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Lettre d'information ACS du 27 mai 2019

Publié le 27 mai 2019

Le climat des affaires retrouve son niveau de l'été 2018 

Dévoilé par l'Insee, l'indicateur du climat des affaires a retrouvé globalement son niveau de l'été dernier après le trou d'air de fin 2018 début 2019. Selon l'enquête mensuelle, l'indicateur ressort inchangé à 106, mais celui d'avril ayant été rehaussé d'un point, il évolue donc à son meilleur niveau depuis juillet 2018. Par secteurs, l'indicateur de l'industrie manufacturière bondit d'un mois sur l'autre de trois points, à 104, et revient à son plus haut depuis novembre. Celui des services recule d'un point à 106, tandis que l'indicateur du bâtiment est resté stable à 111. L'indicateur du commerce détail baisse quant à lui de deux points, à 104, et celui du commerce de gros, publié tous les deux mois, est inchangé à 106. Le climat de l'emploi calculé par l'Insee recule en revanche ce mois-ci de deux points, avec un indicateur à 105. Concernant l'indicateur de retournement pour l'ensemble de l'économie, il rebascule dans une zone indiquant un climat conjoncturel favorable. 

L'activité du secteur privé français continue de se redresser en mai

D'après un indice provisoire publié par le cabinet IHS Markit, l'activité du secteur privé en France a été portée par le secteur des services et la reprise de la production manufacturière, ce qui lui a permis de se redresser en mai pour atteindre un plus haut niveau depuis six mois. L'indice flash de l'activité globale a atteint 51,3 points, contre 50,1 points le mois précédent. 

PME : des obstacles au recrutement toujours persistants 

Selon le dernier baromètre réalisé par Bpifrance le Lab et Rexecode, le nombre d'entreprises ayant eu des difficultés à recruter a fortement augmenté sur les 12 derniers mois. Alors que 70% des entreprises interrogées à la fin du second semestre 2018 signalaient des difficultés de recrutement, elles sont aujourd'hui 82%. D'après les auteurs du baromètre, les problèmes pour embaucher demeurent « de loin le principal frein à l'activité cité par les entreprises » ce trimestre (pour 57% d'entre elles contre 52% il y a trois mois). Dans le détail, 75% des chefs d'entreprise indiquent qu'ils n'ont pas de candidature correspondant au profil recherché pour le poste. Si certaines formations suivies par la population active ne correspondent pas forcément aux compétences recherchées par les chefs d'entreprise, les auteurs du baromètre révèlent d'un autre côté que certaines entreprises ne sont pas prêtes à embaucher pour former et intégrer des travailleurs plus jeunes dans leur parcours professionnel. Face à ces obstacles, une majorité d'entreprises (55%) ont entrepris de modifier les techniques de recrutement ou de fidéliser la main d'oeuvre en place en proposant des avantages monétaires (18%). 26% proposent en outre d'accroître la durée du travail des salariés en place ou de proposer des actions de formation (23%). 21% acceptent également de revoir à la baisse leurs attentes en termes de formation. Malgré ces difficultés de recrutement, peu de chefs d'entreprise font le choix d'investir dans l'automatisation des tâches (13%) ou dans des solutions de mobilité de la main d'œuvre ou du télétravail (4%). Le recours au travail temporaire ou au travail détaché est davantage privilégié. 

Dans un monde de défiance, le patron de PME inspire confiance 

L'Ifop et l'association France Digitale ont réalisé une enquête sur l'image du dirigeant d'entreprise. Les patrons de TPE-PME inspirent confiance à la population (58%). Viennent ensuite les élus locaux (38%) et les politiques nationaux (6%). Les patrons ont de plus en plus d'influence. 86% des Français estiment qu'un homme politique doit avoir travaillé en entreprise pour exercer correctement sa fonction. Par ailleurs, pour 79% des personnes interrogées, les entrepreneurs sont encore trop peu représentés parmi le personnel politique. 73% des répondants considèrent que la sortie de crise viendra d'une plus grande confiance accordée par les dirigeants aux entrepreneurs. Cette enquête montre également que l'harmonisation fiscale et sociale au sein de l'UE, ainsi que l'émergence de champions du numérique capables de rivaliser avec les Gafa sont plébiscitées à 80% par les Français. 

Les chambres de commerce amorcent une réforme de grande ampleur 

Les CCI commencent une nouvelle réforme. Le 15 avril dernier, Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances, a signé en présence d'une cinquantaine de chefs d'entreprise et d'élus le contrat d'objectif et de performance (COP). Ce dernier précise le cadre de la réforme, défini par la loi Pacte, qui s'articule autour de cinq grands axes. Les CCI se recentrent autour de quelques missions : l'accueil, la représentation des entreprises, la création, la transmission et l'exploration des entreprises. Le financement de la formation est limité à des structures petites ou très spécialisées. Par ailleurs, les CCI ne seront plus financées sur une taxe affectée mais sur une prestation. Assimilés à la fonction publique, les agents pourront choisir le privé. Les nouvelles recrues se verront imposer ce régime. Enfin, la réforme renforce la tutelle de l'Etat et de CCI France sur l'ensemble du réseau. 

Un bon premier trimestre 2019 pour les travaux publics 

D'après la dernière note mensuelle de conjoncture de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), les chiffres sont particulièrement encourageants pour le premier trimestre 2019. Au mois de mars, le montant des travaux réalisés a bondi de 17,2% en comparaison à mars 2018, et de 16,1% sur le premier trimestre par rapport à la même période un an auparavant. D'après l'organisation, ces excellentes statistiques s'expliqueraient par plusieurs grands programmes d'infrastructures (Grand Paris Express, Plan France Très haut débit, ou encore Plan de relance autoroutier) mais aussi par une poursuite des investissements publics et privés. Seule ombre au tableau : même si le montant des marchés conclus s'est stabilisé en mars, il chute tout de même de 17,8% au premier trimestre de 2019 par rapport aux 3 premiers mois de 2018. Les carnets de commandes continuent cependant de se remplir à la fin de ce premier trimestre 2019, et ils "se situent en moyenne au niveau national autour de 6,6 mois de travail toutes spécialités confondues". Les bonnes nouvelles sont également au rendez-vous du côté de l'emploi : les heures totales travaillées - salariés permanents et intérimaires - sont en augmentation de 6,5% en mars et de 7,6% sur les 3 premiers mois de l'année et les embauches d'ouvriers permanents ont progressé de 1,8%, aussi bien pour le seul mois de mars que pour la période de janvier à mars. 

Les permis de construire en baisse de 8% en février-avril 

Le ministère de la Cohésion des territoires a indiqué que le nombre de permis de construire accordés entre février et avril avait chuté de 8% par rapport à la même période l'an passé. Les mises en chantier de logements neufs ont pour leur part reculé de 5,7%. Au total, 101.900 permis de construire ont été attribués, et 93.000 constructions de logements neufs ont démarré durant ces trois premiers mois de l'année.