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Lettre d'information ACS du 4 octobre 2021

Publié le 04 octobre 2021

Zone euro : la croissance des crédits aux entreprises poursuit sa baisse

Selon la Banque centrale européenne (BCE), la progression des crédits accordés par les banques de la zone euro aux entreprises a reculé en août (+1,5 % contre +1,7 % en juillet et +5 % en début d'année). Les entreprises ont obtenu des lignes de liquidités en réponse à la crise et recourent donc moins au crédit bancaire. L'augmentation de la masse monétaire M3 est légèrement repartie en hausse, à 7,9 %, mais reste éloignée du bond spectaculaire en 2020, alors que les aides publiques déclenchées face à la première vague de la pandémie de Covid-19 se normalisent. L'institution a choisi pour l'heure de maintenir une politique monétaire accommodante et attendra décembre pour redéfinir son cap.

Imposition minimale à 15 % : les entreprises inquiètes, selon une enquête

D'après une enquête publiée par KPMG, 77 % des dirigeants d'entreprise sont préoccupés par le projet d'accord fiscal mondial sur une imposition minimale des bénéfices des entreprises de 15 %. Celui-ci entraverait leurs objectifs de croissance. Si les règles techniques qui s'imposeront aux entreprises une fois adopté le projet de réforme « ne sont pas encore définies », de premiers éléments montrent qu'elles conduiront à « l'application de nouvelles méthodes ». Seront notamment nécessaires « la mise en oeuvre de nouveaux reportings ou systèmes d'information », précise le cabinet de conseil qui constate qu'il est difficile aujourd'hui pour les entreprises « d'estimer l'impact de la mesure, d'où la préoccupation ». Les dirigeants craignent aussi « des divergences, des zones d'ombre, des interprétations différentes et des différends entre États » dans la mise en oeuvre de l'accord trouvé au sein de l'OCDE,.

Bpifrance : record d'investissement au 1er semestre 2021

A l'occasion de la présentation de son bilan d'activité, Bpifrance a indiqué avoir réalisé 1,9 milliard d'euros d'investissements dans les entreprises au premier semestre 2021, un montant historique. La banque publique a d'autre part dégagé un résultat net de 1,003 milliard d'euros sur la période de six mois, soit environ autant que durant la totalité de l'année 2019. Les investissements en fonds propres des entreprises sont en hausse de 52 % par rapport au premier semestre 2019, avant la crise sanitaire, et de 48 % par rapport aux six premiers mois de 2020. Sur un an, les montants investis directement dans les PME ont presque triplé à 146 millions d'euros, mais ceux dans les entreprises de taille intermédiaire et les grands groupes ont aussi augmenté de près de 50 % à 895 millions. Les investissements dans les fonds ont bondi de 55 % à 587 millions d'euros. La banque publique devrait investir 4 milliards d'euros sur l'ensemble de 2021. Les prêts bancaires classiques garantis par Bpifrance ont progressé de 12,9 % à 3,5 milliards d'euros sur un an sur les six premiers mois de 2021, et les prêts garantis par l'État (PGE) mis en place pour soutenir la trésorerie des entreprises se sont encore élevés à 9 milliards d'euros, contre 94 milliards au premier semestre 2020. La banque a également vu exploser de 157 % ses aides et prêts à l'innovation. Enfin, l'activité d'accompagnement des entreprises de Bpifrance a poursuivi sa montée en puissance avec notamment 1.340 missions de conseil sur le semestre, contre 145 seulement deux ans plus tôt.

Les cessions de fonds de commerce ont chuté de 10,5 % entre 2019 et 2020

Selon une étude du cabinet Altares publiée par le Journal du Dimanche, l'année 2020 a vu les cessions de fonds de commerces chuter de 10,5 % (25.320 contre 28.291 en 2019). Si la pandémie a eu un impact, la tendance serait plus profonde que cela. Entre 2017 et 2020, les cessions ont déjà connu une forte baisse de 19,15 %. Tous les types de commerces ne sont pas logés à la même enseigne. Si l'hôtellerie-restauration représente encore un tiers des opérations, leur nombre est en baisse de 17 % en 2020 par rapport à l'année précédente. De même, le prêt-à-porter fait partie des secteurs les plus sinistrés. À l'inverse, les services et commerces médicaux semblent tirer leur épingle du jeu. C'est le cas notamment des pharmacies, dont le prix ne cesse d'augmenter. L'érosion des ventes n'a rien d'une fatalité. Il est nécessaire d'accompagner les gérants souhaitant passer la main, au moins 4 ou 5 ans avant le départ.

Bretagne : effectifs en hausse pour l'apprentissage

Publié par l'assureur Maaf et l'Institut supérieur des métiers, le baromètre 2021 de l'apprentissage dans l'artisanat fait état de 8.890 jeunes inscrits cette année en apprentissage en Bretagne (+4 %). Les métiers de la boulangerie et de la pâtisserie sont ceux qui attirent le plus de candidats et 64 % des apprentis trouvent un emploi dans les 6 mois suivants leur formation.

PME : l'hôtellerie-restauration en meilleure situation que d'autres secteurs, selon une étude

Selon une étude publiée par le Conseil d'analyse économique (CAE), les entreprises des secteurs qui ont été fermées pour raisons sanitaires « sont en meilleure situation financière » que celles des autres secteurs. C'est dans l'hébergement-restauration qu'a été constaté le plus fort pourcentage d'entreprises dont la situation financière est « bonne » ou « très bonne », ce qui indique très clairement la présence de « mécanismes de surcompensation » par les aides pour ce secteur sinistré par la crise sanitaire. L'embellie dans ce secteur ne se vérifie toutefois pas pour l'Île-de-France, très dépendante de la clientèle étrangère. Dans la construction, un secteur moins aidé par le fonds de solidarité, la part des entreprises dont la situation financière est jugée « très faible » a par contre augmenté par rapport au début de la crise sanitaire. Dans l'industrie manufacturière et le transport et entreposage, comme dans d'autres secteurs, les écarts se creusent entre des entreprises qui vont bien ou mal, signe d'une plus grande hétérogénéité des situations qu'avant la crise.

Fléchissement des ventes de logements neufs en 2021

Entre avril et fin juin 2021, un peu plus de 1.300 logements neufs ont été vendus en Bretagne, soit une diminution de -10,7 % par rapport au trimestre précédent, indique la Dreal de Bretagne. Cette baisse est l´une des plus fortes enregistrée en France métropolitaine où les ventes ont fléchi de - 4,4 %. Dans le même temps, 1.500 nouveaux logements sont arrivés à la vente dans la région, soit une progression de +15,7 % par rapport au trimestre précédent. Résultat, à la fin du mois de juin, le stock de logements proposés à la vente en Bretagne se situait à 4.100 unités, un chiffre en hausse de +4,7 % par rapport à fin mars.