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Lettre d'information ACS du 21 juin 2021

Publié le 22 juin 2021

Aide aux stocks : 200 millions d'euros versés à 35.000 entreprises

Selon le ministère de l'Economie, l'aide aux stocks a jusqu'ici été versée à 35.230 entreprises pour un montant total de 201 millions d'euros. Destinée aux commerçants qui ont eu des difficultés à écouler leurs stocks, cette aide vient s'ajouter au fonds de solidarité pour les commerces de l'habillement, de la chaussure, du sport et de la maroquinerie fermés en novembre lors du deuxième confinement. Son montant moyen est de 5.694 euros. Au 4 juin, 200 dossiers étaient encore en cours d'instruction pour un montant total approchant le million d'euros.

France : repli des créations d'entreprises en mai, selon l'Insee

Selon l'Insee, le nombre de créations d'entreprises a reculé de 4 % en mai, après une hausse de 1,9 % en avril, du fait du fort repli des nouvelles immatriculations de micro-entreprises (-7,3 %). Le nombre de créations d'entreprises classiques a en revanche de nouveau progressé de 2,1 %, soit un rythme un peu moins élevé qu'en avril (+4 %). Par secteur, les nouvelles immatriculations sont en nette baisse dans les transports et l'entreposage (-13,9 %), dans les activités d'enseignement, de santé et l'action sociale (-11,6 %) ou encore l'industrie manufacturière (-10,4 %). En revanche, elles sont en nette hausse dans l'hébergement et la restauration (+12,4 %). Malgré la baisse globale en mai, sur les trois derniers mois (de mars à mai), le nombre des créations d'entreprises a bondi (+91,2 %) par rapport aux mêmes mois de 2020, mais cela s'explique essentiellement par la chute des créations enregistrées pendant le premier confinement l'année dernière. Enfin, sur les douze derniers mois, le nombre d'entreprises créées a progressé de 31 %, porté par le régime des micro-entrepreneurs (+37,2 %), les sociétés (+27,3 %) et les entreprises individuelles (+4,9 %).

Les défaillances d'entreprises toujours en recul en mai, annonce la Banque de France

Selon la Banque de France, les défaillances d'entreprises en France ont continué de reculer sur un an à fin mai, mais le rythme du repli a ralenti par rapport à fin avril en raison « d'un effet de base ». Par rapport à mai 2020, troisième et dernier mois du tout premier confinement mis en place pour freiner l'épidémie de Covid-19, le nombre de défaillances d'entreprises sur un an a en effet diminué le mois dernier de 29,7 %, contre un recul de 34,6 % sur un an en avril. Cette diminution générale est toujours liée à l'assouplissement des obligations déclaratives des cessations de paiements et au fonctionnement des juridictions commerciales en raison de la crise sanitaire, ainsi qu'aux mesures de soutien aux entreprises, indique le communiqué de la Banque de France. Mais ce recul « n'indique pas une réduction du nombre d'entreprises en difficulté », avertit l'Institution. Dans le détail, la diminution du nombre de défaillances concerne tous les secteurs et toutes les catégories d'entreprises, à l'exception notable des grandes entreprises et de celles de taille intermédiaire (+7,7 % de défaillances enregistrées ces 12 derniers mois). La plupart des observateurs s'attendent à un rattrapage du nombre de défaillances d'entreprises une fois que les mesures d'aide auront été retirées par le gouvernement et que les tribunaux de commerce auront retrouvé un fonctionnement normal.

Bretagne : 1.304 chefs d'entreprise de la région ont perdu leur emploi en 2020

Selon la 5ème édition de l'Observatoire de l'emploi des entrepreneurs (association GSC/ société Altares), 1.304 dirigeants ont perdu leur emploi en 2020. Si la diminution est de 30,1 %, « ce territoire reste fortement impacté par le chômage des entrepreneurs », pointent les auteurs du document. Les départements du Finistère (397 dirigeants), d'Ille-et-Vilaine (357 dirigeants) et du Morbihan (356 dirigeants) représentent les trois quarts des pertes d'emploi de la région. Les Côtes-d'Armor enregistrent le plus fort recul avec 194 chefs d'entreprise qui ont perdu leur activité professionnelle en 2020 contre 352 en 2019 (-42,3 %). Les secteurs de la construction, du commerce et de l'hébergement, la restauration et les débits de boissons concentrent près de deux tiers des pertes d'emploi en Bretagne.

