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Lettre d'information ACS du 16 avril 2018

Publié le 17 avril 2018

Coût du travail en Europe : des écarts béants 

Facteur de compétitivité, le coût du travail enregistre des écarts importants entre l'Ouest et l'Est de l'Union Européenne, d'après une étude d'Eurostat. Les coûts horaires de la main d'oeuvre allaient ainsi de 4,90 euros en Bulgarie à 42,50 euros au Danemark. La France prend la cinquième position des pays les plus chers. L'Hexagone est également le pays où la part des coûts non salariaux est la plus élevée (32,8%). A l'inverse, Malte est le pays où cette part est la moins élevée (6,7%). La moyenne de l'UE est de 24%. Mais les écarts de rémunération diminuent depuis 10 ans. Confrontée à d'importantes pénuries d'emplois, l'Europe de l'Est relève les salaires afin de faire revenir les travailleurs partis à la recherche de postes mieux rémunérés.

Intéressement : Macron annonce la fin du forfait social pour les entreprises de moins de 250 salariés 

Jeudi 12 avril, Emmanuel Macron a annoncé que les entreprises de moins de 250 salariés ayant un accord de désintéressement ne seront plus assujetties au forfait social à partir du 1er janvier 2019. Cette mesure sera inscrite au projet de loi Pacte qui devrait être présenté en mai par Bruno Le Maire. Le coût total de cette décision est de 440 millions d'euros. Le gouvernement devrait le financer en supprimant certaines aides aux entreprises. Le gouvernement veut également inviter les branches professionnelles à mettre en place des accords types qui pourront être transposés dans les PME afin d'inciter les plus petites entreprises à recourir à l'intéressement.

L'adossement du RSI à la Sécu critiqué par les indépendants 

Trois mois après l'adossement du RSI à la Sécurité sociale, un sondage mené par le Syndicat des indépendants (SDI) révèle que les dysfonctionnements sont toujours présents. Ainsi, 47% des travailleurs non-salariés disent toujours rencontrer des problèmes dont la réception de courriers contradictoires (32,72%), des erreurs de calcul de cotisations (31,43%) et des retards dans l'appel de cotisations (15,63%). Plus de 63% des indépendants déclarent qu'il est difficile d'entrer en contact avec la Sécurité sociale des Indépendants (SSI). Mais ce pourcentage est en baisse de 13 points par rapport à l'an dernier. Alors que 82% des indépendants ne portaient aucune vision positive sur le RSI en janvier 2017, ils ne sont plus que 23% à l'heure actuelle.

Bretagne : un taux de chômage de 7,4% au 4ème trimestre 2017 

D'après l'Insee, le taux de chômage en Bretagne a atteint au cours du 4ème trimestre de 2017 son niveau le plus faible depuis 2011 : 7,4% (contre 8,6% un an auparavant). La Bretagne a ainsi bénéficié d'une hausse de 0,5% du nombre de ses emplois (1/3 des postes créés le sont sous le statut d'intérim). Dans le détail, 1.000 emplois ont été créés dans le bâtiment au cours du 4ème trimestre 2017, et 1.000 postes supplémentaires ont également été enregistrés dans les services marchands hors intérim.

Fonds Breizh Up : 2,5 millions d'euros investis depuis 2015 pour les entreprises innovantes 

Ciblant les jeunes entreprises innovantes dont le siège est en Bretagne, le fonds régional Breizh Up a déjà investi 2,5 millions d'euros depuis sa création en 2015. Au service de la stratégie régionale de développement économique - la Glaz économie -, ce fonds finance des projets de création ou de croissance d'entreprises innovantes en renforçant leurs capitaux propres. Il apporte notamment son financement à des projets d'une certaine envergure (levée de fonds de 200 000 à 750 000 euros). Parmi les domaines d'innovation stratégiques des projets soutenus, le numérique est le plus représenté, suivi par les technologies de pointe et l'environnement. En 2018, un travail de promotion du dispositif sera mené en direction des secteurs de la chaîne alimentaire durable et des activités maritimes. Dotée par la Région d'un capital de 10 millions d'euros (avec le soutien de fonds européens pour 8 millions d'euros), Breizh Up intervient exclusivement en co-investissement avec des partenaires labellisés, qui partagent risques et retour sur investissement. L'investissement se fait de manière minoritaire dans la société, s'inscrit dans une logique de long terme et peut prendre des formes diversifiées : actions, obligations, avances en compte bloqué, prêts participatifs…

Les défaillances d'entreprises du bâtiment continuent de diminuer en janvier 2018 

Poursuivant la tendance initiée depuis plusieurs mois, le nombre de défaillances d'entreprises du secteur de la construction s'affiche une nouvelle fois à la baisse en janvier 2018, indique la Banque de France. Ainsi, à fin janvier 2018, 12.036 entreprises du bâtiment avaient mis la clef sous la porte sur les douze derniers mois, soit une baisse de 11,2% par rapport à l'année dernière (13.560). Concernant le dernier trimestre (nov-janv), les chiffres sont également bien orientés : -6% par rapport au trimestre précédent. Les perspectives semblent également bonnes pour le mois prochain puisque la Banque de France a prévu une chute des défaillances de 11% sur douze mois en février 2018.

Les artisans-commerçants ne veulent pas collecter l'impôt à la place de l'État 

L'Union des entreprises de proximité (U2P) vient de lancer une campagne pour dénoncer les conditions de mise en place du prélèvement à la source. Pour l'organisation, les chefs d'entreprise n'ont pas à se substituer à l'État pour collecter l'impôt et encore moins à supporter le coût financier de cette mesure. Le prélèvement à la source pourrait, en effet, coûter un milliard d'euros à l'ensemble de l'économie de proximité en 2019, puis 500 millions chaque année suivante. L'U2P réclame par conséquent la simplification de sa mise en application, des compensations financières et une protection juridique efficace. Une pétition a été mise en ligne sur le site de l'U2P et sur change.org.