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Lettre d'information ACS du 2 décembre 2019

Publié le 02 décembre 2019

Travail de nuit, intéressement, CDD successifs : les TPE/PME dans le viseur d'un nouveau projet de loi 

Plusieurs propositions d'un nouveau projet de loi présenté en conseil des ministres le 13 novembre impactent directement les TPE/PME : ouverture possible jusqu'à minuit pour les commerces de détail alimentaire situés hors des zones touristiques internationales (ZTI), possibilité de négocier un accord d'intéressement d'une durée de 1 à 3 ans (au lieu de 3 ans), allongement de l'expérimentation des CDD successifs ou encore suppression de l'envoi des procès-verbaux (PV) de carence à l'inspection du travail. 

Entreprendre à l'ouest, cap sur la Bretagne 

La dernière édition du salon Entreprendre dans l'Ouest a une nouvelle fois été l'occasion de mettre en avant le business potentiel du territoire breton. Région d'excellence pour l'agriculture, la pêche et le tourisme, elle construit depuis 2014 une économie innovante baptisée la " Glaz économie ". Onze filières structurantes ont été identifiées : l'alimentaire, le secteur naval-nautisme, le tourisme, le numérique, l'automobile et la défense qui bénéficient d'un accompagnement dans leur mutation ; les biotechnologies, les énergies marines renouvelables, le bâtiment/éco-construction, les éco-activités et la santé qui font l'objet d'efforts renforcés pour accélérer leur développement. L'objectif annoncé est de créer un effet d'entraînement sur la compétitivité de l'économie bretonne, une ouverture à l'international et la performance industrielle locale, sans oublier l'emploi. La Région engage 60 à 70 millions par an d'aides aux TPE, PME et start-up (300 entreprises accompagnées par an en aides directes), essentiellement en avances remboursables. Elle accompagne également les porteurs de projet (hors secteurs agricole et pêche) à travers une palette d'aides (Pass'Création), définies en fonction des besoins au cours des étapes de montage et de structuration financière, voire en soutien post-création pour la gestion et le développement de l'affaire. Quant aux projets atypiques en lien avec la Glaz économie, le fonds de co-investissement Breizh Immo initié par la Région permet à de jeunes entreprises de s'installer. 

Finalgo lève des fonds pour développer sa solution d'aide aux TPE 

Finalgo, startup lyonnaise qui digitalise la recherche de financement pour les artisans, commerçants et TPE a levé 550.000 euros pour lancer deux nouvelles solutions d'ici le premier trimestre 2020. Parmi elles, un "chatbot" pour aider les dirigeants à modéliser leur plan de financement jusqu'à la mise en relation avec l'expert-comptable ou des courtiers. « 94 % des PME et 44 % des TPE font une demande de financement sans connaître les outils de financement à leur disposition » justifie Arnaud Guillaume le cofondateur de Finalgo, hébergé au HUB 612 de la CERA. 

Comment le gouvernement veut inciter les entreprises à miser sur la formation 

Le gouvernement multiplie les mesures en faveur de la formation : réforme de l'apprentissage, plan d'investissement de 15 milliards pour les chômeurs de longue durée ou les jeunes sans qualification et application mobile « Mon compte formation ». Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a présenté un nouveau projet : les entreprises pourront amortir sur trois à cinq ans leurs dépenses réalisées au-delà de 1% de la masse salariale légale consacrée à la formation, soit près de 7 milliards d'euros par an. L'objectif est de valoriser le capital humain. 

Le coup de mou se prolonge pour la construction de logements 

D'après les derniers chiffres du ministère de la Cohésion des territoires, la construction de logements a subi un fort ralentissement entre le mois d'août et le mois d'octobre 2019. Sur cette période, les autorisations de logements et les mises en chantier se sont repliées de respectivement -2,2% et de -0,8%, par rapport aux trois mois précédents. Cette baisse est due à la forte chute dans le logement collectif et en résidence, avec notamment un recul de -4,8% du nombre de permis de construire attribués et une baisse de -1,8% des mises en chantier. Du côté de l'individuel, la situation est similaire, les autorisations diminuent de -0,5 %, plombées par l'individuel groupé (-3,1%), et les mises en chantier décroissent de -2,7%. Sur un an, les chiffres sont également à la baisse. De novembre 2018 à octobre 2019, 442.800 logements ont été autorisés à la construction, soit 23.000 unités de moins (-4,9%) que l'année précédente, et 409.700 chantiers ont été commencés, soit un manque de 17.400 logements (-4,1%) par rapport à l'année dernière. La situation varie en fonction de la situation géographique. Seules trois régions ont vu leur nombre de permis de construire augmenter sur un an (Pays de la Loire, le Centre-Val de Loire et la Corse), ce n'est pas le cas des autres régions. 

La fréquentation touristique bretonne enregistre une nouvelle hausse 

Une étude conjointe de l'Insee Bretagne et du Comité régional du tourisme met en avant une hausse de la fréquentation touristique bretonne (+4, 5%). Après une stagnation en 2018, la fréquentation des touristes résidents a progressé de 6,6 %, alors que la fréquentation des touristes en provenance de l'étranger a reculé de 3,3 %, "en particulier du fait de la baisse de la clientèle britannique". Ces bons chiffres ont des retombées sur les professionnels des structures de loisirs : plus de 80 % d'entre eux se déclarent en effet satisfaits de la saison 2019. 

Le marché du paysage est en grande forme, malgré des besoins de recrutement 

Selon l'Union nationale des entreprises du paysage (Unep), le marché du paysage a connu une embellie notable en 2017-2018 puisque son chiffre d'affaires a augmenté de 15%, à 5,9 milliards d'euros. Cette évolution est due aux trois grands secteurs du marché : la commande publique, les marchés privés et les marchés particuliers, qui ont progressé tous les trois. Dans le détail, les particuliers restent les principaux clients des entreprises du paysage, représentant 45 % du chiffre d'affaires global du secteur, soit 2,5 milliards d'euros (+14%). Les deux autres principaux marchés se partagent le reste du gâteau, avec 27,5 % du chiffre d'affaires global pour les donneurs d'ordre privés (+15 %) et 27 % pour la commande publique (+11 %). Cette reprise de la croissance, après deux années difficiles, a poussé les professionnels du paysage à investir. Au total, 65 % des entreprises interrogées ont investi 415 millions d'euros, soit une hausse de 30 % par rapport à 2016 et un montant qui représente 7 % de leur chiffre d'affaires global. Un quart de cette somme a été dépensé pour mieux respecter l'environnement. La filière a enfin indiqué des difficultés de recrutement.