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Lettre d'information ACS du 5 mars 2018

Publié le 06 mars 2018

Les PME des pays développés toujours à la recherche de financement 

Malgré une conjoncture économique favorable, les PME des pays développés sont toujours confrontées à des problèmes de financement, indique un récent rapport de l'OCDE. Les auteurs de l'étude ont ainsi constaté que les nouveaux prêts bancaires aux PME avaient diminué dans 15 des 25 pays pour lesquels on dispose de données pour 2016, et que le taux de croissance du montant médian de ces nouveaux prêts aux PME était en baisse à -5.6 %, contre 2.6 % en 2015. De surcroît, l'accès à des sources de financement adaptées demeure problématique pour certaines catégories de petites entreprises, et notamment les microentreprises, les jeunes PME et start-ups, et les structures innovantes tournées vers la croissance. L'étude met en revanche en avant une progression, dans la plupart des pays participants, des investissements de capital-risque et de l'investissement privé ayant visé les PME en 2016, et d'une croissance rapide des prêts collaboratifs, des apports de fonds propres participatifs et des rachats de créances (invoice trading). Le crédit-bail, la location-vente, l'affacturage et l'escompte de factures, qui reposent sur des valeurs d'actifs plutôt que sur la cote de crédit, ont eux aussi progressé pour la deuxième année consécutive. Les PME représentent 70% de l'emploi total et 50 à 60% de la valeur ajoutée en moyenne dans les pays membres de l'OCDE.

Lutte contre le travail illégal : plus de 5.700 contrôles en 2017 en Bretagne

La coopération inter-administrative menée depuis mars 2017 par la Direccte, l'Urssaf et la MSA pour lutter contre le travail illégal semble porter ses fruits. En Bretagne, 5.700 contrôles ont ainsi été réalisés en 2017. Ceux-ci ont donné lieu à 1 000 procédures pénales, 845 sanctions administratives et financières pour un montant de près de 5, 5 millions d'euros et 143 procès-verbaux. Dans le détail, ce sont les secteurs du BTP et de l'agriculture qui sont de loin les plus verbalisés puisqu'ils représentent respectivement 38% et 29% des entreprises contrôlées. Les services de contrôle restent en outre particulièrement vigilants concernant la prestation de service international (PSI), actuellement en fort développement.

L'Europe veut favoriser la mobilité longue durée pour les apprentis 

En place depuis 2015, le programme Erasmus Pro permet aux apprentis d'effectuer une partie de leur formation en mobilité dans un pays membre de l'Europe. Souffrant d'un manque d'harmonisation, la démarche s'est souvent résumée pour les apprentis à deux ou trois semaines passées hors de leurs frontières. Aujourd'hui, la commission européenne porte le projet de la mobilité longue durée pour ces jeunes et a dégagé une enveloppe de 400 millions d'euros pour ses Erasmus Pro, afin de permettre à 50.000 apprentis de partir, entre 2018 et 2020, en dehors de leur pays dans le cadre de leur formation pendant plus de trois mois. Pour contribuer à la réussite de cette initiative européenne et faciliter les échanges, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a présenté une liste de 8 mesures. Parmi les propositions avancées, la garantie d'une autonomie financière des jeunes sur place et celle d'une couverture sociale.

Assurance-chômage : le gouvernement choisit la conciliation 

Le gouvernement a finalement décidé de reprendre l'essentiel de l'accord des partenaires sociaux sur la réforme de l'assurance-chômage. En ce qui concerne l'indemnisation des démissionnaires, la seule modification concernera la durée d'affiliation. Elle sera de cinq ans alors que les partenaires sociaux avaient opté pour une durée de sept ans. Par ailleurs, les cotisations des indépendants n'augmenteront pas. Ils se verront allouer une indemnité de 800 euros pour seulement six mois. Cette disposition concernera les indépendants qui auront mis leur activité en liquidation judiciaire et qui avaient un bénéfice annuel d'au moins 10.000 euros. Les indépendants économiquement dépendants ne seront pas concernés par la mesure. Leur situation devrait être prochainement évoquée. Enfin, les partenaires sociaux devront trouver un accord avant la fin de l'année sur la limitation des contrats courts, laissée à la charge des branches. En cas d'échec, un système de bonus-malus leur sera imposé. Si les partenaires sociaux sont satisfaits du respect de l'accord sur l'assurance-chômage, ils redoutent que cette décision du gouvernement ne soit qu'un moyen de revenir sur les accords concernant la réforme de la formation professionnelle.

Formation professionnelle : ce que les Français attendent de la réforme 

Une enquête menée par l'institut BVA révèle que les Français ont une image très positive de la formation professionnelle. Plus d'une personne interrogée sur deux place en tête des priorités l'augmentation du nombre de formations en alternance. Quatre Français sur dix se disent favorables à la création d'un site d'orientation recensant l'ensemble des formations accessibles via son Compte personnel de formation (CPF). Les Français devraient également soutenir la contribution de 0,3% de la masse salariale qui financera la moitié du grand plan compétences. En effet, 40% des sondés veulent réserver les financements de la formation en priorité aux demandeurs d'emploi et aux moins qualifiés. Enfin, tandis que l'accord trouvé entre les partenaires sociaux prévoit de faire passer le crédit annuel du CPF de 24 à 35 heures, avec un plafond de 400 heures, 34% des répondants souhaitent donner plus d'importance au CPF et aux formations courtes. En revanche, seuls 7% des Français estiment qu'il faut supprimer le congé individuel de formation (CIF) alors que le gouvernement souhaite sa fin.

Ralentissement des mises en chantier sur la fin de 2017 et le début de 2018 

Alors que le nombre de logements autorisés s'affiche en hausse (+8%) sur un an, entre février 2017 et janvier 2018, on constate un léger ralentissement des autorisations depuis deux trimestres (-2,3% sur la période novembre 2017-janvier 2018 et -0,9% sur la période août-octobre 2017). La progression des mises en chantier est également faible depuis l'été 2017 : +0,8% depuis novembre après +0,9% pour la période août-octobre 2017. Sur un an, entre février 2017 et janvier 2018, les mises en chantier affichent en revanche une belle performance (+13,2 % avec 425.200 unités commencées). Sur le dernier trimestre ce sont les locaux non résidentiels qui se distinguent puisque les autorisations et mises en chantier ont été plus nombreuses (+10,6 %) et ont atteint des quantités importantes : 10 millions de m² autorisés et 6,8 millions de m² dont les chantiers ont débuté. Sur toute une année (février 2017-janvier 2018), cette progression est sensiblement équivalente (+9 %), tandis que les volumes atteignent 41,2 millions de m² autorisés à la construction et 26,3 millions de m² mis en chantier.

La restauration hors domicile très performante 

Selon le bilan du cabinet NPD Group, le marché français de la restauration hors domicile enregistre sa meilleure performance depuis 2011, avec une progression de 1,8% en valeur tous circuits confondus. Avec près de 55,6 milliards d'euros dépensés, le marché est au beau fixe : hausse de 1% de la fréquentation et augmentation de 0,8% de la dépense moyenne établie à 5,55 euros. Par segment, la restauration traditionnelle dite à table, renoue avec la croissance (+ 1%) pour la première fois depuis 2011, tandis que la restauration rapide se porte bien et enregistre une hausse de fréquentation de +3,7%. Par ailleurs, le petit-déjeuner hors domicile affiche une hausse de 3%. Pour 2018, le cabinet NPD prédit que le marché « pourrait progresser de 111 millions de visites supplémentaires ».