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Lettre d'information Agricole du 30 avril 2018

Publié le 02 mai 2018

Les exportations européennes ont augmenté en février 

D’après le dernier rapport mensuel sur le commerce établi par la Commission européenne, la balance commerciale de l'UE a atteint un excédent de 1,7 milliard d'euros en février 2018 pour les produits agroalimentaires, contre un excédent de 1,3 milliard d'euros en février 2017. Par secteur, les plus fortes croissances des exportations ont été réalisées dans le sucre, le vin et l'alimentation infantile. Au regard des 12 derniers mois, les exportations agroalimentaires de l'UE ont atteint 138 milliards d'euros, marquant une augmentation de 4,1%. 

L'UE et le Mexique s'entendent sur un nouveau traité de libre-échange 

Le 21 avril, l'Union européenne et le Mexique ont annoncé avoir conclu « un accord de principe » pour moderniser le traité de libre-échange qui régit leurs relations commerciales depuis 2000. Si « des questions techniques » restent à résoudre, une finalisation du traité est attendue « d'ici à la fin de l'année ». L'accord se traduit par une franchise de droits pour « pratiquement tous les échanges de marchandises entre l'UE et le Mexique (...), y compris dans le secteur agricole ». Promettant un accès facilité au marché mexicain pour le lait en poudre, les fromages, chocolat, pâtes ou le porc produit en Europe, il va aussi protéger 340 appellations du Vieux-continent dans le secteur alimentaire et celui des boissons. 

L'Afnor retire sa norme alimentaire halal

Etablie l’an dernier en France à titre expérimental, la norme alimentaire halal pour les produits alimentaires transformés, a été retirée le 19 avril du catalogue de l'Afnor. Aucune justification ni explication n'a été apportée à la décision. 

Végétal : les appellations propres à l'univers de la viande bientôt interdites 

Après l'interdiction d'utiliser les appellations propres aux produits laitiers prononcée en juin 2017, les industriels du végétal vont devoir une nouvelle fois faire évoluer la dénomination de leurs produits. Un amendement leur interdisant d'utiliser les noms propres à l'univers de la viande a en effet été adopté le jeudi 19 avril 2018. D’après Jean-Baptiste Moreau, le député LREM à l’origine de cet amendement, l’objectif est de mieux informer le consommateur sur son alimentation. Les termes de fromage ou de steak seront ainsi réservés aux produits d'origine animale. 

Europe : prix du lait, l'érosion continue 

Le prix du lait moyen payé aux producteurs européens recule pour le troisième mois consécutif. Il s'établit à 344,60 €/t en février 2018. Les éleveurs néo-zélandais et nord-américains subissent le même sort. Bruxelles prévoyait un repli du prix du lait de 1,5 % pour février 2018. C'est finalement le double. Avec un recul de 10,50 €/t par rapport au mois de janvier, la paie de lait des producteurs européens (Union européenne à 28) marque le pas de 3 % en moyenne sur un mois. Pour mars 2018, la Commission anticipe un prix moyen payé aux producteurs de 339,40 €/t. 

Un peu moins de boeuf en 2018 

Selon les prévisions de l’Institut de l’élevage, la production française de viande bovine devrait baisser de 1% à 1,42 million de tonnes équivalent carcasse en 2018 (après -2% en 2017). Les volumes de femelles seront stables à environ 806 000 téc mais il y aura moins de jeunes bovins et de taureaux (-2%). La production de veau devrait en outre reculer de 2% en nombre de têtes et de 1% en volume. Déjà faible, la production française de boeufs (mâles castrés) devrait accuser le plus fort repli : - 4%. Quant à la consommation de viande bovine, sans surprise, l'Institut de l'élevage ne peut que pronostiquer une probable nouvelle baisse : « Après un recul de 2% en 2017, la consommation française calculée par bilan devrait poursuivre sa baisse en 2018. L'évolution des modes de consommation ainsi que les messages négatifs à l'encontre de l'élevage conduisent à une réduction des fréquences d'achat et des volumes consommés. » 

La RHD réceptive au poulet français 

Selon le Comité interprofessionnel du poulet de chair (CIPC), les efforts de reconquête de la RHD commencent à se faire sentir. Si les chiffres du CIPC font état d'une baisse des mises en place de 7,3% en janvier 2018 par rapport à janvier 2017, cela ne concerne que les poulets standards et certifiés et masquerait la croissance des mises en place pour le poulet lourd, adapté au marché de la RHD et pour lequel « l'intérêt s'accroîtrait ». Du côté de la consommation à domicile, les relevés FranceAgriMer-Kantar Worldpanel font état d'une hausse de 1,2% des achats des ménages en cumul annuel au 18 mars par rapport à la même période de 2017, dont une hausse de 5% pour les découpes qui cache une baisse de 8,1% pour le poulet prêt à cuire. La filière française ne profite qu'en partie de la croissance de la demande. Les importations progressent encore, surtout en provenance d'Europe?; +1.500 tonnes en janvier par rapport à janvier 2017, selon le CIPC. À noter toutefois, une reprise des exportations françaises vers l'Europe (+2.000 tonnes en janvier et +800 tonnes en 2017). 

14,93 milliards d'oeufs produits en France en 2017 

14,93 milliards, c'est le nombre d'oeufs intensifs (cage et alternatif) estimé produits en 2017, en hausse de 4,3% par rapport à 2016. Encore une année record depuis la mise aux normes bien-être. Mais avec une baisse annuelle des mises en place de poulettes (-3.4%), le modèle SSP-Itavi-CNPO prévoit une baisse de 3,2% pour ce mois d'avril (par rapport à avril 2017), qui devrait se poursuivre.