Malgré la crise, les jeunes se rêvent en entrepreneurs engagés

La crise n'a pas entamé l'envie d'entreprendre des étudiants et lycéens professionnels. Même s'ils jugent l'aventure difficile, près de la moitié des jeunes (42 %) envisagent de créer ou de reprendre une entreprise, selon la 7ème édition du baromètre bisannuel CIC - Moovjee. Ils seraient même prêts à passer à l'acte - pour 77 % d'entre eux - dès la sortie de leurs études. Les résultats du sondage montrent que les jeunes ont une vision positive de l'entrepreneur. Pour se lancer, 44 % des jeunes misent sur leur capacité de travail - contre 55 % en 2009 et 59 % en 2011. Ils mettent aussi en avant leur autonomie (38 %) et leur enthousiasme (37 %). A contrario, ils estiment que les moyens financiers (64 %) et l'expérience (49 %) leur font défaut. Ainsi, s'ils devaient bénéficier d'un dispositif de mentorat en début de parcours, ils en espèrent un accompagnement pratique et de terrain (35 %).

En 2020, le Covid a déstabilisé la lutte contre le travail dissimulé

D'après des chiffres publiés le 16 juin 2021, l'Union de recouvrement des cotisations de Sécurité sociale (Urssaf) a redressé 605,7 millions d'euros de cotisations en 2020, tous secteurs d'activité confondus, un résultat en recul de 15 % par rapport à l'exercice 2019. Ce décalage trouve son explication dans la nécessaire adaptation des services de l'État au contexte de crise sanitaire. En dépit des différents confinements, notamment celui du printemps dernier, l'Urssaf assure avoir engagé 25.194 procédures, avec des contrôles recentrés « sur les actions ciblées sur des situations à risque ». Ces dernières se sont élevées à 4.556, dont 89 % ont débouché sur un redressement de cotisations et de contributions sociales. « Parmi elles, les 100 redressements les plus importants totalisent 52 % des redressements globaux de cotisations et contributions sociales », précise l'Urssaf. Les équipes de l'Urssaf n'ont pas non plus chômé face à la fraude au détachement, dont le combat demeure « une priorité ». L'Administration souligne avoir engagé des actions ayant généré 33 millions d'euros de redressements. Autre front ouvert par la crise économique engendrée par la pandémie de Covid : la lutte contre la fraude à l'activité partielle. Mesure-phare des dispositifs d'aide mis en place par l'État pour soutenir les entreprises, celle-ci a aussi et inévitablement entraîné des dérives de la part de certains employeurs. Travaillant de concert avec la rue de Grenelle pour "optimiser les échanges d'informations et le ciblage des situations frauduleuses", l'Urssaf poursuit encore à l'heure actuelle ses contrôles contre les abus de chômage partiel.

Immobilier. « On assiste à une chute vertigineuse de la construction neuve »

Le volume de logements neufs en France recule. Même si les chiffres du début d´année sont encourageants (reprise des ventes, des autorisations à la construction), Alexandra François-Cuxac, présidente de la FPI, parle de « chiffres en trompe-l´oeil ». Elle ne constate aucun « rattrapage des ventes perdues en 2020 », année noire pour la construction (-25 % de logements neufs). Elle ajoute que « la faiblesse de l´offre pèse sur le volume des ventes ». Les promoteurs peinent à produire, notamment du logement collectif. Ils n´obtiennent pas les permis de construire, ni le foncier, à cause de la crise sanitaire et des échéances électorales. Ainsi, l´encours de logements proposés à la vente baisse toujours plus, mois après mois. Pour remédier à l´urgence, Jean Castex a nommé une commission dédiée, dont Nathalie Appéré, maire de Rennes, fera partie, et qui devra d´ici septembre « établir un diagnostic objectif des freins actuels à la construction de logements, et proposer au gouvernement des mesures à même de les lever. »