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Lettre d'information ACS du 25 janvier 2021

Publié le 25 janvier 2021

Le climat des affaires en France progresse légèrement en janvier, selon l'Insee

D'après l'Insee, le climat des affaires a progressé de 1 point en janvier par rapport au mois précédent pour arriver à 92 points. Restant encore très en-deçà de sa moyenne de longue période qui est de 100, il est le reflet d'évolutions différentes suivant les secteurs d'activité et de l'incertitude toujours présente liée à l'évolution de la situation sanitaire. Ainsi l'industrie et le commerce de gros ont connu une petite amélioration, tandis que le climat des affaires a à peine fluctué dans les services et le commerce de détail, davantage soumis à des restrictions.

Le repli de l'activité du secteur privé en France s'accélère en janvier, selon IHS Markit

Selon une estimation provisoire publiée par le cabinet IHS Markit, l'activité du secteur privé en France s'est contractée plus rapidement en janvier qu'en décembre « sur fond de durcissement du couvre-feu » pour lutter contre la pandémie de Covid-19. L'indice Flash composite de l'activité globale est tombé à 47,0 contre 49,5 en décembre, selon les données recueillies du 12 au 21 janvier.

Les défaillances d'entreprises en recul de 38,1% en 2020

D'après une étude du cabinet Altarès, les défaillances d'entreprises en France ont reculé de 38,1 % en 2020. Il n'y a eu l'an dernier que 32.184 défaillances d'entreprises en France, c'est-à-dire « 20.000 procédures de moins qu'en 2019 », relève Thierry Millon, directeur des études d'Altarès. Cela s'explique par les mesures de soutien mises en place par le gouvernement et par la disparition temporaire des assignations de créancier. Dans le détail, les redressements judiciaires ont reculé de près de moitié (-49,4 %), tandis que les liquidations judiciaires directes ont seulement diminué d'un tiers (-33,7 %). La part des liquidations passe ainsi de 67,6 % à 72,5 % de l'ensemble des procédures engagées, selon les chiffres compilés par Altarès. Le nombre des sauvegardes, un dispositif préventif qui ne représente que moins de 3 % des procédures qui arrivent devant tribunaux de commerce, « recule de 14 % avec 833 jugements », constate aussi Altarès. Les PME de plus de 50 salariés font davantage appel à la sauvegarde, avec une hausse de 12 % de ces procédures, alors que leur nombre baisse de 15 % pour les entreprises en-deçà de ce seuil. La baisse des défaillances d'entreprises a concerné tous les secteurs de l'économie. Selon Thierry Millon, « nous devons anticiper une forte augmentation du nombre de défaillances » en 2021 avec « a minima un retour à la situation de 2019 (52.000 défaillances) et probablement davantage si aux accidentés du Covid devaient s'ajouter un grand nombre des 20.000 entreprises épargnées de 2020 ».

La croissance des levées de fonds des start-up a été freinée en 2020, mais pas cassée selon EY

Selon le baromètre EY du capital risque en France, la crise du coronavirus a nettement ralenti la croissance des fonds levés par les start-up en 2020, sans pour autant la casser. Le montant total des fonds levés par les start-up a ainsi progressé de 7 % à 5,39 milliards d'euros, une croissance appréciable mais bien en deçà des croissances de 39 % et 41 % observées en 2019 et 2018. Le nombre total d'opérations de levées de fonds a baissé de 16 %, mais elles ont eu tendance à être d'un montant plus important. Ainsi, les levées de fonds supérieures à 50 millions d'euros ont été nettement plus nombreuses (21 en 2020, contre 16 en 2019). Les logiciels et les services informatiques sont le secteur le plus représenté dans les levées de fonds, avec 1,42 milliards d'euros récoltés en 140 opérations. Les services internet suivent de près (1,4 milliard d'euros, 128 opérations), suivis par les sciences de la vie (851 millions d'euros, 106 opérations), et les paiements et services financiers (622 millions d'euros, 52 opérations).

27 % des patrons de TPE « ne savent pas s'ils pourront poursuivre leur activité en 2021 »

Une enquête menée par Initiative France pointe l'incertitude grandissante des plus petites entreprises quant à l'évolution de leur activité. Fragilisées par une crise qui dure, les TPE sont nombreuses à douter de leur capacité à rembourser leurs prêts et de leur pérennité. Près des deux tiers des entrepreneurs se disent en effet « gravement » ou « assez gravement » touchés, et 27 % « ne savent pas s'ils pourront poursuivre leur activité en 2021 », détaille le premier réseau d'aide à la création d'entreprises en France. Craignant pour beaucoup une « baisse durable de la consommation des Français, les entrepreneurs cherchent aujourd'hui à « survivre avant même de songer à rebondir », précise Guillaume Pepy le président d'Initiative France. Face aux conséquences de la pandémie de Covid-19, les créateurs d'entreprises font part de leur angoisse et de leurs difficultés financières, d'une « méconnaissance des aides » et d'un « besoin d'aides, et pas seulement de reports de charges ou de prêts », rapporte encore Guillaume Pepy.

Bretagne : pas de retour à une situation normale

D'après la note de conjoncture mensuelle de la Banque de France en Bretagne, aucun « retour à une situation normale à court terme" n'est envisagé. Pour les services marchands, la Banque de France en Bretagne mise sur un renforcement des effectifs. Par contre, le bâtiment et les travaux publics devraient enregistrer une légère baisse d'activité au cours du premier trimestre 2021.

Booster Bretagne. Deuxième appel à candidatures pour intégrer l'accélérateur régional

La Région Bretagne, Bpifrance et les 7 Technopoles de Bretagne, parties prenantes de l'accélérateur Booster Bretagne, annoncent le recrutement de la deuxième promotion. Cette nouvelle édition de l'Accélérateur Booster Bretagne reste un programme sélectif, ciblé et personnalisé qui vise à accompagner la croissance des PME innovantes du territoire breton dans un contexte de crise sanitaire. Il s'adresse aux entreprises bretonnes de plus de trois ans d'existence, d'au moins vingt collaborateurs, réalisant un chiffre d'affaires annuel supérieur à 2 millions d'euros et ayant eu un taux de croissance supérieur à 20 % sur les trois dernières années. Les dirigeants retenus bénéficient d'un programme d'accompagnement intensif et sur-mesure qui doit leur permettre de muscler leur stratégie, structurer leur organisation, développer leur RH et financer leur développement. Les structures intéressées peuvent candidater jusqu'au 28 février 2021.