actualités

Lettre d'information Agricole du 21 août 2017

Publié le 21 août 2017

L'agroalimentaire bénéficierait d'une hausse de la demande européenne

3,6 Mds d’euros, c'est le montant estimé par Euler Hermes du surplus de demande européenne dont l'agroalimentaire pourrait bénéficier directement. Selon Euler Hermes, la demande additionnelle adressée à la France devrait croître de 25 Mds d’euros en 2017. Euler Hermes, leader mondial de l'assurance-crédit, estime que plus de 70% de cette demande additionnelle adressée à la France proviendra de l'Union européenne. « L'Allemagne (2,9 Mds d’euros à saisir), l'Espagne (+2,5 Mds d’euros), l'Italie (+1,8 Mds d’euros) et la Belgique (+1,5 Mds d’euros) seront les destinations européennes les plus porteuses pour nos exportateurs ».

L'excédent commercial agroalimentaire a baissé en juin

Selon Agreste, en juin, les exportations agroalimentaires ont augmenté ; en revanche, l'excédent commercial a diminué. Parmi les gros postes d'exportation, celui des produits transformés (4.042 millions d’euros) est en croissance de 5,8% en juin 2017. En revanche les exportations de céréales (401 millions d’euros) sont en retrait de 24% sur juin 2016. Les importations de produits transformés (3.537 millions d’euros) sont aussi en croissance, de 5,3%. Le solde des produits transformés (505 millions d’euros) évolue positivement de 9,6% et celui des produits bruts (433 millions d’euros) recule de 9,4%.

Le CETA appliqué « provisoirement » au 21 septembre

Dans un communiqué commun, le Canada et l'UE ont annoncé que le CETA, accord de libre-échange UE-Canada, serait appliqué « provisoirement » au 21 septembre. Le président de la Commission Jean-Claude Juncker et le Premier ministre canadien Justin Trudeau, se sont mis d'accord sur cette date, en attendant une pleine entrée en vigueur du texte une fois que tous les parlements des pays membres de l'UE l'auront voté. Emmanuel Macron a rappelé que le gouvernement français avait nommé jeudi une commission d'évaluation de ses effets sur l'environnement et la santé pour tenir compte des critiques formulées à son encontre.

Région Bretagne : soutien aux CUMA

La Région Bretagne a publié un appel à projets intitulé « soutien aux investissements en matériels agro-environnementaux en CUMA » destiné à accompagner la modernisation et l'adaptation des CUMA. Cet appel à projets vise à aider les CUMA à consolider ou améliorer la performance économique, environnementale et sanitaire des exploitations agricoles.

Baisse des importations de lait conditionné en France

L'année 2016 a été positive pour le lait UHT français. Les volumes transformés se sont maintenus autour de 3,3 milliards de litres par rapport à 2015. La balance commerciale française s'est améliorée : les exportations ont crû de 7% (Italie, Espagne, Chine), et les importations ont fortement reculé de 25% (Belgique, Allemagne). Syndilait, le syndicat des fabricants de lait de consommation, l'explique par la réussite de la démarche "Lait collecté et conditionné en France", logo permettant au consommateur de repérer l'origine France sur les emballages. Le consommateur fait aussi la part belle aux laits spécifiques. Si les ventes sur le marché intérieur baissent toujours globalement (- 3,4%), les ventes des laits spécifiques augmentent (+ 5,3%) : + 18,8% pour les laits délactosés, + 11,7% pour le lait de chèvre, + 6,8% pour les vitaminés, + 5% pour le lait bio. Le lait bio représente aujourd'hui presque 10% du lait liquide consommé. Les laits régionaux, de montagne, solidaire… progressent, et les laits premiers prix et d'importation diminuent.

Timide remontée du prix du lait en Europe

Avec une moyenne de 333 € la tonne depuis le début de l'année, le prix du lait affiche une certaine stabilité dans l'Union européenne (UE à 28). Mais depuis deux mois, la tendance est sensiblement à la hausse. Après un léger déclin à 329 € la tonne en mai, le prix moyen communautaire s'est redressé à 332 € la tonne en juin, pour atteindre 338 € en juillet, selon les dernières estimations de la Commission européenne. Les prix du beurre poursuivent leur envolée. À la dernière cotation du 6 août, le cours européen atteignait 6 843 $/t, soit une hausse de 4,7% par rapport à la précédente cotation du 23 juillet. Plus globalement, sur l'ensemble des ingrédients laitiers, les prix européens suivent une dynamique favorable depuis un an. En août 2017, par rapport à août 2016, les cours à l'échelle de l'UE sont en augmentation de 99% pour le beurre, 43% pour la poudre grasse, 37% pour le cheddar et 11% pour la poudre maigre. Cette dernière est toujours pénalisée par d'importants stocks communautaires d'intervention, s'élevant à plus de 357.000 t en juin dernier.

Volailles : nouveau recul des abattages

Selon la note de conjoncture Agreste du ministère de l'Agriculture, en mai 2017, les abattages de volailles se replient de 5% en têtes et de 2,7% en poids. Les tonnages de poulets baissent de 5% par rapport à mai 2016 et ceux de dindes de 10%. En avril 2017, les mises en place de poussins sont en baisse de 6% pour les poussins de poulets de chair et de 5% pour les dindonneaux. De leur côté, les mises en place de canetons sont en hausse de 14%, à relativiser par rapport à un mois d'avril 2016 en fort repli. La production de volailles serait quasi stable par rapport à 2016. Au 1er trimestre, la production indigène de volailles de chair toutes espèces confondues serait quasiment stable par rapport à 2016, à 440.000 tonnes équivalent carcasse (téc). L'évolution varie selon l'espèce : légère hausse pour le poulet (+ 2,1%), en repli pour la dinde (- 4%) et en forte baisse pour le canard (- 20%), très impacté par l'influenza aviaire. En avril, les exportations totales de viandes et préparations de volailles sont stables en glissement annuel, alors que les importations se replient de 4,1%. Enfin, la production d'œufs de consommation du 1er trimestre 2017 est en hausse de 3,4%.

Viandes : +13 % pour la production mondiale en 2026

Selon les perspectives agricoles pour la période de 2017 à 2026, publiées par l'OCDE et la FAO, la production, la consommation et les exportations de viande augmenteraient, mais les prix seraient à la baisse. Alors que la production mondiale de viande n'a augmenté que de 1% en 2016, celle-ci devrait avoir augmentée de 13% en 2026, par rapport à la période de référence (2014-2016). Les pays en développement devraient représenter 75% de l'augmentation totale. La viande de volaille serait le principal moteur de la progression. La consommation mondiale de viande par habitant devrait se stabiliser à 34,6 kg en poids au détail d'ici à 2026, soit une progression de moins de 500 g par rapport à la période 2014-2016. Toutefois, compte tenu de l'accroissement démographique, la consommation totale devrait augmenter de près de 1,5% par an. La consommation supplémentaire par habitant se composera principalement de viande de volaille, tandis que la consommation par habitant de viande porcine sera en recul à l'échelle mondiale. Les exportations de viande au niveau mondial vont augmenter de 14% par rapport 2014-2016. Les importations de viande de volaille et de viande bovine représenteront 85% des échanges supplémentaires de viande en 2026.