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Lettre d'information ACS du 30 août 2021

Publié le 30 août 2021

La Banque de France optimiste pour l'économie bretonne

La Banque de France indique dans sa dernière note de conjoncture mensuelle (juillet dernier) que les activités industrielles bretonnes sont désormais stables à 92%. Pour ce qui concerne les services marchands, les chefs d'entreprise indiquent dans 99% des cas une stabilité de leurs affaires. Dans les métiers de l'hébergement et de la restauration, 86% des entreprises estiment avoir retrouvé une activité d'avant-crise. Les effectifs dans les métiers du bâtiment sont stables, ils continuent de grimper dans les travaux publics. Le mois d'août devrait, toujours selon la Banque de France, confirmer la tendance exprimée en juillet.

Les artisans abordent la rentrée avec confiance

Si le moral des entreprises en général fléchit un peu en cette rentrée, celui des artisans s'améliore. Sensiblement même, si l'on en juge par les résultats d'un sondage présenté jeudi par CMA France, la tête de réseau nationale des chambres des métiers et de l'artisanat. Malgré la fin du « quoi qu'il en coûte », les pénuries de main-d'oeuvre et la hausse du coût des matières premières, le rebond semble bien amorcé, a déclaré en substances son président, insistant sur la « résilience » des 1,7 million d'entreprises affiliées. Les artisans du BTP, de la coiffure ou de l'alimentaire n'ont pas traversé la crise de la même manière. Certaines situations restent fragiles. Pour autant, 36 % d'entre eux ont une bonne ou une excellente opinion de leur situation économique, soit 7,3 points de plus que lors d'un précédent sondage en mai. Pour près d'un artisan sur six, l'activité va se stabiliser dans les six mois. Elle va s'améliorer pour 18 % d'entre eux. Au total, près de huit sur dix se déclarent donc optimistes, un score là encore en très nette amélioration par rapport au printemps.

Télétravail : le gouvernement planche sur plusieurs scenarii pour la rentrée

Le gouvernement a avoué réfléchir à plusieurs protocoles sanitaires possibles en entreprise pour la rentrée prochaine, selon le Parisien. En effet, une réunion avec la ministre du Travail, Élisabeth Borne, devrait avoir lieu fin août ou début septembre avec les partenaires sociaux. Ceux-ci auraient imaginé trois scenarii possibles concernant le retour des salariés en entreprise, alors que le variant Delta provoque un rebond de l'épidémie de coronavirus. À ce jour, plus de 10.000 personnes sont hospitalisées, dont 2.000 en réanimation. La première option envisagée serait de laisser la liberté aux sociétés de décider elles-mêmes de la réglementation. La seconde serait de prolonger le protocole sanitaire en vigueur, en proposant deux jours de télétravail aux salariés. La troisième option qui pourrait être envisagée serait plus restrictive, en demandant aux salariés dont les taches le permettent, de travailler de chez eux au moins trois jours par semaine, si ce n'est plus. Cela dépendra des "indicateurs sanitaires", a ajouté le ministère du Travail. Mais pour la présidente de l'ANDRH, l'Association nationale des directeurs des ressources humaines, Audrey Richard, qui s'est confiée au Parisien, "le retour 100% sur site, pour ceux qui l'avaient envisagé, semble être compromis".

Vers un retour à la normale dans l'immobilier commercial ?

Les clients sont de retour dans les commerces, date à laquelle les mesures sanitaires ont été desserrées. L'activité a ainsi augmenté de 15,8% entre juin 2020 et juin 2021, selon la fédération pour la Promotion du commerce spécialisé (Procos), ce qui donne le sourire aux commerçants. Selon les chiffres de l'Insee, en juillet, "dans le commerce de détail, le climat des affaires poursuit son redressement". Rassurés, les commerçants ou aspirants se projettent à nouveau et sautent le pas de la location ou de l'acquisition. Néanmoins, les habitudes de fréquentation des commerces ont évolué. Selon une étude réalisée par SeLoger bureaux&commerces en collaboration avec Opinionway, 30% des Français de moins de 35 ans, interrogés mi-juillet, déclarent délaisser les commerces de proximité depuis la crise sanitaire pour se tourner vers les achats en ligne, tandis que 68% des plus de 50 ans déclarent ne pas avoir modifié leurs habitudes de consommation.

