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Lettre d'information ACS du 1er février 2021

Publié le 02 février 2021

Reprises d'entreprise : une demande en forte augmentation

Selon le bilan du marché des cessions et reprises proposé par le groupe Michel Simond, bien que le nombre de transactions réalisées en 2020 se soit affiché en retrait de 25 % par rapport à 2019, les candidats à la reprise d'entreprise se sont faits plus nombreux. Le groupe Michel Simond a ainsi enregistré une augmentation de 10 % des demandes par rapport à 2019. Pour l'essentiel, il s'agit de personnes physiques, notamment des cadres en reconversion qui anticipent les plans sociaux de leur employeur. Pour 2020, le groupe Michel Simond a noté une évolution des reprises en lien avec l'activité économique. L'année a en effet été marquée par une reprise significative de l'activité à l'issue du premier confinement puis par une rétractation à partir du second confinement. « Entre juin et octobre 2020, les compromis et ventes signés au sein du réseau ont été en nette augmentation avec notamment un pic en juillet et en septembre, avec une progression de 77 % du nombre de compromis signés par rapport à 2019 », indique Mélanie Aloui, Directrice du groupe Michel Simond. Pour 2021, le groupe anticipe un maintien de la dynamique en raison de la demande actuelle élevée. Les candidats à la reprise devront en revanche préparer leurs arguments plus minutieusement face aux acquéreurs et aux banques, en prévoyant des délais plus longs.

Covid-19 : une PME sur deux craint de ne pas pouvoir «supporter un troisième confinement»

D'après une enquête réalisée par la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) auprès de ses adhérents, la moitié (54 %) des 2.400 dirigeants de PME interrogés se déclarent « inquiets pour la pérennité de leur entreprise », contre 47 % en septembre. À 53 %, ils considèrent que la mise en place du couvre-feu freine leur activité, et un tiers (33 %) « ont le sentiment que leur entreprise est sous perfusion de l'État ». Interrogés sur l'évolution de leur chiffre d'affaires en novembre et décembre 2020 par rapport à la même période de 2019, les deux tiers (65 %) disent qu'il a baissé, un sur cinq qu'il est stable et 15 % font état d'une hausse. « Pour 2021, les perspectives sont mitigées, mais pas catastrophiques. Si 52 % des répondants prévoient une baisse de chiffre d'affaires dans les prochains mois, 48 % anticipent un maintien ou même une hausse », relève l'organisation patronale dans son communiqué. L'inquiétude des dirigeants augmente quant à leur capacité à rembourser leurs dettes ou à payer leurs charges. Parmi celles qui ont bénéficié de reports de cotisations discales ou sociales, plus d'une sur trois (36 %) pense ne pas être en capacité de les rembourser, contre 28 % en septembre. Enfin, 66 % des dirigeants interrogés pensent pouvoir maintenir leurs effectifs au cours des prochains moins.

Bretagne : Alors que la crise sanitaire dure, la confiance des chefs d'entreprise en l'avenir ne faiblit pas

La dernière note de conjoncture de la CCI Bretagne témoigne d'une certaine confiance en l'avenir de la part des acteurs économiques bretons malgré la persistance de l'épidémie. L'enquête réalisée en décembre affiche ainsi un indice de confiance en l'avenir dont la note moyenne atteint 5,3 sur 10, soit 0,1 point inférieur au premier semestre. Malgré une persistance négative, la tendance globale est à la remontée des indicateurs. La période post-confinement a favorisé un regain d'activité et des chiffres d'affaires. Seul le niveau d'investissement fait figure d'exception. « La baisse d'activité et le manque de visibilité conduisent les dirigeants à naviguer à vue et freinent les investissements. L'emploi quant à lui a été sécurisé, et ce en grande partie grâce aux dispositifs d'aides mis en place », détaille CCI Bretagne. Les craintes des dirigeants restent focalisées sur les capacités financières et sociales des entreprises. 60 % des chefs d'entreprise interrogés redoutent en effet des difficultés de trésorerie dans les six prochains mois, et 21 % des difficultés à payer les salaires au cours des six prochains mois.

Bretagne : Bpifrance et la Banque de France pour la microfinance

Pour contribuer à la relance de l'économie bretonne, la Banque de France en Bretagne et Bpifrance ont annoncé la mise en place de microcrédits en faveur des entreprises de proximité. Dans le détail, Bpifrance se charge du Prêt d'honneur solidaire (PHS), dont le montant peut aller de 1.000 à 8.000 euros, et qui est distribué dans la région par Initiative Bretagne, France Active Bretagne et l'Adie. Cinq millions d'euros sont par ailleurs mobilisés par Bpifrance dans le cadre du Fonds de Cohésion Sociale, au niveau national. Ce fonds garantit les prêts d'honneur solidaires attribués.

Bretagne : 50 millions d'euros pour Breizh Rebond

Breizh Rebond, structure rennaise spécialiste du retournement et de la restructuration, annonce la création d'un fonds de 50 millions d'euros pour aider les entreprises endettées à rebondir après la crise sanitaire. Breizh Rebond leur apportera jusqu'à 6 millions d'euros. La Région Bretagne engage quant à elle 20 millions d'euros dans Breizh Rebond comme le groupe bancaire Arkéa. La BPGO, le Crédit Agricole, La Caisse d'Epargne Bretagne Pays de Loire et BIB Participations investissent globalement à hauteur de 10 millions d'euros. Breizh Rebond est chargé de sélectionner les dossiers, tous secteurs économiques confondus.

Le secteur du bâtiment se redresse au 4e trimestre 2020

La dernière note de conjoncture de la Capeb affiche un redressement de l'activité du secteur du bâtiment sur la fin de l'année 2020. Après un timide +0,5 % au T3 (par rapport à la même période de l'année antérieure), la croissance au 4e trimestre a atteint 1,5 %, un chiffre au-dessus des attentes formulées en septembre. Dans le détail, l'entretien-rénovation enregistre une croissance de +1 % et le neuf une progression de +2,5 %, principalement en raison des rattrapages de chantiers retardés durant le premier semestre. Au global, l'activité a chuté de 9 % en 2020. La Capeb souligne toutefois la création de 15.000 emplois par le secteur entre le troisième trimestre 2019 et le troisième trimestre 2020. Côté perspectives, le carnet de commandes des entreprises se stabilise à 72 jours. L'inquiétude majeure (29 % des entreprises interrogées) porte sur l'augmentation des charges dans les semaines qui viennent, du fait notamment des remboursements de PGE et de charges. Les prévisions médianes de la Capeb, rendues très incertaines par le contexte sanitaire, tablent sur une croissance de 5 à 6 % en 2021, ce qui ramènerait l'artisanat du bâtiment au niveau d'activité de 2017 (à 75 milliards d'euros).

Le bâtiment en Bretagne fait mieux que résister à la crise

Le secteur du BTP en Bretagne affiche de bons carnets de commandes, grâce à l'augmentation de l'investissement public et privé, dans le neuf comme dans la rénovation. D'abord, parce que les économies des particuliers, réalisées en 2020, ont été utilisées en partie pour le budget maison. Ensuite, parce que les entreprises du BTP profitent du dynamisme de l'immobilier. Le dispositif France relance joue aussi le rôle de levier financier. « La commande publique, c'est 20 % de notre activité, dont France relance qui représente 200 millions d'euros d'investissements en Bretagne à l'aube de 2022 ou 2023 », souligne le président de la fédération du bâtiment. Dans ce contexte très favorable, les entreprises du BTP font face à deux freins : le ralentissement de l'instruction des permis de construire et les difficultés à recruter de la main d'œuvre.