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Lettre d'information ACS du 28 octobre 2019

Publié le 28 octobre 2019

20 start-ups bretonnes vont rejoindre Boost'Up 

Alors que de nombreuses start-ups régionales ont du mal à passer le cap des 2 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel, BpiFrance, les 7 technopoles bretonnes et le conseil régional de Bretagne ont lancé le programme Boost'Up. D'une durée de 18 mois, ce dispositif va permettre d'accompagner une vingtaine de jeunes entreprises innovantes pour les aider à accélérer leur développement. Le coup d'envoi de cette première édition est prévu le 6 novembre. Le programme financé en partie par la Région Bretagne prévoit 6 séminaires de 2 jours pour mieux motiver les dirigeants sélectionnés. Les sociétés retenues doivent présenter un effectif d'au moins 20 collaborateurs. 

La durée moyenne des retards de paiement continue de baisser 

Selon une étude du cabinet ARC, la durée moyenne des retards de paiement subis par les PME a continué de baisser en 2019, et s'élève désormais à 10,9 jours, contre 11,5 jours en 2018 et 14,5 jours en 2017. Cette année, les retards de plus de 30 jours ont diminué de façon importante : 9% du total des retards à l'égard des PME contre 20% l'an dernier. Les retards de moins de 10% ont en revanche légèrement augmenté : 50% des retards contre 45% en 2018. Toujours selon le sondage de l'ARC, 65% des entreprises estiment que le «name and shame» permettra de réduire les délais de paiement. Quelque 66% pensent que la dématérialisation des factures sera efficace tandis que 36% jugent l'augmentation des amendes efficace. 

Moment : une nouvelle solution pour protéger les TPE-PME contre les retards de paiement 

Lancée cet automne, Moment est une plateforme d'assurance à la facture contre le retard de paiement à destination des TPE-PME. Bénéficiant d'un investissement d'1,5 million structuré par Idinvest Partners, un leader du financement des Petites et Moyennes Entreprises en Europe et suivi par Euler Hermes, acteur mondial de l'assurance-crédit, la startup souhaite devenir un partenaire de référence dans la protection des TPE-PME. Sans frais et sans engagement lors de l'inscription, le service fonctionne comme une assurance à la facture avec un prix fixe et peut être intégré au logiciel de facturation utilisé par les entreprises. La facture déposée, son éligibilité est vérifiée grâce au partenariat avec Euler Hermes. Si l'entreprise est -où risque d'être- confrontée à un retard de paiement sur la facture assurée, elle perçoit 90% du montant de celle-ci à la date d'échéance préservant sa trésorerie et c'est Moment qui s'occupe de gérer les relances. La commission de Moment s'élève à 2% sur le montant H.T. de la facture et les frais sont prélevés uniquement après le paiement total de la facture. Dans le cas d'un défaut de paiement, l'entreprise conserve les 90% versés par Moment. En phase de beta-test jusque-là, Moment avance que ses clients ont économisé en moyenne 19 jours de trésorerie. 

Réforme du CICE : la difficile évaluation des effets sur l'emploi 

Si les spécialistes du marché du travail estiment que les baisses du coût du travail sur les bas salaires favorisent les embauches, ils ont plus de mal à déterminer des évaluations chiffrées sur la réforme du CICE. Selon Bercy, la transformation du CICE en baisse directe de cotisations patronales devrait permettre de créer 100.000 emplois sur 2020 et 2021. En décembre dernier, l'Insee, ne tenant compte que de la seule bascule du CICE, tablait sur un total de + 150.000 emplois entre 2019 et 2021. De son côté, le Conseil d'analyse économique n'attend aucun effet de la transformation du CICE. En revanche, il estime que l'allègement intervenu le 1er octobre sur les bas salaires devrait permettre de créer ou de sauvegarder entre 80.000 et 200.000 emplois en année pleine dès 2020. Cet avis est partagé par l'institut Rexecode. Enfin, dans son dernier rapport, le comité de suivi du CICE a estimé que ni la bascule, ni l'allègement supplémentaire n'auraient d'effets significatifs sur l'emploi. 

