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Lettre d'information ACS du 26 avril 2021

Publié le 26 avril 2021

Covid-19 : les aides coûteront 10 milliards d'euros à l'État en avril, selon Olivier Dussopt

Le ministre chargé des Comptes publics, Olivier Dussopt, a confirmé que la crise coûterait au total 424 milliards d'euros aux caisses de l'État. Concernant les seules mesures d'urgence, qui englobent principalement le fonds de solidarité, le chômage partiel mais aussi la campagne de vaccination, le ministre a précisé que 90 milliards d'euros ont été engagés en 2020, et que 55 milliards d'euros le seraient en 2021 dont 10 milliards pour le seul mois d'avril. Pour éviter que certains ne profitent des deniers publics à de mauvaises fins, des agents de la Direction générale des Finances publiques ont été mobilisés. Un travail de prévention a également été mis en place pour éviter les erreurs.

Maintien des prêts garantis par l'État jusqu'à Noël

Le 22 avril, Bruno Le Maire (Économie), Élisabeth Borne (Travail) et Alain Griset (PME) ont détaillé aux partenaires sociaux leur feuille de route pour procéder au débranchement des quatre principales aides destinées aux entreprises durant la crise. À savoir, les prêts garantis par l'État (PGE), les exonérations de charges, le fonds de solidarité et l'activité partielle. Première garantie, rien ne sera fait dans la précipitation. La décision la plus tranchée concerne les PGE. Le ministre de l'Économie a en effet décidé de laisser la possibilité aux entreprises d'en souscrire jusqu'à la fin de l'année, et non jusqu'au 30 juin, date jusqu'alors arrêtée pour fermer le robinet. Seul détail, les nouveaux PGE souscrits devront être utilisés pour payer les dettes que les entreprises ont à l'égard de leurs fournisseurs. Sur les autres dispositifs de soutien, toutes les modalités d'ajustement n'ont pas encore été tranchées. Mais l'idée est de rester au chevet des pans de l'économie les plus touchés par la crise. Reste la question sensible de l'activité partielle. Pour ce qui est de l'activité partielle de droit commun, l'indemnisation restera la même jusqu'à fin mai, soit avec un reste à charge à hauteur de 15 % pour les entreprises. Puis elle diminuera, avec un reste à charge qui atteindra à terme 40 %. Concernant l'activité partielle pour les secteurs fermés, le reste à charge demeurera, quant à lui, nul tant que des mesures de restrictions seront effectives.

Covid : l'économie française de plus en plus coupée en deux

Selon l'Insee, le climat des affaires a légèrement fléchi en avril (-2 points). Si la situation « s'améliore nettement » dans l'industrie (+5 points), grâce à un rebond de la demande, le commerce et les services accusent le choc des mesures de confinement mises en place au début du mois. Dans le commerce, le climat se « détériore nettement », soulignent les experts de l'Insee qui expliquent ce nouveau décrochage par une poussée des craintes sur l'avenir. Dans les services, la situation est à peine meilleure. « Les chefs d'entreprise sont globalement plus pessimistes que le mois précédent. Le solde d'opinion sur les perspectives générales d'activité du secteur se replie nettement », résume l'Insee.

Le début d'année 2021 signe le retour de la croissance pour les artisans du bâtiment

Selon les chiffres de l'Union des entreprises de proximité, l'activité de l'artisanat est repartie à la hausse au 1er trimestre 2021 (+4 %). Dans le détail, ce sont les artisans du bâtiment qui ont enregistré le retour le plus significatif de la croissance, avec un bond de 10,9 % de leur chiffre d'affaires. Bien qu'une légère amélioration de la trésorerie ait été relevée, le niveau d'inquiétude vis-à-vis de l'avenir reste encore assez élevé. 26 % des artisans interrogés redoutent en effet une nouvelle baisse d'activité durant le 2e trimestre 2021.

Bretagne : Raffermissement de l'activité en mars

Selon l'enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France en Bretagne, une légère croissance du PIB est observée sur l'ensemble du premier trimestre 2021 par rapport au trimestre précédent. Dans le détail, l'activité du secteur industriel s'est raffermie au mois de mars et a atteint 96 % de son niveau habituel. Les carnets de commandes s'étoffent grâce à la demande intérieure, par contre les marchés internationaux sont en retrait. En avril, une hausse modérée de la production et des effectifs est attendue. Dans les services marchands, le niveau d'activité est resté stable en mars et devrait se maintenir en avril. L'impact des mesures sanitaires reste très important dans le secteur de l'hébergement restauration. Pour le B-TP, les recrutements continuent d'être en hausse dans le bâtiment (premier et second oeuvre). Pour les travaux publics, la Banque de France signale que les prix des devis sont en baisse car les dirigeants « prévoient un tassement des commandes au cours des prochains mois ». Ils estiment que les demandes d'appels d'offre sont en recul de 18 %.

Un accord entre l'Ille-et-Vilaine et France Relance

L'Etat et le Conseil départemental d'Ille-et-Vilaine ont signé un accord dans le but de démultiplier les aides de France Relance qui seront accompagnées par des soutiens territoriaux. Le département compte notamment suivre France Relance pour les projets de rénovation énergétique des bâtiments publics et du logement social, la mobilité décarbonée, la valorisation des productions agricoles locales...

Entrepreneurs, indépendants : une nouvelle offre de prêt rapide et sans justificatifs

Shine, fintech dédiée aux travailleurs indépendants et aux TPE, rachetée par la Société générale à l'été 2020, va proposer à partir de juin une solution innovante de crédit aux entreprises. L'offre, qui vise à simplifier les démarches des quelque 100.000 clients de la plateforme, permettra un déblocage des fonds sous 72h et sans justificatifs. Shine se démarque également par une proposition unique sur le marché. Le taux annuel auquel le crédit est souscrit peut en effet être abaissé de 0,5 % « pour les entreprises qui ont des pratiques vertueuses ». Pour en bénéficier, le professionnel devra remplir au moins deux critères sociaux et environnementaux, parmi lesquels la réalisation d'un bilan carbone et sa publication, la mise en place de formations pour plus de diversité et d'inclusion, ou encore d'une politique d'achats responsable ainsi que l'obtention de labels ESG de type B Corp, Lucie ou encore ISO 26 000. La liste exhaustive, qui comprendra entre 20 et 30 critères, sera publiée sur le site de Shine et mise à jour progressivement.