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Lettre d'information Agricole du 4 septembre 2017

Publié le 04 septembre 2017

Ralentissement de la dégradation de l’excédent agroalimentaire français

Selon les statistiques Agreste du ministère de l'Agriculture, la baisse de l'excédent agroalimentaire français s'est ralentie en juin, celui-ci s'établissant à 433 millions d’euros (-45 millions d’euros par rapport à juin 2016). Pour le 1er semestre 2017, l'excédent agroalimentaire atteint 2,1 Mds, en baisse de 1,3 milliard par rapport à 2016. La mauvaise récolte de céréales de 2016 a eu un fort impact dégradant sur les exportations. En se limitant aux produits transformés, l'excédent de juin atteint 505 millions d’euros et il s’affiche en progression de 44 millions d’euros sur celui de juin 2016 grâce aux échanges avec les pays tiers.

La Région Bretagne entend contribuer aux débats sur la PAC d'après 2020

Dans l’optique de participer aux orientations de la PAC (Politique agricole commune) d'après 2020, la Région Bretagne a prévu de consulter, à partir du 18 septembre, les différents acteurs du secteur via un sondage en ligne, des réunions publiques et des auditions. L’ensemble des contributions viendront nourrir les propositions détaillées de la Bretagne pour la future PAC.

Mise en place d’un nouveau certificat sanitaire pour les exportations alimentaires vers la Chine

Afin d’accompagner toutes les exportations de données alimentaires sur son territoire, la Chine a mis en place un nouveau certificat sanitaire. L’AQSIQ-Administration for Quality, Supervision Information and Quarantine, en charge du contrôle des produits à l’entrée et à la sortie du territoire chinois, aurait accepté un délai suffisant de mise en œuvre du nouveau certificat dès que l'autorité compétente (France, Union Européenne) lui en aura fait la demande.

Le programme national de développement agricole et rural (PNDAR) jugé pertinent à mi-parcours

Définissant tous les cinq ans les grandes orientations à suivre pour préparer l’avenir de l’agriculture française, le programme national de développement agricole et rural (PNDAR) a fait l’objet d’une évaluation à mi-parcours. Sans marquer de rupture radicale avec la période précédente, le PNDAR 2014-2020 s’était donné pour objectif de « conforter le développement et la diffusion de systèmes de production performants à la fois du point de vue économique, environnemental, sanitaire et social ». Dans un rapport publié le 30 août 2017 par le CGAAER, l’évaluation à mi-parcours menée en 2016 «conclut à la pertinence du programme » mais estime toutefois que sa « cohérence doit être améliorée». Le CGAAER diagnostique en effet « un fort potentiel d’amélioration de l’efficience de sa mise en œuvre », notamment en raison de « la charge administrative supportée par les gestionnaires autant que par les bénéficiaires ». Pour améliorer l’efficience du programme, le rapport formule sept recommandations déclinées en une quarantaine d’actions concrètes, à destination des structures de pilotage et d’animation.

Travert lance les ateliers des Etats généraux de l'alimentation

Lundi 28 août, Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture, a lancé les ateliers des États généraux de l'alimentation, en dévoilant la liste des présidents de ces ateliers et leur coordinateur, Olivier Allain, agriculteur et vice-président du conseil régional de Bretagne. Le ministre a indiqué que ces États généraux allaient « permettre d'avoir des éléments pour construire une politique durant tout ce quinquennat, préparer la prochaine PAC (Politique agricole commune), préparer les négociations commerciales qui auront lieu à partir de la mi-octobre ». Pour mettre au point les propositions, le ministre et ses équipes ont choisi une vingtaine de personnalités issues du monde politique, agricole, associatif et industriel, mais pas syndical, pour présider ces ateliers. Outre les 13 ateliers qui composent les deux chantiers, un 14ème atelier transversal, de fin août à fin novembre, doit discuter de la répartition des 5 Mds d’euros du plan de modernisation de l'agriculture promis durant la campagne.

Agriculture bio : Stéphane Travert évoque la création d’un fond privé

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, s'est prononcé pour la création d'un fonds privé de soutien au secteur. Il a mentionné que « cela peut être par exemple le fait qu'un industriel ou un distributeur sur un temps donné rogne sur une partie de sa marge pour créer ce fonds spécifique. Ces contributions serai(ent) ensuite redistribué(es) par exemple par un acteur public à des bénéficiaires qui aujourd'hui veulent faire émerger une filière en agriculture biologique ». Il a décidé de faire passer un peu moins de 5% de ces aides du « pilier 1 » de la Politique agricole commune (PAC, aides à l'hectare), vers le « pilier 2 » (développement rural, aide à l'agriculture de montagne, installation des jeunes agriculteurs, aide à la bio).

Europe : baisse de la production laitière

Au cours des 6 premiers de 2017, la collecte de lait de l'UE a légèrement baissé (-1%) par rapport à la même période de l'année précédente. Les autres produits laitiers en retrait sur cette période sont : le beurre (-5,7%) et Smp (-10,3%). Au contraire, les productions de crème, lait fermenté et fromages ont augmenté de +2,9%, +0,9%, +1,1%, respectivement.

Viande de porc : une demande en berne

Selon FranceAgriMer-Kantar Worldpanel, les achats des ménages ont reculé de 4,3% en cumul du 26 décembre 2016 au 6 août 2017 par rapport à la même période un an plus tôt pour la viande fraîche et de 2,1 % pour la charcuterie. À ce déclin de la consommation s'ajoute un commerce extérieur en berne : les exportations se replient en volume comme en valeur, principalement du fait de la chute des ventes à la Chine. La concurrence internationale, et surtout des États-Unis, est rude. Un rebond de la demande semble peu probable, alors que les prévisions sont à un retour de l'offre de porcs en Espagne et en France, les mises en place de porcelets ayant été nombreuses ces derniers mois, selon Plérin.