Retraites : les chefs d'entreprise veulent une refonte du système 

Le dernier baromètre OpinionWay pour La Tribune, LCI et CCI France révèle que 89% des chefs d'entreprise interrogés sont favorable à une réforme du système des retraites. Pour 64% des répondants, le système des retraites doit être changé en profondeur. 25% estiment qu'il doit être réformé à la marge et 11% qu'il ne faut rien changer. 51% des patrons interrogés considèrent que le système de retraites est « handicapant pour la compétitivité des entreprises », 30% jugent qu'il est « rassurant pour les salariés » et 17% qu'il est « juste pour les salariés ». Enfin, pour 17% des chefs d'entreprise, le système des retraites est « adapté à la réalité du marché du travail » et pour 7%, il est « équitable pour tous les types de carrière ». Par ailleurs, 65% des patrons interrogés affirment que les contrôles de respect des règles de prévention des risques industriels sont plus sévères avec les petites entreprises qu'avec les grandes entreprises. 33% des dirigeants déclarent que les règles de prévention ne sont pas appliquées correctement dans leur entreprise et 29% indiquent même qu'elles ne le sont pas du tout. Enfin, 39% des chefs d'entreprise estiment que la politique économique du gouvernement est favorable aux entreprises. 

Léger recul des défaillances d'entreprises du BTP à fin août 2019 

Si la construction reste le premier secteur d'activité en termes de sinistralité à l'échelle nationale (27% des procédures déclenchées sur un an en France), une étude de la société Ellisphère révèle des chiffres plutôt encourageants pour le secteur. A la fin du mois d'août 2019, le nombre de défaillances d'entreprises dans le secteur du BTP a ainsi fléchi de 1,6%, pour arriver à 13.986 ouvertures de procédures de redressement judiciaire et de liquidation judiciaire directe (contre 14.278 en 2018). Selon l'étude, ce sont majoritairement les TPE qui sont impactées par les défaillances (92% du total), et la région Île-de-France comptabilise environ un quart des procédures à elle seule. Côté finances, un chiffre d'affaires moyen de 700.000 € est menacé pour chaque défaillance. Au final, le taux de défaillance s'est donc élevé à 0,4% sur les 12 derniers mois. Dans le détail des segments, c'est l'activité construction qui paye le prix fort avec 80,3% des défaillances globales du BTP (15,2% pour l'immobilier, 4,5% pour les matériaux de construction). Les constructeurs de maisons individuelles ne sont pas en reste, puisqu'ils représentent 6% des procédures du secteur, soit une progression de 7% sur un an et ce, à cause d'une baisse marquée des permis de construire. Pas d'inquiétude en revanche du côté des travaux publics. 

L'artisanat a vu sa croissance augmenter de 2,5% au 3e trimestre 2019 

D'après l'enquête de conjoncture de l'Union des entreprises de proximité (U2P), les artisans ont bénéficié d'une hausse de 2,5% de leur activité au cours du 3e trimestre 2019, après +2% au 2ème trimestre. Tous les segments d'activité sont en croissance : tandis que le bâtiment et les travaux publics bénéficient chacun d'un bond de 4%, les professions libérales spécialisées dans le droit et le cadre de vie ont aussi vu leur activité croître, respectivement de 3% et de 2,5%. Selon Alain Griset, le président de l'U2P, il s'agit surtout d'une croissance de « rattrapage » qui est encore loin de compenser les revers subis depuis plusieurs années. Des écarts conséquents apparaissent entre les sociétés en fonction de leur taille : l'activité des structures ne comptant pas de salariés a ainsi stagné (0%) durant le 3e trimestre 2019, alors que les entreprises de plus de 10 salariés ont enregistré la croissance la plus solide, avec +3,5%. Pour le reste, les sociétés avec 1 à 5 salariés ont vu leur chiffre d'affaires augmenter de 2% au cours du 2e trimestre de cette année, tandis que celles employant 6 à 9 salariés ont vu leur activité croître de 3%.