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Lettre d'information ACS du 12 avril 2021

Publié le 12 avril 2021

France : l'activité du secteur privé se stabilise en mars selon l'indice IHS Markit

L'activité du secteur privé en France s'est finalement stabilisée au mois de mars, selon un indice définitif publié le 7 avril par le cabinet IHS Markit. Par rapport au mois de février, l'indice composite de l'activité globale s'est redressé de 47,0 en février à 50,0 en mars. Cette stabilité de l'activité globale a toutefois été mesurée sur la base de données recueillies du 12 au 26 mars et ne prend pas en compte les dernières mesures sanitaires. La stabilisation enregistrée en mars repose sur une importante hausse de la production dans le secteur manufacturier, qui a connu sa plus forte croissance depuis janvier 2018, tandis que l'activité a continué à reculer dans les services, bien qu'à son rythme le plus faible depuis trois mois. Dans les services, le volume des nouvelles affaires a continué de diminuer, mais la contraction « a fléchi à son plus niveau depuis trois mois » et le « repli marginal des nouveaux contrats observé en mars a principalement résulté de la baisse de la demande dans le secteur hôtels et restaurants ». Enfin, signe d'optimisme, « les perspectives d'activité à 12 mois se sont redressées à leur plus haut niveau depuis septembre 2018 », tandis que de nombreuses entreprises interrogées anticipent « une reprise de l'activité économique à mesure que progresseront les campagnes de vaccination et que les restrictions seront levées ».

La majorité des entreprises demandent un an supplémentaire pour rembourser leur PGE

Lancés en urgence en mars 2020, les prêts garantis par l'État ont déjà bénéficié à 669.883 entreprises, pour un montant de plus de 135,9 milliards d'euros. Plus de la moitié des quelque 670.000 entreprises ayant reçu un prêt garanti par l'État ont opté pour une année supplémentaire avant de commencer à rembourser leur crédit, a fait savoir le 6 avril la Fédération bancaire française. À ce stade, « les entreprises font le choix de la précaution : environ la moitié ont aujourd'hui sur leurs comptes bancaires l'intégralité de leur PGE ; pour autant, la plupart choisissent de rembourser le plus tard possible, et 55 % optent pour l'année supplémentaire de décalage du remboursement en capital ». Dans le détail, selon les informations reçues au 26 mars et encore susceptibles d'évoluer, environ 12 % prévoient de rembourser dès 2021, 5 % devraient l'amortir entre 2022 et 2023, 9 % entre 2024 et 2025 et 74 % choisissent la durée la plus longue possible pour une fin du prêt en 2026.

La rémunération des indépendants a chuté avec la crise sanitaire

Selon un sondage Odoxa pour Union Indépendants et Les Échos mené auprès de 2.000 indépendants et de 1.000 Français, les revenus des travailleurs indépendants ont dégringolé en 2020, en lien avec la chute de leur chiffre d'affaires, qui s'est établi à 38.679 euros annuels en moyenne (-17 %). Le chiffre d'affaires médian a subi une chute encore plus importante (-23 %). De plus en plus d'indépendants se sont vu basculer sous le seuil de pauvreté en raison de la crise sanitaire. Alors qu'un quart d'entre eux déclaraient gagner moins de 1.000 euros mensuels en 2019, ils étaient 34 % en 2020. Dans le détail, 27 % des travailleurs indépendants ont vu leur activité stoppée nette en raison d'une fermeture administrative, 27 % d'entre eux ont dû faire face à des retards de paiement. Enfin, 43 % regrettent des lourdeurs et des contraintes administratives qui les ont forcés à réduire leur activité. Au cours de cette année de marasme économique, les travailleurs indépendants ont en revanche su apprécier les aides compensatoires proposées par le gouvernement. Parmi elles : l'accès au fonds de solidarité pour certaines entreprises, à un prêt garanti par l'État, ou encore le report de certains paiements, comme les charges ou les échéances fiscales. 58 % des indépendants interrogés par Odoxa se sont déclarés satisfaits des aides proposées par l'État. Les indépendants se sont en revanche sentis bien moins soutenus par les banques et les assurances (32 % de satisfaits).

