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Lettre d'information Agricole du 18 décembre 2017

Publié le 18 décembre 2017

Le fonds Brit se renforce dans l'agriculture bretonne

Ouvert il y a une année aux projets agricoles pour aider aux installations en production bovine et porcine, le fonds Brit s'ouvre désormais aux dossiers volailles et aux porteurs de projets dans le domaine du maraîchage pour le financement des serres. Se présentant comme un prêt d'honneur, le fonds Brit est financé par la Région Bretagne et la Caisse des dépôts. Le fonds est animé par le réseau Initiative Bretagne. Au cours des douze mois écoulés, il a permis d'accompagner 33 jeunes agriculteurs.

Le revenu des exploitants agricoles repart en hausse de 10,5% en 2017

Selon l'Insee, le revenu agricole devrait augmenter de 10,5% en 2017, après une baisse de 16% estimée pour 2016. Cette hausse s'explique notamment par une amélioration des prix des productions animales et un retour à la normale des récoltes céréalières. Par ailleurs, les charges des agriculteurs se réduisent pour la quatrième année consécutive. La FNSEA note une baisse de 27% des résultats des chefs d'exploitation par rapport aux trois années précédentes et précise que plus de 25% des exploitations agricoles présentent un résultat négatif.

Les élevages laitiers doivent être plus efficients pour résister aux aléas

FranceAgriMer a dévoilé les résultats d'une étude réalisée par l'Institut de l'élevage, le BTPL et la Chambre d'agriculture de Haute-Marne sur les systèmes de production d'avenir pour le lait de vache français. L'analyse met en évidence une forte augmentation de la productivité des élevages laitiers entre 2008 et 2015 (de l'ordre de 30 à 70.000 litres de lait/UMO). Et pourtant, les revenus plafonnent du fait de la baisse de l'efficience (EBE/produit) et l'augmentation des investissements. Malgré tout, certaines exploitations restent plus « solides » que d'autres en s'orientant vers des stratégies différentes qui les protègent des aléas et réduisent leurs coûts de production. Ainsi, les exploitations produisant du lait AOP, les élevages à l'herbe et les producteurs qui pratiquent la diversification (production laitière + cultures ou atelier hors-sol) tirent leur épingle du jeu. L'étude montre par ailleurs que le prix du lait est le facteur ayant le plus d'impact sur les revenus des éleveurs, devant les aléas climatiques, et que des progrès sont possibles au niveau des coûts de production en agissant sur les charges liées à l'alimentation achetée, à la mécanisation et aux frais d'élevage et de bâtiments.

Nette hausse en 2016 du revenu des producteurs de porcs

Selon les chiffres publiés par les Chambres d'Agriculture, en 2016, les revenus des éleveurs de porcs ont effectué un bond de 199% pour atteindre un total moyen annuel de 51.900 euros par exploitation. La Bretagne est la principale région de production porcine et profite donc à plein de ce sursaut qui a tendance à se replier car la demande internationale, notamment chinoise, se réduit. Pour ce qui concerne les autres productions, notamment les élevages de volailles (2/3 de la production concentrée en Bretagne et dans les Pays de la Loire) le revenu moyen a baissé de 18,6% l'an dernier pour descendre à 22.800 euros. Dans le lait, le repli est de 19,70% (total de 14.500 euros). Pour la viande bovine, il est de 19.300 euros en moyenne par élevage, la baisse est de 7,30%. Globalement, l'INSEE table sur une hausse de 10,5% de l'ensemble des revenus agricoles en 2017.

La Chine pourrait s'ouvrir davantage au porc français

Suite aux inspections menées en France en 2015 par la Chine, la publication des résultats a eu lieu et la délivrance d'autorisations d'exportations va être obtenue d'ici à la fin de l'année 2017 pour les établissements conformes dans les secteurs du lait infantile, de la viande de porc et de la charcuterie. Par ailleurs, Bruno Le Maire a affirmé « avoir obtenu l'accélération de la procédure permettant la reprise des exportations maintenant que la levée de l'embargo du bœuf est effective ».

Viande porcine : levée de l'embargo sanitaire russe mais maintien des sanctions politiques

Selon la Fédération Nationale de l'Industrie et du Commerce en Gros des Viandes (FNICGV), la Russie a officiellement levé le 5 décembre son embargo sanitaire Peste Porcine Africaine sur les porcs vivants, la viande et les abats porcins ainsi que sur les produits à base de viande porcine en provenance de l'UE. L'interdiction des produits à base de porc en provenance des zones ayant déclaré des foyers de PPA est toutefois maintenue, hors produits traités selon les technologies permettant de détruire la maladie. En pratique, cette levée d'embargo n'est en fait que symbolique puisque les exportations vers la Russie restent soumises à l'embargo politique russe jusqu'au 31 décembre 2018…

Maine-et-Loire : un cas de H5N3 confirmé dans un élevage de dindes

Lundi 11 décembre, les autorités départementales ont confirmé un cas de grippe aviaire faiblement pathogène (H5N3) dans un élevage de volailles du Maine-et-Loire, et près de 9.000 dindes vont être abattues. Cet élevage, situé à la Renaudière, à 20 km à l'ouest de Cholet, avait été placé en quarantaine jeudi en raison d'une « suspicion » de grippe aviaire, dans l'attente d'analyses complémentaires.

MSA : 250.000 agriculteurs vont rembourser 85 millions d'euros de... retraite

La Mutualité sociale agricole (MSA) a envoyé un courrier à plus de 250.000 agriculteurs retraités pour les informer qu'ils avaient perçu une pension trop importante et qu'ils devront rembourser un total de 85 millions d'euros. Alors que la retraite moyenne agricole en France s'élève à 741 euros par mois, François Hollande avait décidé de revaloriser les petites retraites. Cette année les opérateurs de la MSA ont programmé 78% contre 75% du smic prévu par cette revalorisation. Plusieurs syndicats agricoles minoritaires ont demandé un geste. La MSA a évoqué la mise en place d'un « échelonnement sur trois à quatre mois du remboursement des sommes indûment versées avec un maximum de 128 euros par échéance.