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Lettre d'information Agricole du 10 juillet 2017

Publié le 10 juillet 2017

Commerce extérieur : Le déficit se stabilise et s’installe

Selon une note de conjoncture des Douanes publiée le 7 juillet, le déficit de la balance commerciale des produits agricoles s’est établi, en mai, à 142 millions d’euros. Concernant les échanges de produits agroalimentaires, l’excédent s’est fortement dégradé en mai puisqu’il a perdu 167 millions d’euros. « Alors que les exportations poursuivent une progression régulière, les importations enregistrent une poussée et l’excédent se réduit », explique la note des Douanes. Les achats ont augmenté en provenance des grands pays européens sur des secteurs tels que les produits laitiers, la boulangerie biscuiterie, les huiles végétales ou encore la viande et les préparations à base de viande. Les exportations ont augmenté dans l’ensemble vers l’Union européenne et pour les produits laitiers vers l’Algérie et la Chine.

L’agroalimentaire tire les exportations bretonnes

La Chambre de Commerce et d'Industrie de Bretagne et Bretagne Commerce International ont publié la seconde édition de leur livret d'information « Entreprises bretonnes à l'international ». Il en ressort que 35,4% des exportations bretonnes concernent des produits agroalimentaires, contre 35,1% en 2014. À l'inverse, les importations de produits agroalimentaires représentent 19,7% des importations totales de la région.

UE-Japon : « accord de principe » sur un ambitieux traité de libre-échange

Lors d'un Sommet à Bruxelles, l'Union européenne et le Japon ont annoncé un « accord de principe » sur l'ambitieux traité de libre-échange qu'ils négocient depuis plus de quatre ans. Le JEFTA (Japan-EU free trade agreement) pèsera lourd : l'Union européenne est le 3ème partenaire commercial du Japon, tandis que le Japon arrive en sixième position pour le Vieux Continent. Concernant l'agroalimentaire, les principaux points d'accord sont : « zéro droit de douane pour presque tous les produits alimentaires » et la reconnaissance de l'appellation géographique pour plus de 200 produits européens.

Le Premier Ministre confirme un plan de 50 Mds€ d’investissements

Le 4 juillet, à l’occasion de sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale, le premier ministre Édouard Philippe, a confirmé le plan d'investissement de 50 milliards d'euros sur cinq ans promis par le président Emmanuel Macron. Destiné aux domaines « de la transition écologique, du développement des compétences, de la santé, des transports, de l'agriculture et de la modernisation de l'État », il sera piloté par l'économiste Jean Pisani-Ferry.

La valeur ajoutée de l'agriculture en chute libre en 2016

L'année 2016 restera une année noire pour les agriculteurs. D’après l'Insee, qui a actualisé des chiffres divulgués en décembre 2016, la valeur de la production de la branche agricole, hors subventions, a baissé de 6,6 %. En tenant compte des subventions d'exploitation et une fois déduite des impôts sur la production, la valeur ajoutée dans l'agriculture a enregistré une baisse de 8,4 %. La chute des volumes (grandes cultures et vins) s'est accompagnée d'une baisse des prix (lait, bovins et volailles) et même si les agriculteurs ont bénéficié d'une diminution de leurs charges, cela n'a pas suffi, explique l'Insee. Seuls les éleveurs de porcs ont vu leurs prix se redresser grâce à une demande chinoise plus dynamique.

Hausse de 5% des prix des produits agricoles à la production en mai

Entamée à la mi-2016, la dynamique haussière des prix de l’ensemble des produits agricoles à la production s’essouffle légèrement en mai 2017, indique une note Agreste. Sur un an, les prix demeurent toutefois supérieurs à ceux de mai 2016 (+5,3%). En mai 2017, l’embellie des cours des animaux de boucherie se poursuit à la fois sur un an et par rapport à la moyenne 2012-2016 des prix du mois de mai. Les cours du porc demeurent fortement au-dessus de ceux de 2016 mais cèdent un peu de terrain par rapport au mois précédent. Les prix de la volaille rebondissent en mai 2017, limitant la baisse sur un an (-0,7%), dans une filière toujours perturbée par le nouvel épisode d’influenza aviaire.

Les éleveurs laitiers français gardent un pouvoir de négociation limité

A l'occasion du conseil spécialisé pour les filières laitières de FranceAgriMer du 27 juin dernier, le Réseau Mixte Technologique ruminants a dressé un bilan des contrats laitiers à la fin 2016, après une enquête réalisée auprès de 29 entreprises représentant 84% de la collecte nationale. S'agissant du contenu des contrats en matière de prix et de gestion des volumes, l'étude révèle que la constitution d'organisations de producteurs n'a pas encore porté ses fruits. Et l'analyse comparée des clauses contractuelles (volume et prix du lait) met en lumière des contrastes croissants selon les laiteries dans leur logique d'approvisionnement et de valorisation du lait collecté. L'étude met également en lumière le pouvoir de négociations aujourd'hui encore limité des organisations de producteurs, presque toutes adossées à un seul transformateur. « Désormais très nombreuses, elles sont parfois plus concurrentes que coopérantes dans certains bassins ou auprès de quelques transformateurs », précise l'Idele dans son dossier. Le conseil spécialisé conclut donc qu' "il paraît nécessaire de poursuivre la réflexion sur une massification et une gestion de l'offre à travers des organisations de producteurs-coopératives de collecte, avec transfert de propriété, afin que les producteurs soient en mesure de négocier les prix en fonction des volumes qu'ils produisent et maîtrisent collectivement".

Porc : net recul de la production

Selon la note Agreste du ministère de l'Agriculture, de janvier à avril 2017, la production de porcins a reculé de 6% par rapport à la même période en 2016. En mai 2017, les abattages de porcins sont en baisse de 1,1% en têtes et quasi stables en poids, par rapport à 2016. Depuis le début de 2017, ils se réduisent de 4,1% en têtes et de 4,5% en tonnage (tonnes-équivalent carcasse, tec). Concernant les exportations de viande porcine, en avril, elles « se rétractent de 15% en glissement annuel, soit 7.800 tec de moins qu'en avril 2016 ». Dans le même temps, les importations fléchissent de 14%, soit 6.600 tec de moins. En mai, le prix du porc charcutier (classe E+S) progresse de 24% en glissement annuel et de 13% par rapport à celui de la moyenne quinquennale de 2012 à 2016. De son côté, le prix de l'aliment pour porcins d'avril est quasi stable par rapport à avril 2016 et en repli de 11% par rapport à la moyenne quinquennale de 2012 à 2016.