En 2020, la Bretagne a bien résisté à la crise du Covid-19

Selon les derniers chiffres publiés le 8 avril par l'Insee Bretagne, la région a perdu 3.800 emplois l'an dernier, soit une baisse de 0,3 %, contre 1,1 % au niveau national. Après un effondrement en début d'année 2020, dû au premier confinement, l'emploi salarié en Bretagne s'est redressé à partir de l'été, avec un rebond de 1,7 % entre juin et septembre (soit 2.000 créations nettes), puis un maintien (+ 0,2 %) entre septembre et décembre, durant lesquels 2.000 emplois salariés ont été créés dans la région. Du côté de l'intérim, l'Insee observe un léger fléchissement en Bretagne, avec 200 intérimaires en moins au 4e trimestre 2020 (-0,4 %). Sur l'année, ce sont 2.400 postes d'intérimaires qui auront été supprimés (- 5,4 %). Avec des replis dans l'industrie (- 6,3 %) et le tertiaire marchand (- 7,4 %), mais une stabilité dans la construction.

Bretagne : 42 entreprises lauréates du Réseau Entreprendre Bretagne

D'après son bilan d'activités 2020, le Réseau Entreprendre Bretagne a permis l'accompagnement de 42 entrepreneurs (48 en 2019). Dans le détail, 2/3 des interventions du réseau concernaient des créations et 1/3 des reprises de sociétés. 12 des dossiers lauréats étaient situés dans les Côtes d'Armor, 18 en Ille-et-Vilaine, 4 dans le Finistère et 8 dans le Morbihan. Le numérique a concentré 20 % des projets de création ou de reprise, l'industrie et la sous-traitance 30 %, les loisirs, le tourisme et la restauration 12 % et les services 22 %. Chacun des projets a bénéficié d'un prêt à taux zéro sans garantie de 28.100 euros en moyenne.

Pénurie de matériaux et flambée des prix inquiètent le secteur du bâtiment

Depuis plusieurs semaines, certains matériaux se font rares ce qui entraîne une hausse de leur prix, à l'image de l'acier dont le coût a augmenté de +30 % ces six derniers mois. Un constat inquiétant pour les différents acteurs du secteur du bâtiment. Plusieurs facteurs semblent être à l'origine de cette hausse des prix. La crise sanitaire a désorganisé les différentes filières d'approvisionnement. Le redémarrage soudain de l'activité des chantiers en début d'année a contraint les entreprises à se fournir en matériau là où la production avait repris, entraînant ainsi une hausse des prix. Autre facteur, la politique de Donald Trump. L'ancien président avait fortement taxé le bois canadien, ce qui pousse désormais les entreprises américaines à se tourner vers le bois européen, en l'achetant à un prix beaucoup plus élevé. À cela s'ajoute la ruée vers les stocks de matériaux, pourtant limités, des États-Unis mais aussi de la Chine, en raison de leur forte croissance économique sur la fin de l'année 2020. Cette situation s'explique également par l'augmentation du prix du fret maritime, lié à l'embouteillage causé par l'échouage du porte-conteneurs Ever Given sur le canal de Suez. La pénurie ainsi que la hausse des prix qui l'accompagne se font déjà ressentir chez certaines entreprises. Autre souci majeur, les problèmes liés à la lenteur des délais. Si la situation persiste, les entreprises risquent de subir une double peine : à la fois une augmentation du coût des matériaux, mais aussi le risque de subir une pénalité de retard de la part des clients. Pour remédier à ces problèmes, la FFB a écrit au ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, et lui a demandé « d'actualiser les prix à la hausse ou à la baisse suivant la fluctuation des prix des matériaux dans les mois qui viennent ». Aussi, et surtout, de « geler les pénalités en cas de pénurie de matériaux avérée », pour éviter que les entreprises ne soient pénalisées par des sanctions de la part de leurs clients.

Le marché de l'immobilier breton très tendu

La Bretagne (avec la Loire-Atlantique) bénéficie d'une hausse quasiment sans précédent de la demande immobilière. Cela crée une tension importante sur le marché de l'immobilier breton, notamment pour les résidences secondaires. D'après le baromètre des notaires de janvier dernier, les acquéreurs recherchent de l'espace à l'intérieur comme à l'extérieur et des réseaux de télécommunication performants, que ce soit pour une résidence principale ou secondaire. Mais, dans de nombreux secteurs, les notaires constatent un déficit d'offres. La pression de la demande a des conséquences sur les prix qui s'envolent, notamment dans les métropoles.