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Lettre d'information ACS du 3 mai 2021

Publié le 03 mai 2021

53,7% de la population bretonne résident en zone rurale

L'Insee Bretagne indique que 53,7% des habitants en Bretagne résident en zone rurale. Cette région est la deuxième la plus rurale de l'Hexagone après Bourgogne Franche-Comté. La croissance de la population bretonne depuis 10 ans résulte pour moitié des espaces ruraux. Les plus denses sont situés près des grandes villes et des collectivités secondaires. Les moins peuplées sont toujours en Centre Bretagne où le manque d'infrastructures routières a pesé sur la démographie, mais aussi la construction, les équipements publics. Avec les confinements, le télétravail, les zones rurales bretonnes vont probablement se renforcer au cours des prochaines années tout en sachant que la tranche d'âge des 15-24 ans se presse dans les zones urbaines. La ruralité se développe grâce à l'aménagement du territoire, mais aussi à l'économie bretonne avec de nombreuses usines de l'agroalimentaire.

Les patrons de TPE et PME gardent le moral malgré la crise

La confiance est de mise chez les patrons de TPE et PME. Peu dans l'avenir du pays, mais beaucoup dans l'activité de leur entreprise et encore plus dans leur vie personnelle. C'est ce qui ressort d'un sondage réalisé par CSA pour le groupe de protection sociale Malakoff Médéric et publié ce mercredi. Ainsi, si plus de la moitié des patrons de TPE ou PME interrogés ont vu leur activité ralentir voire s'arrêter pour 10 % d'entre eux, les trois quarts se disent confiants dans l'activité de leur entreprise, contre 88 % dans leur vie personnelle et seulement un tiers au niveau national.

Les embauches reprennent, tirées par les TPE

C'est une bonne nouvelle, que la Caisse nationale des Urssaf (ex-Acoss) vient de donner ce mercredi matin sur le front de l'emploi. Elle pointe en effet une hausse des déclarations d'embauches de plus d'un mois hors intérim, à +6,4 %, au premier trimestre de 2021, soit juste avant le troisième confinement. Cette évolution est sans commune mesure avec la progression de 72,5 % enregistrée au troisième trimestre 2020. Mais il est vrai que cette dernière faisait suite à une chute historique de 40,1 % au printemps dernier du fait du premier confinement.

Activité partielle : la baisse des taux à nouveau différée

Comme prévu, la baisse des taux d'allocation et d'indemnité d'activité partielle est à nouveau différée d'un mois, les taux actuels étant maintenus jusqu'à fin mai. Le taux de l'indemnité partielle versée au salarié reste donc de 70 % jusqu'au 31 mai prochain, avant de passer - en principe - à 60 % du salaire brut dans la limite de 4,5 Smic (minimum horaire 8,11 euros) à compter du 1er juin. De la même façon, l'allocation versée à l'employeur (hors secteurs protégés) reste jusqu'au 31 mai de 60 % du salaire brut dans la limite de 4,5 Smic (minimum horaire : 8,11 euros). À compter du 1er juin, l'allocation est censée passer à 36 % du salaire brut avec un plancher horaire de 7,30 euros. Dans les secteurs les plus en difficulté, le taux de l'allocation reste fixé à 70 % jusqu'au 31 mai.

Bercy rappelle les règles de défiscalisation des frais liés au télétravail

Le ministère de l'Économie récapitule les règles d'exonération d'impôt sur le revenu des frais liés au télétravail pour 2020. Le 2 mars dernier, le ministère de l'Économie a annoncé que les allocations versées par l'employeur pour couvrir des frais liés au travail à domicile des salariés seront toujours exonérées d'impôt sur le revenu dans la limite de 2,5 euros par jour de télétravail à domicile, soit 50 euros par mois pour 20 jours télétravaillés, avec un plafond de 550 euros par an. Les salariés concernés sont ceux qui ont effectué du télétravail à domicile en 2020 et qui ont, à ce titre, engagé des frais professionnels, ainsi que les salariés qui ont télétravaillé et perçu de la part de leur employeur une allocation destinée à couvrir leurs frais de travail à domicile en 2020.

Les artisans bretons confrontés à la pénurie de matériaux de construction

C'est un phénomène qui devient de plus en plus courant. Certains artisans ne peuvent plus travailler sereinement, angoissés à l'idée de ne plus trouver assez de matériaux pour continuer leurs chantiers. Que ce soit le bois, le métal, le PVC ou le verre, la pénurie de matériaux touche tous les secteurs. La Bretagne n'est pas épargnée par cette crise de l'offre. Si cette situation existe, c'est à cause de plusieurs facteurs. D'abord, l'arrêt de certaines usines pendant les confinements a stoppé une partie de la production. Puis, l'engouement des Français pour la rénovation a explosé l'année dernière. Enfin, pour le bois, l'arrêt des importations américaines de bois canadien a eu pour conséquence une razzia des Etats-Unis sur les marchandises européennes. La part du gâteau, elle, reste la même et les autres acteurs du marché doivent se contenter du reste.

L'artisanat du bâtiment enregistre un rebond d'activité de +9,5 %

La Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (Capeb) vient de publier les chiffres de l'activité du 1er trimestre 2021 pour les entreprises artisanales du bâtiment. Et ils sont très bons. L'artisanat du bâtiment a enregistré un rebond d'activité de +9,5 %, « une hausse remarquable » selon l'organisation patronale, « mais pas étonnante au regard du 1er trimestre de l'année passée qui avait été marqué par une chute de la croissance sans précédent de -12 % ». Une demande qui a bondi, en particulier, en Bretagne et en PACA (+11,5 % chacune). « Les Hauts de France (+7,5 %), l'Île-de-France (+8 %), l'Auvergne-Rhône-Alpes et les Pays de Loire (+8,5 %) enregistrent des croissances plus modérées. »