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Lettre d'information Agricole du 16 avril 2018

Publié le 17 avril 2018

L'excédent agroalimentaire français se redresse en février 2018 

D'après une note Agreste, l'excédent des échanges agroalimentaires français a atteint 674 millions d'euros en février 2018, marquant une hausse de 378 millions d'euros par rapport à février 2017. Dans le détail, le solde des échanges de produits agricoles bruts, à 183 millions d'euros, s'affiche en excédent pour le deuxième mois consécutif (+285 millions d'euros par rapport à février 2017). L'excédent des échanges de produits transformés atteint pour sa part 491 millions d'euros en février 2018 (soit +91 millions d'euros sur un an).

Bruxelles veut bannir certaines pratiques commerciales 

Le 12 avril, la Commission européenne a annoncé une série de propositions visant à interdire les pratiques commerciales déloyales « les plus dommageables dans la chaîne d'approvisionnement alimentaire », de façon à « garantir des conditions plus équitables pour les agriculteurs et les petites et moyennes entreprises de l'agroalimentaire ». Plusieurs pratiques sont à proscrire d'après Bruxelles : les paiements tardifs et, concernant des denrées alimentaires périssables, les annulations de commande en dernière minute, les modifications unilatérales ou rétroactives des contrats et le fait d'obliger le fournisseur à rembourser les produits gaspillés. D'autres pratiques sont également pointées du doigt mais devraient être autorisées qu'à la condition d'avoir été convenues en des termes clairs et univoques entre les parties » : le renvoi au fournisseur, par l'acheteur, des denrées alimentaires invendues, le fait qu'un fournisseur doive verser une avance à l'acheteur pour obtenir ou maintenir un accord d'approvisionnement portant sur des denrées alimentaires ou « le financement, par le fournisseur, de la promotion ou de la commercialisation des produits alimentaires vendus par l'acheteur ».

Lancement de la concertation sur le Programme Ambition Bio 2022

Stéphane Travert a confirmé l'objectif gouvernemental de 15% de surface agricole utile en agriculture biologique ou en cours de conversion à horizon 2022. Cette ambition mobilisera 1,1 milliard d'euros de crédits sur la période 2018-2022, contre 0,7 milliard d'euros sur la période précédente (2013-2017), soit une augmentation de +62%. Le nouveau programme gouvernemental Ambition Bio 2022 permettra d'accompagner ce changement d'échelle des productions biologiques sur la période 2018-2022 en impulsant une stratégie nationale et en donnant de la visibilité aux acteurs économiques et aux consommateurs. L'ambition du gouvernement est de développer une production et une transformation biologiques innovantes et performantes capables de répondre à la demande forte des consommateurs et aux attentes sociétales en matière d'environnement et de bien-être animal. La concertation sur le nouveau programme sera lancée prochainement dans le cadre du comité de pilotage Ambition Bio. La présentation du programme Ambition Bio 2022 aura lieu à l'occasion du printemps de la bio, au cours de la première quinzaine du mois de juin.

Une convention signée pour le foncier conchylicole en Bretagne 

Souhaitant préserver les terrains conchylicoles et assurer les transmissions, la Région Bretagne, les comités régionaux de conchyliculture de Bretagne Nord et de Bretagne Sud ainsi que la SAFER (Société d'aménagement foncier et d'établissement rural), ont signé une convention commune de soutien à la profession le 12 avril. Si chaque année, entre 7 et 15 transmissions-installations se concrétisent en Bretagne, celles-ci craignent pour la pérennité de leurs espaces dédiés aux élevages en raison d'une pression environnementale forte sur le littoral. Pour fonctionner, une concession conchylicole doit en effet disposer d'un espace à terre avec accès direct à la mer.

58% des éleveurs coopérateurs ont confiance dans leur laiterie 

Selon une enquête diligentée par Coop de France Métiers du lait, 58% des éleveurs laitiers coopérateurs interrogés ont confiance dans leur laiterie. Damien Lacombe, président de Coop de France Métiers du lait, souligne que la confiance demeure «majoritaire» bien que la mission de la fédération soit «de faire monter cet indicateur». L'enquête montre également que 67% des 301 éleveurs interrogés sont personnellement attachés au système coopératif et que 64% sont satisfaits du relationnel établi. De plus, il ressort que la hausse du revenu est, de loin, la première amélioration attendue des coopératives.

Lait : les stocks européens pèsent sur les prix 

À qui la faute si le prix du lait en février et mars 2018 ne dépasse pas son niveau de 2017 ? À la Commission et à ses stocks de poudre de lait écrémée, à en croire le communiqué diffusé ce 10 avril 2018 par les industriels laitiers français privés (Fnil). « En ce printemps 2018, la cotation de la poudre de lait écrémé vient de passer en dessous de 1.300 euros/t, en baisse de plus de 400 euros/t en un an, souligne la Fnil. Ce niveau de prix extrêmement bas fait plonger la valorisation du lait sur l'ensemble du marché laitier européen. » Il faut «écouler le stock public de poudre de lait écrémé dans les délais les plus rapides possible ». - Le 11/04/18, d'après La France Agricole

Viande porcine : solde du commerce extérieur déficitaire en janvier 2018 

Selon une note d'Infos du Ministère de l'Agriculture, après quatre mois d'excédent, le solde du commerce extérieur de la viande porcine est déficitaire en janvier 2018 (-3.475 tec), en particulier avec l'Espagne (-25.000 tec). « Le début de l'année 2018 enregistre des niveaux d'abattage similaires en têtes à la moyenne quinquennale. Le poids des carcasses tend néanmoins à baisser depuis décembre. En février 2018, les abattages de porcs ont augmenté de 1,5% en têtes et 2,4% en volumes, par rapport au faible niveau de février 2017. » Concernant les exportations de viandes porcines, en janvier 2018, elles sont en hausse de 9,8% en glissement annuel (repli de 3,4% par rapport à la moyenne quinquennale). Alors que les ventes vers l'Italie et la plupart des pays asiatiques s'intensifient, celles vers la Chine sont en repli de 30 %. Les importations de viande porcine augmentent également tant en glissement annuel (+10,7%) que par rapport à la moyenne quinquennale (+2,1%).

Les achats de viandes de boucherie ont reculé de 3,9% en 2017 

Selon une étude Agreste publiée par le service de statistiques du ministère de l'agriculture, les achats en volume de viandes de boucherie fraîche, hors élaborés, ont poursuivi leur baisse en 2017 : -3,9% après -3,3% en 2016. Concernant toutes les espèces de viande, ce repli s'inscrit dans un contexte de hausse des prix d'achat (+1,3% en 2017) et de modification des habitudes alimentaires. Dans le détail, les achats de viande de porc sont en recul de -4,9%, ceux de boeuf de -2,7%, ceux de viande fraîche de veau de -3,3% et enfin ceux de viande fraîche d'agneau de -4,4%. Agreste note en revanche une hausse modérée de 0,8% pour la viande hachée et une progression plus forte (+3,5%) pour les saucisses fraîches à cuire. Du côté de la viande de volaille fraîche, les achats sont également en baisse (-0,4%).