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Lettre d'information Agricole du 22 mai 2018

Publié le 22 mai 2018

La France importe moins, le solde agroalimentaire progresse 

En mars 2018, l'excédent des échanges agroalimentaires français a atteint 715 millions d'euros, en hausse de 149 millions d'euros par rapport à mars 2017, sous l'effet de la baisse de 200 millions d'euros des importations sur un an qui compense celle des exportations. Le solde des échanges de produits agricoles bruts, à 150 millions d'euros, est excédentaire pour le 3ème mois consécutif. L'excédent commercial en produits transformés augmente de 38 millions d'euros sur un an et atteint 565 millions d'euros. Les ventes de produits issus de première transformation de céréales diminuent de 36 millions d'euros, quand celles de produits alimentaires baissent de 34 millions d'euros. 

La Région des Pays de la Loire crée un Observatoire des produits agricoles 

La Région des Pays de la Loire a annoncé la création d'un OBSIQO. Il s'agit d'un observatoire des produits sous signe officiel de qualité et d'origine. Il va apporter aux agriculteurs des indicateurs mais aussi les aider dans le pilotage de leurs exploitations et mettre en exergue l'origine des produits commercialisés. Cet observatoire va compléter les 102 labels rouges de la Région des Pays de la Loire, mais aussi les 26 AOP et les 22 IGP. 

Transition numérique : des fonds pour les IAA de l'ouest

Du 1er mars au 30 octobre 2018, Opcalim Bretagne et Pays de la Loire mobilisent 1,9 millions d'euros pour accompagner les entreprises du secteur alimentaire impactées par les mutations liées à la transition numérique et économique. Les deux organismes encouragent les IAA, coopératives agricoles et distributeurs à s'inscrire dès maintenant à ce dispositif exceptionnel. Concrètement il permettra la prise en charge des salaires à hauteur de 13 euros/h et la prise en charge de 70% des coûts pédagogiques pour une action d'une durée minimale de 3,5 heures. La priorité est donnée aux PME de moins de 250 salariés pour financer des formations du type « s'engager dans les nouveaux modes de production » ou encore « développer sa clientèle grâce à internet et au web ». 

La consommation de lait patine toujours 

La filière laitière est en train d'élaborer une quinzaine d'indicateurs socle pour une évaluation du bien-être animal dans les élevages ; une démarche construite en cohérence entre la filière laitière et Interbev. Cette démarche vise à mieux valoriser les savoir-faire de la filière, à mesurer les progrès accomplis et à apporter des réponses aux consommateurs. L'enjeu est aussi d'asseoir une position collective au niveau national et international. Ces indicateurs ont été élaborés au sein d'un groupe interprofessionnel pour garantir le partage des valeurs entre tous les maillons de la filière. Ils répondent aux principes définis par l'OIE. Ils seront notamment centrés sur l'animal, présenteront un intérêt technico-économique et devront être facilement observables et mesurables. Ils seront mis à l'épreuve du terrain avant leur adoption. 

Bien-être animal : des indicateurs objectifs partagés par tous 

La filière laitière est en train d'élaborer une quinzaine d'indicateurs socle pour une évaluation du bien-être animal dans les élevages ; une démarche construite en cohérence entre la filière laitière et Interbev. Cette démarche vise à mieux valoriser les savoir-faire de la filière, à mesurer les progrès accomplis et à apporter des réponses aux consommateurs. L'enjeu est aussi d'asseoir une position collective au niveau national et international. Ces indicateurs ont été élaborés au sein d'un groupe interprofessionnel pour garantir le partage des valeurs entre tous les maillons de la filière. Ils répondent aux principes définis par l'OIE. Ils seront notamment centrés sur l'animal, présenteront un intérêt technico-économique et devront être facilement observables et mesurables. Ils seront mis à l'épreuve du terrain avant leur adoption. 

Appel à projets de filières courtes dans la viande 

L'Anact (Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail) lance un appel à projets visant à développer des circuits de proximité de viande de boucherie et ainsi « contribuer à une meilleure maîtrise des enjeux de travail et des conditions de travail ». Soutenue par le Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, cette démarche permettra aux candidats sélectionnés de bénéficier de deux journées d'échanges et conseils opérationnels. Les dossiers de candidature doivent être envoyés avant le 29 juin. 

La viande de boeuf française bientôt vendue en Chine 

D'après Marc Feunteun, le président de l'association France Viande Export, la France devrait bientôt pouvoir exporter de la viande de boeuf vers la Chine. Si le gouvernement chinois a déjà accepté le principe des importations de boeuf français, Pékin doit encore certifier les usines de transformation avant que la viande puisse être expédiée. Selon Marc Feunteun, les premiers conteneurs à destination de la Chine devraient être livrés en août. La Chine a importé près de 700.000 tonnes de viande bovine en 2017 pour une valeur de près de 3 milliards d'euros, ce qui représente une hausse en volume de 20% par rapport à l'année précédente. L'accès au marché chinois arrive donc à point nommé pour la France dans la mesure où la demande de viande bovine sur le marché français est en baisse.

Le commerce extérieur de viandes porcines porté par l'export intra UE 

Pour ce début d'année 2018, le commerce extérieur porc est marqué par la poursuite du repli des exportations vers la Chine (-14,8%) sur les deux premiers mois de 2018. Ce repli s'accompagne d'une sévère baisse des prix de vente vers ce pays où le cours intérieur du porc s'est très sensiblement orienté à la baisse depuis plusieurs semaines. La progression des expéditions françaises vers les pays de l'Union (Italie : +43%, Espagne : +12,7%, Pays-Bas : +18,6%, Allemagne : + 24%) a néanmoins permis aux exportations (toutes destinations) de progresser de +10%. Les importations françaises de viandes porcines demeurent stables (+1%), avec toujours une progression de nos approvisionnements en provenance d'Espagne (+1.7%), d'Allemagne (+2.2%), Pays-Bas (+42,7%) et Danemark (+26,8%).