actualités

Lettre d'information Agricole du 22 mars 2021

Publié le 22 mars 2021

Trois pistes pour accélérer la transition agroécologique

Dans un rapport du 25 février 2021, le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) évalue la déclinaison régionale du projet agroécologique pour la France lancé en 2012 et déployé en 10 actions en 2014. Selon ce rapport, le déploiement régional s'avère complexe, tant le nombre d'acteurs est important et tant la définition d'« agroécologie » reste vaste. Pour « consolider, voire relancer la démarche agroécologique dans les territoires », le CGAAER a formulé plusieurs recommandations : accompagnement des filières en mettant l'accent sur la valorisation des pratiques et des produits, financement des changements de pratiques (outils de compensations financières, dispositif Ecoscheme), et enfin amélioration de la communication des données sur l'agroécologie de la part des réseaux agricoles et notamment des chambres d'agriculture ainsi qu'une mise en avant de la formation continue ou initiale.

Europe : le prix du lait passe sous les 350 euros/1 000 litres en janvier

En janvier 2021, les producteurs laitiers européens ont perçu un prix du lait moyen estimé à 349,5 euros/1 000 litres. D'après les données de la Commission européenne, cette valeur a reculé de 0,9 % par rapport au mois de janvier 2020, et de 1 % par rapport au mois de décembre 2020. Dans le détail, neuf États membres ont enregistré un repli annuel supérieur à 3 % en janvier. L'Italie (359,7 euros/1 000 litres) et les Pays-Bas (350 euros/1 000 litres) sont concernés, avec une baisse du prix du lait réel estimée à 4,1 % par rapport au début de l'année 2020. Inversement, seuls huit pays européens ont vu leur prix grimper de plus de 1 % sur un an. Parmi eux, figurent l'Irlande (362,2 euros/1 000 litres, + 4,5 par rapport à 2020) et l'Espagne (330,1 euros/1 000 litres, + 1,2 %/2020). En France, le prix versé aux producteurs en janvier est estimé à 369,4 euros/1 000 litres. Cette donnée reste globalement stable sur un an (- 0,5 %/janvier 2020), comme sur un mois (- 0,3 %/décembre 2020).

La collecte laitière française recule

Selon la dernière note conjoncturelle publiée par Agreste, la collecte française de lait de vache a enregistré un recul de 3,7 % en janvier, par rapport à la même période l'an passé. Sur un mois, 2,05 milliards de litres de lait ont ainsi été collectés en France, soit 80 millions de litres de moins sur un an. Cette baisse est observée sur tout le territoire mais les régions Charente-Poitou (-7,1 %), Sud-Ouest (-6,9 %) et Auvergne-Limousin (-5 %) sont les plus exposées. À l'inverse, la Normandie tire son épingle du jeu avec un repli « contenu » à 1,7 % sur un an. Le prix du lait est lui aussi en recul en janvier 2021. « Le prix du lait standard conventionnel 38/32 recule de 2,6 % sur un an et s'élève à 327 euros/1 000 litres », confirme Agreste. Le prix standard du lait bio est quant à lui estimé à 478 euros /1 000 litres en moyenne, un niveau similaire à celui observé en janvier 2020.

Un décret sur l'origine des viandes attendu cet été

À l'occasion de l'examen du projet de loi Climat, le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie a fait savoir qu'un décret sur l'obligation d'affichage de l'origine des viandes et de la volaille dans la restauration hors domicile pourra être pris à partir de l'été prochain. La France a d'ores et déjà obtenu le feu vert de la Commission européenne pour prendre cette disposition.

ESB : la France à risque négligeable en 2022 ?

La DGAL a fait savoir qu'elle déposera cet été auprès de l'OIE (Organisation mondiale de la santé animale) une demande d'obtention du statut à risque négligeable vis-à-vis de l'ESB pour le territoire français. La France pourrait ainsi décrocher son nouveau statut sanitaire en mai 2022.

Porcelets : le marché devrait rester bien orienté

Depuis le début de l'année, les prix des porcelets ne cessent de progresser sous l'effet d'un manque d'offre. Selon la Commission européenne le cours des porcelets de l'Union a grimpé de 28,5 % depuis janvier. En France, l'offre est jugée limitée surtout en porcelets de 25 kg, en lien notamment avec la flambée des cours des matières premières, qui n'inciterait pas les engraisseurs à produire des animaux plus lourds. L'offre est néanmoins un peu plus élevée en laitons de 8 kg. Compte tenu du redressement du marché du cadran, du coût élevé de l'aliment et de la modestie de l'offre, le marché devrait rester bien orienté sur les mois à venir. Enfin, les envois néerlandais de porcelets ont progressé de 5,32 % sur les 7 premières semaines 2021 d'après le MPB. Si les exportations vers l'Allemagne ont reculé de 13,1 %, les expéditions vers l'Espagne poursuivent leur envolée atteignant les 273.000 porcelets soit une croissance de 94% en un an.

Porc : hausse maximale de 5 centimes en France

Le 12 mars, le cours du porc français poursuivait sa progression suivant la tendance européenne haussière. Selon le MPB, il enregistrait une augmentation maximale de 5 centimes pour s'établir à 1,331 euro. L'activité sur la zone Uniporc Ouest demeure soutenue avec près de 388.000 porcs abattus et des poids moyens stables bien que 450 g supérieurs à ceux de 2020. Ailleurs en Europe, de fortes hausses ont été enregistrées. En Allemagne, les cours ont notamment progressé de 10 centimes.

Situation contrastée pour les abattages de volailles de chair en janvier 2021

Selon le ministère de l'Agriculture, en janvier 2021, les abattages de volailles se sont affichés en hausse sur un an (+1,1 %), mais avec des contrastes selon les espèces. En comparaison à janvier 2020, l'activité d'abattage a été dynamique pour les dindes (+3,8 %), pour les poulets (+4,0 %), « et surtout pour les poules de réforme (+ 6,2 %), afin de réduire la production d'oeufs et de rééquilibrer les prix qui sont au plus bas. En revanche, les abattages de canards à gaver ont reculé de 28,9 % en poids sur un an. Le dépeuplement des volailles dans les zones touchées par l'Influenza aviaire accentuerait la baisse des entrées de canards en abattoirs. S'agissant de la filière pintade, après un mois de décembre dynamique, elle a démarré 2021 « sur des niveaux à nouveau en retrait (-31,5 %). »