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Lettre d'information ACS du 12 juillet 2021

Publié le 15 juillet 2021

Le rebond de l'économie française plus important qu'anticipé au deuxième trimestre

Même si la Banque de France constate une augmentation des difficultés d'approvisionnement et de recrutement des entreprises, elle a revu à la hausse sa prévision de croissance de l'économie française au deuxième trimestre, à environ +1 %, contre +0,5 %, jugeant l'économie française plutôt résiliente face à une éventuelle quatrième vague de l'épidémie. « Le mois de juin est meilleur que ce qu'attendaient les entreprises », a indiqué Olivier Garnier, le directeur général de la banque centrale française. L'activité s'améliore dans la plupart des secteurs de l'industrie et progresse fortement dans les services marchands, avec un rebond très marqué dans l'hébergement et la restauration. L'activité du bâtiment reste également très bien orientée, malgré les tensions sur les approvisionnements.

Dette des entreprises : après la flambée de 2020, une accalmie est prévue cette année

D'après une étude menée par la société de gestion d'actifs Janus Henderson, l'endettement total des entreprises au niveau international ne devrait guère augmenter cette année. Si la dette totale des entreprises a bondi de 10,2 % en 2020, atteignant un niveau record de 13.500 milliards de dollars, elles n'ont « quasiment plus emprunté » au premier semestre 2021, indiquent les auteurs de l'étude. De janvier à juin, la dette totale a en effet grimpé de seulement 1 %. Dans le détail, les sociétés les plus endettées se trouvent en Amérique du Nord, tandis que l'Asie-Pacifique (hors Japon) se révèle être la zone du monde où les entreprises sont le moins endettées. La société Janus Henderson anticipe « une forte hausse des dépenses d'investissement, des versements de dividendes et des rachats d'actions au second semestre 2021 et par la suite ». Le gestionnaire note que la trésorerie des entreprises a augmenté en un an « deux fois plus vite que lors des cinq années précédentes », « atteignant un montant historiquement élevé de 5.200 milliards de dollars en 2020 », en raison des réductions de dépenses consenties pendant la crise.

Le bâtiment plombé par les défaillances d'entreprises au 2e trimestre 2021

D'après une étude du cabinet Altares, le bâtiment est le secteur d'activité qui a subi la plus forte augmentation de défaillances d'entreprises au 2ème trimestre 2021. Alors que le nombre total de procédures judiciaires a enregistré une hausse de +14,2 % au 2ème trimestre 2021 par rapport à la même période en 2020, le secteur du bâtiment a vu son nombre de procédures judicaires croître de +37 % (1.838 dossiers). Le gros-oeuvre est particulièrement impacté, subissant une envolée de 50 % des procédures (572 dossiers), surtout sur le segment des constructions de maisons individuelles, qui voit son nombre de dossiers exploser de 88 %. Le second-oeuvre et les travaux publics ne s'en sortent pas mieux, accusant une hausse respective de 30 % (774 défaillances) et de 24 % (82 procédures). Dans le cas du premier, ce sont les mauvais chiffres des segments de peinture-vitrerie (+47 %) et de travaux d'installations électriques (+66 %) qui grèvent la tendance. Globalement, la construction a vu le nombre de ses sauvegardes, redressements et liquidations judiciaires augmenter de 44,2 % entre le 2e trimestre 2020 et le 2e trimestre 2021, pour atteindre un taux de liquidations de 74,2 %. Si l'arrêt progressif des dispositifs d'aide mis en place par le Gouvernement pendant la crise du Covid ne semble pas constituer une menace pour la viabilité financière des acteurs économiques, la flambée des prix des matières premières pourrait par contre mettre sous tension la trésorerie des entreprises du bâtiment.

Covid-19 : un premier trimestre 2021 catastrophique pour les hôtels français

Les chiffres de l'Insee portant sur la fréquentation hôtelière du premier trimestre 2021 ne sont pas surprenants. Alors que l'épidémie reprenait du terrain dans l'Hexagone, menant au troisième confinement, les chambres sont restées désespérément vides et la fréquentation a plafonné « au tiers de son niveau habituel » (14,8 millions de nuitées). Au premier trimestre, six hôtels sur dix seulement étaient ouverts, en France métropolitaine, contre près de neuf sur dix (87 %) un an plus tôt, à la même époque. En outre, le taux d'occupation des établissements ouverts est resté faible, à 32 % seulement, contre 55 % début 2018 et 2019 et un peu plus de 40 % en 2020. Dans le détail, le constat diffère selon les régions. Boudée par les visiteurs étrangers et la clientèle d'affaires, l'Île-de-France est sinistrée, avec une fréquentation en baisse de 81 %. Les métropoles de province ont aussi souffert, de même que les « hôtels situés dans les stations de ski ». Les hôteliers comptent désormais sur l'été 2021 pour renflouer des caisses dans un triste état.

6 100 emplois créés en Bretagne

Au cours du premier trimestre 2021, indique l'Insee, un total de 6 100 emplois ont été créés en Bretagne, un chiffre en hausse de 0,5 %. Les créations d'entreprise ont augmenté de 1 % sur la même période. Avec un taux de chômage de 6,6 %, la Bretagne demeure la région qui compte le moins d´actifs en recherche d´emploi en France. Le secteur intérim progresse, mais reste en deçà de son niveau de fin 2019. Le marché des constructions neuves est très dynamique (+2,5 %, contre -0,4 % pour la moyenne nationale). Les mises en chantier de logements neufs sont en hausse de 6,6 % dans la région, contre +3,6 % pour la France entière.

Réseau Entreprendre Bretagne publie son Observatoire

A l'occasion de son assemblée générale annuelle, Réseau Entreprendre Bretagne a présenté la 4ème édition de son Observatoire sur la base du panel d'entreprises lauréates de l'Association depuis 2003 (600 entreprises). Plusieurs tendances et enseignements peuvent être observés : 14 emplois créés en moyenne par entreprise lauréate, 30 % des entreprises lauréates tournées vers l'International, 85 % de pérennité à 4-5 ans, 1.868 millions d'euros de chiffre d'affaires moyen par entreprise lauréate, 67 % de créations-33 % de reprises... En 2020, l'association a accordé 1,2 million d'euros de prêts à 60 lauréats. En 2019, ils étaient au nombre de 67.

Commerce international. Les entreprises bretonnes freinées par la crise, hormis le secteur agroalimentaire

A l'occasion de l'« Open de l'international » qui s'est déroulé le 5 juillet dernier, CCI Bretagne et Bretagne Commerce International ont publié la 4ème édition des « Entreprises bretonnes à l'international ». Si la crise sanitaire a impacté les flux commerciaux avec la Bretagne (importations en baisse de 9 % par rapport à 2019 et exportations en baisse de 11 %), le secteur agroalimentaire a su tirer son épingle du jeu (taux d'évolution moyen d'exportation de +1,6 % en 2020). « Un socle de plus en plus large d'entreprises exportatrices, gage d'une solide capacité en Bretagne à l'exportation » est par ailleurs observé par l'Observatoire. L'enquête montre enfin que les chefs d'entreprise interrogés sont plutôt confiants pour les 12 prochains mois : 50 % d'entre eux envisagent une hausse de leurs exportations, alors qu'un dirigeant sur 5 entrevoit à l'inverse une baisse. Les tendances sont semblables pour les importations, même si la part des projets de hausse des achats à l'étranger est moins élevée (41 %).