Le BTP continue à profiter d'un "niveau historiquement bas" des défaillances d'entreprises

Toujours aucune vague de défaillances d'entreprises à l'horizon. Pour le mois de juillet, le nombre de procédures judiciaires enregistrées "se stabilise à un niveau historiquement bas" d'après la Banque de France : sur un an, l'institution a comptabilisé 27.896 jugements toutes tailles d'entreprises et tous secteurs d'activité confondus, ce qui représente une chute de 27,6% en comparaison à la même période un an plus tôt. La situation actuelle est même plus favorable que celle d'avant-Covid : "Comparé au nombre de défaillances enregistré sur un an à fin juillet 2019, période entièrement antérieure à la crise sanitaire, la baisse du nombre de défaillances enregistrée à fin juillet 2021 s'établit à -47,9%", précise la Banque de France. Un constat qui contre-balance en partie les mauvais chiffres des six premiers mois de l'année relevés par le cabinet Altares début juillet. Bâtiment et travaux publics profitent eux aussi de ces circonstances positives : le secteur a totalisé 5.891 procédures en juin dernier, contre 8.464 en juin 2020, soit un important recul de 30,4%.

La construction de logements à son niveau d'avant-crise

D'après les derniers chiffres fournis par le gouvernement, 95.500 logements ont commencé à être construits en France au deuxième trimestre et 112.600 permis ont été délivrés. Si l'offre a globalement retrouvé son niveau d'avant-crise, la ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, a indiqué sur CNews qu'on manquait de logements en France. Les chiffres restent en effet bas par rapport aux niveaux enregistrés au milieu des années 2010 et ils sont loin de répondre à la croissance de la population. La reprise de la construction est par ailleurs très inégale, selon les types de logements. Les maisons sont en plein essor, alors que les immeubles sont en net déclin. Cette tendance ne va pas dans le sens du gouvernement qui cherche à éviter l'« artificialisation » des sols, un immeuble permettant de faire tenir bien plus de logements qu'une maison sur la même surface. Pour le gouvernement et les professionnels, ce sont les maires qui sont trop frileux depuis des années. Pour enrayer la tendance, le gouvernement a mis de côté 350 millions d'euros pour récompenser d'ici à la fin 2021 les municipalités les plus volontaristes en matière de construction de logements collectifs.

RE2020 : un décret et un arrêté parus pour les bâtiments neufs et extensions

Au cours de l'été, un décret et un arrêté sont parus concernant les bâtiments neufs et extensions, dont le décret n° 2021-1004 du 29 juillet 2021, paru au journal officiel du 31 juillet dernier, qui définit les exigences de performances énergétique et environnementale des constructions de bâtiments en France métropolitaine. Celui-ci impose cinq exigences, celle de limiter la consommation d'énergie primaire, de limiter l'impact sur le changement climatique associé à ces consommations, de limiter aussi l'impact des composants du bâtiment sur le changement climatique, de limiter des situations d'inconfort dans le bâtiment en période estivale mais aussi d'optimiser la conception énergétique du bâti indépendamment des systèmes énergétiques mis en oeuvre. Ce décret entrera en vigueur le 1er janvier 2022 et s'appliquera à la construction de bâtiments ou de parties de bâtiments destinés à être habités. Quant à la construction de bâtiments de bureaux, d'enseignement primaire ou secondaire, les exigences seront appliquées dès le 1er juillet 2022. Six mois plus tard, en date du 1er janvier 2023, ce sont les extensions de ces constructions et aux constructions provisoires qui seront concernées.