activité régulière dans l'entreprise, tout chef d'entreprise artisanale, commerciale ou libérale, devra obligatoirement procéder à sa déclaration. Concrètement, chaque chef d'entreprise sera obligé d'indiquer dans les formulaires de déclaration d'activité si son conjoint exerce ou non une activité régulière dans l'entreprise. Cet amendement, voté en première lecture dans le cadre du projet de loi Pacte, doit encore être validé par le Sénat avant d'être définitivement ratifié. 

Construction : les chiffres de l'été 2018 encore dans le rouge 

Dévoilés par le ministère de la Cohésion des territoires, les chiffres du dernier baromètre de la construction de logements s'affichent en demi-teinte. Sur la période allant de septembre 2017 à août 2018, les autorisations se sont en effet rétractées de 5% par rapport aux 12 mois précédents, pour atteindre les 474.600 procédures. Les individuels ont vu leurs autorisations accuser un recul de 5,3%, aussi bien dans l'individuel pur (-6,2%) que dans l'individuel groupé (-2,7%) ; les collectifs, y compris ceux en résidence, ont connu le même sort, en perdant 4,8%, que ce soit pour les collectifs ordinaires (-5,1%) ou pour les logements en résidence (-3,1%). Les mises en chantier ont enregistré quant à elles une hausse de 3%, soit 422.300 travaux débutés de septembre 2017 à août 2018 (+0,9% pour les individuels et +4,5% pour les logements collectifs. Sur le trimestre (juin à août 2018), la tendance concernant les autorisations de logement à la construction est également à la baisse (-2,8%), tout comme celle des mises en chantier (-1%).