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Lettre d'information ACS du 2 septembre 2019

Publié le 02 septembre 2019

Pour les patrons, Macron doit continuer à réformer 

Les entrepreneurs du Medef se sont réunis à l'hippodrome de Longchamp pour le nouveau format de leur université d'été. Au programme des débats : climat, Europe, inégalités, capitalisme, emploi, démocratie, grand soir fiscal, démographie, pauvreté… Si la majorité des entrepreneurs présents à l'évènement juge positivement le début du quinquennat d'Emmanuel Macron, ils en attendent les retombées. Ils invitent également le président de la République à accélérer les réformes. Les chefs d'entreprise souhaitent une baisse de la fiscalité. Ils dénoncent l'inaction du gouvernement sur les dépenses publiques. Ils regrettent également que le chef de l'Etat « ait financé les mesures « gilets jaunes » en laissant filer un peu le déficit ». 

Le climat des affaires est resté stable en août 

Selon l'Insee, le climat des affaires est resté stable au mois d'août en France puisqu'il a gagné un point dans l'industrie manufacturière mais en a perdu quatre dans le commerce de détail. A 105 points, il se situe au-dessus de sa moyenne de longue période qui est de 100, avec un pic à 111 dans le bâtiment et un plus bas à 101 pour le commerce de détail. 

Les créations d'entreprises se stabilisent 

D'après l'Insee, tous types de sociétés confondues, les créations d'entreprises sont restées stables en juillet en France, à 67.817 contre 67.834 le mois précédent. En juin, la progression était de 2,9%. Sans tenir compte des micro-entrepreneurs, les créations d'entreprises classiques affichent une augmentation de 0,3% sur le mois de juillet, à 35.637. Les immatriculations de micro-entrepreneurs enregistrent, quant à elles, un léger repli de -0,4% après une augmentation de 2,5% en juin, à 32.180. Le nombre cumulé, en données brutes, de créations d'entreprises a nettement augmenté sur les trois mois à fin juillet par rapport à la même période un an plus tôt (+15,9%). Cette progression concerne tous les types d'entreprises : micro-entreprises (+25,2%), entreprises individuelles classiques (+9,2%) ou sociétés (+8,6%). Le secteur contribuant le plus à l'amélioration générale est celui du soutien aux entreprises, avec 7.400 créations supplémentaires. Sur un an, en données brutes, le nombre cumulé d'entreprises créées a bondi de 16,3% en juillet, porté par les immatriculations de micro-entrepreneurs (+27,0%), les créations d'entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs (+10,0%) et de sociétés (+6,8%). En juillet, 47% des créations enregistrées au cours des douze mois précédents étaient des demandes d'immatriculation de micro-entrepreneurs. 

Quelles sont les recettes de la croissance pour les TPE/PME ? 

Réalisée par DocuSign, l'étude intitulée "Start of Something - Les recettes de la croissance" s'attache à décrire les étapes clés de la croissance des TPE/PME et startups françaises ou leurs facteurs d'échec. Si les TPE et PME françaises rivalisent d'inventivité et d'esprit d'initiative pour aller toujours plus loin dans le développement et la croissance de leur activité, l'étude souligne que les tâches administratives ont bien failli mettre en péril le projet de 2 entrepreneurs français sur 3. Les tâches administratives sont souvent considérées comme un frein au développement. Pour 20% des patrons de TPE/PME, il s'agit d'ailleurs de la première barrière à l'expansion internationale, juste devant le financement (19%). Autres enseignements de l'étude : 36% des dirigeants français interrogés souhaitent développer leur entreprise à l'international au cours des deux prochaines années, 65% des entrepreneurs de moins de 35 ans avouent avoir exagéré leurs compétences pour accélérer la croissance de leur entreprise, pour 31% des dirigeants interrogés choisir où investir a été la décision la plus difficile à prendre pour faire évoluer leur société et 43% des dirigeants disent avoir dû adapter leur façon de diriger pour développer leur entreprise. 

Micro-entrepreneurs : Fermeture du site net-entreprises pour déclarer et payer ses cotisations 

À compter du 2 septembre 2019, les déclarations de chiffre d'affaires des micro-entrepreneurs ne seront plus mises à disposition sur le site net-entreprises.fr. Celles-ci et le paiement des cotisations et contributions sociales auto-entrepreneur devront en effet être impérativement effectués sur le site autoentrepreneur.urssaf.fr. Pour ceux déjà inscrits sur le site net-entreprises, la démarche est simple puisque la connexion se fait via les identifiants net-entreprises. Pour les autres, l'Urssaf a mis en ligne un guide afin d'aider les micro-entrepreneurs à créer leurs comptes « en quelques clics » par le biais du numéro Siret (14 chiffres) et du numéro de Sécurité sociale (13 chiffres). En plus de pouvoir déclarer et payer en ligne les cotisations, ce portail permet aux micro-entrepreneurs d'accéder aux attestations (fiscales, de vigilance, de chiffre d'affaires, etc.), d'échanger directement par mail avec l'Urssaf, d'accéder à l'historique des déclarations et paiements effectués en ligne ou encore de s'occuper des formalités CFE. 

Les métropoles augmenteront leurs dépenses de TP en 2019 

D'après une analyse des budgets primitifs des métropoles françaises pour l'exercice 2019 réalisée par la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), les enveloppes dédiées aux travaux publics devraient progresser de 6% cette année. L'année 2019, dernière ligne droite avant les élections municipales de 2020, s'illustrera donc par un certain dynamisme, puisqu'une enveloppe globale de 3,18 milliards d'euros devrait être débloquée par les métropoles. Maître d'ouvrage "incontournable pour le secteur" aux yeux de la FNTP, cet échelon territorial prévoit de faire croître de 5% la part travaux de l'investissement direct, soit un total de 2,8 milliards d'euros, et de 3,1% les dépenses d'entretien (180 millions d'euros). Dans le détail, les deux postes les plus en hausse sont l'énergie/l'environnement/les déchets (+60%) et les aménagements urbains (+16%). Si les élections municipales à venir laissent présager un ralentissement de l'investissement métropolitain, l'évolution devrait toutefois rester favorable en raison de plusieurs facteurs : indicateurs économiques et financiers des métropoles dans le vert, taux d'intérêt qui se maintiennent à un niveau très bas et besoins importants dans de multiples domaines (mobilité, eau, énergie, numérique...). 

Bretagne : La construction de logements poursuit sa baisse 

D'après les derniers chiffres publiés par la DREAL de Bretagne, la construction de logements continue de baisser. Entre les mois d'avril et juin 2019, le total des mises en chantier a en effet diminué de 17% pour atteindre 5.227 logements. La situation est moins tendue au niveau national puisque le recul a été de 7,9% sur la période Tous les départements de la région sont concernés par la baisse : Côtes d'Armor (-7,8%), Finistère (-24,5%), Ille-et-Vilaine (-19,2%) et Morbihan (-10,6%). Ce sont les logements individuels qui sont les plus touchés avec un repli de 8%.