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Lettre d'information ACS du 11 février 2019

Publié le 11 février 2019

La Banque de France plutôt optimiste pour 2019 en Bretagne 

D'après la dernière note de conjoncture de la Banque de France en Bretagne, la production industrielle bretonne a légèrement progressé en décembre et les effectifs se sont stabilisés. L'institut a notamment observé une croissance modérée des services marchands, une situation favorable pour le secteur des transports et une tendance dynamique pour le secteur des hébergements. Concernant le secteur du bâtiment, les dirigeants semblent assez optimistes pour 2019 : les chantiers de construction s'annoncent en hausse, les devis sont revalorisés et des recrutements sont prévus en 2019. 

Les créations d'emplois salariés ont ralenti au quatrième trimestre 2018 

Malgré le démarrage du mouvement des "Gilets jaunes" et une dégradation du climat des affaires, l'Insee a annoncé une hausse de l'emploi salarié dans le secteur privé en France au quatrième trimestre (+0,1%). Dans le détail, au quatrième trimestre, l'emploi salarié privé a légèrement ralenti dans la construction (+0,2%, soit 2.700 créations nettes de postes, après +0,4%) et s'est à peine replié dans l'industrie (-0,1% soit 2.400 emplois détruits) après une stabilisation au trimestre précédent. Sur un an, l'emploi privé s'accroît de 19.000 postes dans la construction et recule de 3.300 dans l'industrie. Dans les services marchands, l'emploi privé a progressé de 0,1% au quatrième trimestre, comme au trimestre précédent, avec 13.000 créations nettes de postes. Sur un an, les services marchands ont permis la création de 82.200 emplois. Hors intérim, la progression ressort à +0,2% (+25.000) comme au trimestre précédent. 

Le travail temporaire en baisse en Bretagne 

Selon le baromètre mensuel de Prism'Emploi, les contrats intérimaires bretons ont enregistré un recul de 2,1% en décembre 2018 par rapport au même mois de l'année précédente. Sur la période allant de janvier à décembre 2018, l'intérim a en revanche progressé de 0,2% en Bretagne contre +1,8% au niveau national. 

Grand débat : les doléances des «petits patrons» 

En plein grand débat, la CPME a réalisé une synthèse nationale issue des propositions de ses adhérents. Ce travail a permis de dégager 16 propositions autour de quatre thématiques fixées par le gouvernement : organisation de l'Etat et des services publics, fiscalité et transition écologique, démocratie et citoyenneté. Loin de se limiter à l'entreprise, les « petits patrons » se sont également positionnés sur des questions sociétales. Ils mettent en avant que malgré le nombre important de fonctionnaires, ils sont peu présents dans les territoires. Ils dénoncent le déséquilibre entre les règles du privé et celles du public. Les chefs d'entreprise demandent une administration moins complexe et plus d'accompagnement. Ils suggèrent la création du délit de « harcèlement ou de mauvais traitement administratif », la nomination d'un correspondant PME dans chaque ministère et un stage obligatoire dans les PME. Concernant la fiscalité, les adhérents de la CPME se positionnent en faveur de l'instauration d'un bouclier fiscal. Ils proposent notamment de définir un plafond de fiscalité que l'Etat s'engagerait à ne pas dépasser. La CPME souhaite que les bénéfices mis dans les entreprises ne soient plus taxés. 

Entrepreneuriat «tech»: l'Etat va investir 15 millions d'euros 

Mounir Mahjoubi, le secrétaire d'Etat au numérique, a indiqué que l'Etat allait investir 15 millions d'euros en deux ans pour repérer et aider des entrepreneurs du secteur des technologies sortant des profils habituel (personnes en reconversion, habitants de banlieues, femmes…). En s'appuyant sur des associations comme «Les Déterminés», «100.000 entrepreneurs», «Diversidays», et le réseau «la French Tech» (réseaux de métropoles), le gouvernement veut ainsi identifier «500 porteurs de projets » en deux ans. Baptisé «French Tech Tremplin», ce programme repose sur un accompagnement par un mentor et une bourse qui pourra aller de 20.000 à 50.000 euros selon les besoins. 

Les Urssaf lancent un nouveau site Web pour les néo-entrepreneurs 

Lors du Salon des Entrepreneurs, l'Acoss, la caisse nationale des Urssaf, a présenté sa nouvelle plateforme « mon-entreprise.fr ». A destination des personnes désireuses de créer leur entreprise, ce site doit leur apporter des informations sur les différents statuts juridiques existants et sur les règles liées à la protection sociale. Yan-Gaël Amghar, le directeur de l'Acoss, souligne qu'il sera possible à terme d'accéder aux accompagnements personnalisés proposés par les Urssaf pour aider à la création d'entreprise. Ainsi, le site bascule très vite sur celui du ministère de l'Économie « guichets-entreprises.fr », qui permet la création d'entreprise en ligne. A ces deux sites va s'ajouter la plateforme en ligne prévue par la loi Pacte «comme l'unique interface pour les formalités d'entreprise, quelles que soient l'activité et la forme juridique. 

L'Acoss révèle les chiffres des micro-entrepreneurs dans le Bâtiment 

Dix ans après sa création, le succès du régime de micro-entrepreneur ne se dément pas, notamment dans les secteurs de la construction et de l'immobilier. D'après des chiffres publiés par l'Acoss, la caisse nationale du réseau des Urssaf, à fin juin 2018, sur douze mois, 17,1 milliers de micro-entrepreneurs avaient été créés dans la catégorie des « travaux de finition », et 20,7 milliers dans les « autres travaux ». Il convient toutefois de noter que sur la même période les radiations ont été importantes : respectivement 12,7 et 15,1 milliers. En tout, à fin juin 2018, plus de 163.000 micro-entrepreneurs étaient inscrits dans le secteur de la construction, dont 60% (près de 100.000) environ déclaraient un chiffre d'affaires. Au total, sur 12 mois, la catégorie affichait des recettes en forte hausse : 273 millions en finition (+21%) et 316 millions pour les autres travaux (+25,7%). Tous secteurs confondus, le dispositif de microentreprise a fortement bénéficié du doublement des plafonds de CA, estime l'Acoss.