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Lettre d'information ACS du 29 janvier 2018

Publié le 29 janvier 2018

Les embauches ont continué de grimper en 2017

D'après des chiffres publiés par l'Acoss, le nombre d'embauches a augmenté de 7,3% au 4ème trimestre 2017 par rapport à la même période de l'année précédente, ce qui constitue 141.000 déclarations d'embauches en plus (contrats de plus d'un mois, hors intérim). Dans le détail, les embauches de plus d'un mois ont augmenté quelle que soit la taille de l'entreprise : +3,5% dans les entreprises de 1 à 19 salariés (dont +6,4% pour les CDI), +10,1% dans celles de 20 salariés et plus (dont +21,4% pour les CDI). Tous les secteurs d'activité ont profité de la hausse: +9,4% dans la construction (+14,9% de CDI), +7,0% dans les services (+14,7% de CDI) et +6,9% dans l'industrie (+11,6% de CDI). En termes de contrat, le CDI a continué sa progression en 2017. Quelque 991.100 contrats à durée indéterminée ont été signés au 4e trimestre, soit 14,5% de plus que l'année précédente.

Réformes sociales : Pénicaud reprend la main

Alors qu'il souhaite déposer une loi sur les réformes sociales en avril, le gouvernement est confronté à quelques difficultés. Opposant régions et patronat, la négociation sur la réforme de l'apprentissage n'avance pas. Le point de crispation vient de la volonté du gouvernement de retirer aux régions le pilotage de l'apprentissage pour le confier aux branches professionnelles. Muriel Pénicaud doit prochainement recevoir partenaires sociaux et régions pour parvenir à trouver une solution. Les discussions sur la réforme de l'assurance-chômage sont elles aussi compliquées. Alors que l'exécutif souhaite ouvrir l'indemnisation chômage aux démissionnaires, les partenaires sociaux s'opposent à la création de « droits dégradés ». Ces derniers ont également refusé de trancher sur l'indemnisation des indépendants. Enfin aucun accord n'a été trouvé en ce qui concerne la lutte contre les contrats courts.

Les acquisitions de PME repartent doucement

Alors que les acquisitions de PME étaient en baisse depuis 2013, celles-ci se sont stabilisées en 2017, indique un rapport de l'Observatoire de la transmission de PME de la compagnie nationale des conseils en fusions et acquisitions (CNCFA). Le nombre d'opérations a d'ailleurs progressé de 1 % sur les dix premiers mois de l'année (par rapport à la même période de 2016). Malgré une bonne vitalité des investisseurs français, un certain nombre d'entreprises ne sont toutefois pas considérées comme étant suffisamment rentables pour attirer des acheteurs.

De nouvelles idées pour faire grandir les PME en France

L'Institut Montaigne a présenté plusieurs propositions pour « la transformation de l'écosystème des entreprises de taille intermédiaire (ETI) en France ». Si les ETI représentent un enjeu majeur pour la croissance du pays et l'emploi, trop de freins viennent empêcher la transformation des PME en ETI. Le think-tank libéral insiste sur la nécessité de faire évoluer les mentalités. Alors que les dirigeants d'ETI se disent ouverts au développement de l'actionnariat salarié, de l'intéressement et de la participation, l'Institut recommande d'exonérer de forfait social les politiques volontaristes en la matière. Il propose de s'inspirer de ce qui se fait en Allemagne en expérimentant un « Conseil d'entreprise » composé de salariés élus qui pourrait signer des accords collectifs. Il préconise également la création d'un « passeport croissance » qui doit permettre de figer la situation d'une entreprise pour cinq ans lors du passage d'un seuil fiscal ou social. L'Institut Montaigne se prononce pour une simplification des pactes Dutreil et insiste sur la suppression de la CVAE (Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises). Enfin, il propose de confier aux régions la cartographie des ETI présentes sur leur territoire pour une meilleure connaissance de leurs besoins et ressources. Dernière initiative mise en avant : un crédit d'impôt recherche pour leur numérisation.

Les pistes des professionnels pour mieux flécher l'épargne des Français

Suite à une sollicitation des députés LREM, les intermédiaires financiers ont dressé une liste de propositions visant à réorienter l'épargne des particuliers vers les entreprises. Si de nombreux acteurs du financement ont évoqué une amélioration de l'éducation financière des épargnants et de la formation des professionnels, d'autres ont suggéré de simplifier les conditions de commercialisation du PEA et du PEA-PME, voire fusionner les deux, de créer un produit d'épargne-retraite unifié, etc. Parmi les propositions de la consultation, certaines font écho aux pistes de travail étudiées par Bercy en vue du prochain projet de loi sur les entreprises (dit "Pacte"). C'est particulièrement le cas de celle qui consiste à moduler la garantie des contrats d'assurance-vie pour encourager leur détention à long terme. Les députés de la majorité espèrent que les professionnels prendront des engagements concrets et dévoileront leurs plans d'action pour réorienter l'épargne vers les fonds propres des PME.

Fonds pour l'innovation : Bercy annonce dix milliards d'euros

Le 15 janvier, le gouvernement a signé le texte de constitution d'un fonds pour l'innovation doté de dix milliards d'euros au sein de Bpifrance. Si la « doctrine d'emploi de ces sommes sera précisée dans les prochaines semaines », le gouvernement entend consacrer ces ressources issues de cessions du portefeuille financier de l'État au financement d'innovations « de rupture » ainsi que leur industrialisation dans l'Hexagone.

Bretagne : les outils de production utilisés au plus haut

D'après la Banque de France en Bretagne, l'utilisation des outils de production industrielle a atteint un niveau exceptionnel en décembre 2017. L'emploi s'est renforcé et les stocks se sont ajustés. Les perspectives sont également favorables dans les services marchands tandis que dans le BTP, on constate un accroissement des effectifs. Le secteur de l'intérim s'affiche pour sa part en recul.